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Carelle Laetitia

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LES COLLOBARATRICES DE BOLLORE TRANSPORT & LOGISTICS COTE D’IVOIRE ENGAGÉES DANS LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU SEIN

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Octobre rose est une campagne annuelle de communication destinée à sensibiliser au dépistage du cancer du sein . Organisée chaque mois d’octobre, elle a pour but d’accroître la sensibilisation à la maladie et de recueillir des fonds pour la recherche. Elle a été instaurée en 1985. En Côte d’Ivoire, le cancer du sein est la première cause de mortalité féminine. En effet, chaque année ce sont plus de 2.248 nouveaux cas qui sont découverts, avec 54% de mortalité et dans 80% des cas il est découvert malheureusement trop tard (ces chiffres sont du ministre ivoirien de la santé). On estime à 1 223 le nombre de femmes qui en décèdent annuellement dans notre pays. C’est donc l’objectif de lutter contre cette maladie qu’ont été instaurées les Journées de Mobilisation des Médias contre le Cancer du sein (JMMC) en mobilisant les professionnels des médias et les entreprises autour de la lutte contre le cancer du sein. Une initiative de l’ONG Echo Médias.

Cette année, la 3e édition des JMMC a été rendue possible grâce à des sponsors de grande facture tels que Bolloré Transport & Logistics qui a accepté d’accompagner l’événement ce samedi 12 Octobre 2019 à l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication de Cocody.

Il convient de rappeler que la lutte contre le cancer du sein est une cause chère au cœur de ce grand groupe dont le personnel féminin est estimé à 40% de son effectif total. Selon Asta-Rosa CISSE, Directrice Générale de Abidjan Terminal, son groupe a déjà mené des actions pour récolter des fonds afin de soutenir des initiatives. Aujourd’hui, cet engagement se porte à un autre niveau, celui de s’impliquer dans des campagnes de sensibilisation. Cette démarche vise à favoriser un dépistage régulier chez les femmes dans l’optique de faire reculer la mortalité liée à cette maladie. Car, vite dépisté, on en guéri.

C’est un engagement de l’entreprise de s’associer aux initiatives destinées à freiner la progression de la maladie. En tant qu’acteur social de premier plan, Bolloré Transport et Logistics a reçu une distinction des mains du Vice-Président de la République. Une reconnaissance à leur engagement sociétale aux questions touchant à la jeunesse et à l’action humanitaire.

L’occasion a été donné aux collaboratrice de l’entreprises de se faire dépister et d’en apprendre encore plus sur le fléau en vue de la combattre efficacement.

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Droits sexuels des jeunes, état des lieux d’une réalité occultée

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Si avoir un enfant est pour certain.e.s le bonheur le plus absolu, pour d’autres par contre, c’est le début du cauchemar, la descente aux enfers, l’enfant trop tôt/trop tard ou celui de trop. Et pourtant la honte, la gêne et l’inconfort que peut engendrer une grossesse indésirée peuvent être évités grâce à la planification familiale et aux méthodes de contraception. Mais il existe en Côte d’Ivoire des difficultés liées à l’accès tant à la planification familiale qu’aux méthodes de contraception. Le sexe et l’éducation sexuelle restent tabous, ce qui entraîne un manque d’informations à ce niveau pour les jeunes et les adolescents surtout. Trop souvent hélas,le personnel de santé peine à se départir de ses considérations socio culturelles, ce qui évidemment éloigne les (jeunes) demandeurs. Même s’il existe des prestataires plus professionnels et consciencieux . Un fait est par ailleurs indéniable, les femmes et les filles restent les victimes directes du fait que dans notre pays une vraie politique de Santé sexuelle et reproductive n’existe pas.

Tant que l’éducation sexuelle restera un tabou…

La famille est la première cellule de la société, c’est le premier lieu de socialisation de l’individu, mais c’est aussi celui où bien malheureusement l’éducation sexuelle est tue. Le résultat est bien visible les jeunes et les adolescents sont les plus touchés par le phénomène des grossesses précoces et des infections sexuellement transmissibles. Il est difficile pour un jeune homme ou une jeune fille de faire face à des pulsions quand il n’a personne à qui se confier.

Les prestataires de santé, alliés/ennemis des jeunes.

Grâce à la formation (en droit de la santé sexuelle et reproductive) que nous a dispensée Engenderhealth, nous avons pu effectuer la visite de centres de santé qui traitent de ces questions. Il s’agissait du Médico scolaire de Marcory (quartier d’Abidjan), de la PMI de Marcory et de la clinique de l’AIBEF (Association Ivoirienne pour le Bien être familial). Et le constat est le même partout. Les jeunes sont très rapidement sexuellement actifs (10 ans , 12 ans; la moyenne du premier rapport est 15 ans);et se rendent (pour ceux qui ont l’information) dans ces endroits pour pouvoir se prémunir de tout ce qui les mettra à l’abri de mauvaises surprises. Bien souvent à l’insu de leurs parents.

De ce fait l’accueil qui leur est réservé est déterminant. S’ils sont pris en charge dans le respect de leurs droits, c’est un atout majeur. Ils reviennent et bénéficient de conseils avisés. Mais s’ils sont refoulés, c’est à juste titre qu’ils mèneront leurs vies sexuelles dans l’ignorance nonobstant les risques.

Les femmes et les filles 1 ères victimes d’une politique insuffisante en matière de santé sexuelle et reproductive en Côte d’Ivoire

En côte d’Ivoire, il n’existe pas de lois écrite par elle sur les Droits sexuels et reproductifs. Il faut pour pouvoir répondre efficacement aux besoins de planifications familiales de la population que l’Etat puisse y octroyer une ligne budgétaire sécurisée par une destination budgétaire. Car la mortalité maternelle reste très élevée chez les femmes, particulièrement chez les adolescentes. En outre plus de 60% des filles en Côte d’Ivoire ont eu recours à un avortement surement clandestin et donc à risques. Par rapport aux hommes, elles sont plus infectées par le VIH/Sida et les IST.

Les femmes et les filles sont tributaires des pesanteurs du genre qui les exposent de plus en plus tôt à des comportements sexuels à risques. Elles en paient le lourd tribu. Se trouvent déscolarisées, stigmatisées ou même en meurent .

Aujourd’hui, il faut que l’on s’engage vraiment à amplifier les voix des femmes et des filles ivoiriennes pour une meilleure santé sexuelle et reproductive. Il faut que l’on puisse promouvoir et défendre leurs droits de disposer d’elles mêmes pour une meilleure marche de notre société.

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Emilie «LA CAPOTE S’EST CASSÉE»!!!!…

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C’est l’histoire de 3 filles un peu délurées qui se mettent à chercher la solution qui sauvera l’une d’entre elles. Carelle qui a toujours l’art des se mettre dans des sales draps mobilise Emilie “la consciencieuse” et Mariam miss ”qui gère” pour une alerte Capote cassée. Mais tout ne se passe pas forcément comme prévu.

-C: Emilie la Capote s’est cassée

-E: Maais quelle Capote, mais de quoi tu parles?

-C: Euuh tu te rappelles du gars de la dernière fois? Enfin tu vois le joli là, bon la capote s’est cassée tu me comprends.

-E: Et je suppose que tu as un retard voila pourquoi tu me parles maintenant d’une histoire qui date d’au moins un moi. On t’a dit c’est la PMI mon numéro?

-C: Aahi Emie toi tu es comme ça. Pardon faut voir si tu as une solution au cas où.

-E: Au cas où quoii? Tu pouvais pas prendre une pilule du lendemain? EEh moi je fais pas avortement hin.

-Pilule du lendemain ça prend plus avec moi mamie j’ai trop pris…

Vous l’aurez compris, Carelle pense être enceinte suite à un incident advenu avec le préservatif. Pour elle ce serait une grossesse indésirée et il n’est pas question de garder ce Bébé. Emilie n’est pas vraiment de son avis. Et elles savent que la seule personne qui peut aider c’est Mariam. Mariam c’est la fille qui peut te sortir de toutes sortes de galère.

-M: Tu as fait le test? Tu as l’argent pour enlever?

-C: Il est positif… Non j’ai pas beaucoup d’argent. Juste le reste de ce que mon papa m’a envoyée.

-M: Alors ne t’inquiètes pas pour ma cousine on est allé chez une femme au marché . Elle va te donner quelque chose à boire et des comprimés que tu prendras sur 3 jours. Quand tu vas commencer à saigner c’est que c’est bon. Comme tu n’as pas beaucoup d’argent. Sinon on allait partir voir mon tonton à l’hôpital.

-C: Hoummm Mariam faut pas me tuer deh…

-M: Non ce n’est rien la tantie la elle a enlevé les bébés de tout le monde au quartier ici.

Comme convenu, Carelle s’appliqua à suivre les indications de la dame du marché. Seulement les saignements ne s’arrêtaient pas et au bout d’une semaine sa pâleur devint inquiétante. Mais il n’était pas question qu’elle en parle à ses parents. Et Mariam était catégorique ”c’est normal”. Un jour pourtant, trop faible qu’elle était, elle perdit connaissance, s’évanouit et dut la vie à sa voisine de chambre à l’université qui alerta tout le monde pour la transporter à l’infirmerie.

Le diagnostic fut celui ci, elle était en train de développer une septicémie due au fait que les comprimés étaient trop forts en plus associés à un breuvage dont on ne connait pas la composition exacte. En plus il a fallu qu’elle prenne d’autres médicaments pour faire tomber le caillot de sang qui se formait en elle.

Le caractère clandestin de l’avortement en favorise les risques. Des risques que sont prêtes à prendre des femmes et des jeunes filles. L’ancien et le nouveau code pénal en font une infraction sévèrement punie. Ce qui ne décourage pas les candidates et potentielles candidates et surtout les cliniques qui la pratiquent. Le pire reste encore outre les conditions parfois insalubres, la médication traditionnelle difficile à contrôler. La stérilité reste une des conséquences fréquente d’une mauvaise IVG. La maitrise de la contraception reste une alternative efficace.

Attention surtout à ne pas casser la Capote!!!!

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DroitPolitiqueSociete

Le nouveau Code de procédure pénal, une arme contre les violences faites aux femmes

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De 2002 à 2010, la crise militaro-politique et celle post électorale qu’a connu la Côte d’Ivoire, a conduit à de graves violations des droits humains parmi les populations. Dans les cas de conflits, la frange la plus vulnérable que constituent les femmes, les filles et les enfants se trouve encore plus fragilisée. Cette situation de vulnérabilité en effet, entraîne une recrudescence des violences basées sur le genre en général et en particulier les cas de viol. Au regard des précédents événements, et du risque de la résurgence d’autres crises, l’Etat ivoirien a décidé de faire des instruments juridiques principaux des armes efficaces contre les violations des droits de l’Homme. Tel est en effet le but du nouveau Code de Procédure Pénale.

L’ OIDH ou l’Observatoire Ivoirien des Droits de l’Homme qui dans sa mission d’aider l’Etat de Côte d’Ivoire à améliorer la justice pénale a (outre le fait d’avoir contribué à l’élaboration du nouveau code) procédé à sa diffusion et à son appropriation à tous les corps et institutions qui interviennent dans la protection de ces droits. Ainsi, suite à la formation des acteurs de la société civile, des Magistrats, il a procédé à celle des des officiers de police judiciaire de la gendarmerie et de la police Nationale les 11 et 12 Juillet 2019, au cours d’un Séminaire à Grand-Bassam. Cet atelier a eu le soutien des Nations Unies à travers le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) et PEACEBUILDING et a vu la présence du représentant du Ministre de la Justice, Garde des sceaux, et de celui de la présidente du CNDHCI (Conseil National des Droits de l’homme)

Les VBG, conséquences incontournables des violences en période de crises

Selon des chiffres de L’UNFPA ( le fonds des Nations unies pour la population); de Janvier à septembre 2010, 711 cas de VBG dont 159 cas de viol, ont été notifiés selon l’International Rescue Comittee (IRC). En 2011, le système d’analyse des informations VBG de la coordination du secteur VBG (Sous-Cluster VBG) sous leadership de l’UNFPA a répertorié 1976 cas des VBG dont 656 cas de viol. En 2012, la Coordination Nationale VBG a pris la relève et elle a rapporté 2646 cas de VBG dont 578 cas de viols
Ces Violences Basées sur le Genre (VBG) ont des effets néfastes sur les survivant(e)s tant au plan physique, mental que social, d’où l’importance d’une prise en charge multisectorielle, holistique, et de qualité. C’est cette garantie qu’offre le Nouveau code de procédure pénale.

Les forces de Défense des acteurs majeurs dans la lutte contre les VBG

Les forces de défense et de sécurité sont celles qui assurent la mission régalienne de protéger les populations. Il est donc impérieux qu’elles soient mieux outiller à faire face aux violations massives des droits de l’Homme. Il s’agit pour l’ OIDH de contribuer au renforcement des capacités des organes de poursuites afin d’assurer une meilleure fluidité de la chaîne pénale, notamment en matière de violences post-conflit incluant les violences sexuelles. Dans cette perspective, il adviendra la mise en place d’un cadre de collaboration entre les organes de poursuite (Police judiciaire et Parquet) pour une mise en oeuvre efficiente du nouveau code de procédure pénale. Les officiers formés pourront alors disposer des outils nécessaires pour faire face aux violences sexuelles en période post conflit.

L’OIDH, pour une justice pénale plus inclusive…

Après cet atelier échanges, l’OIDH poursuivra encore la vulgarisation du nouveau code de procédure pénal par l’organisation de deux autres séminaires au profit de la Gendarmerie Nationale et de Vingt Officiers de Police Judiciaire issus des commissariats de sécurité publique. Le fruit de l’ensemble des réflexions synthétiques sera consigné dans un guide (en cours de rédaction) qui sera distribué au grand public. Il s’en suivra aussi la réalisation d’un film fiction documentaire sur les innovations du nouveau code de procédure. Ce film sera alors projeté lors des différentes tournées dans des maisons d’arrêt. Enfin une autre étude sur les réalités carcérales concernant les détentions avant procès dans des zones présélectionnées sera réalisée, en vue d’évaluer les progrès depuis les précédentes recommandations faites en 2016 à l’Etat de CI par l’OIDH.

Par ces actions, l’OIDH entend arriver à une justice pénale plus inclusive et plus effective en Côte d’Ivoire toujours avec le soutien de l’Etat de Côte d’Ivoire et de son partenaire OSIWA (Open Society Initiative for West Africa).

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Maman: JE SUIS ENCEINTE!!!

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-“Maman je suis enceinte”, je suis tellement désolée avait elle dit inaudible, en sanglots.
Cette phrase avait sonné le glas dans mon cœur, j’étais attristée, effondrée. Qu’est-ce que j’avais manqué dans son éducation? Oh oui j’ai été une mauvaise mère la pire de toutes. Je regardais ma petite fille, celle que j’aimais tant. Comment avait-elle osé me décevoir de la sorte? Contradictoirement, je voulais la prendre dans mes bras, lui dire que tout allait bien se passer, que j’étais la pour elle…ma petite princesse.
Je ne veux plus te voir plus jamais comment tu as pu? lui ais-je lancé au visage.
Je n’acceptais pas l’humiliation que je vivais, cette plaie qu’elle avait ouvert était trop béante pour l’heure.
Ma fille, l’unique, était tellement brillante. Je la voyais déjà au sommet, une grande avocate! Elle était ma fierté.
Je l’avais eu d’un homme qui m’avait abandonnée lâchement. Elle avait été ma force, ma raison de vivre. sa réussite était la raison pour laquelle je me levais chaque jour et travaillais dur. Je lui avais pourtant dit de faire attention aux garçons, qu’ils allaient lui ruiner sa vie. Et qu’une grossesse mettrait fin à ses rêves et aux miens.
Elle s’en alla la tête basse. Le sanglot étouffé.
Plusieurs jours passèrent, mais pas ma colère. Nalia elle ne me parlait plus et rasait les murs en ma présence. Pour moi elle n’existait plus de toute façon.
Un jour que je rentrais à la maison je la trouvais étendue, inerte au salon une lettre à la main. A coté d’elle, dans son sac un tas de comprimés. Mon cœur s’arrêta de battre.
Maman je suis tombée amoureuse de lui, il m’a trouvée jolie, il m’écoutait quand toi tu me fermais ton cœur. Il me faisait rire à chaque fois que tu me rendais triste. Il comprenait que je voulais être une artiste et pas une avocate. Je me voyais telle que je suis dans ses yeux. Maman tu m’as dit que l’amour détruit, mais pour moi cela était un refuge. Tu m’as dit que ça me ferait du mal mais pourquoi est-ce que j’étais si heureuse? Je me suis offerte à lui un jour que tu venais de me dire que j’étais la responsable de ton échec. Plus je prenais plaisir à cela moins tes pics m’atteignaient. Puis je découvris ce petit être en moi. Je l’aimais déjà. Je comptais le protéger de toi, de ta haine. Son papa lui n’en voulait pas en entendre parler. Ironie du sort!!! Tu avais raison maman! Comme toujours!
Il avait abandonné son enfant, comme ce père inconnu l’avait fait avec moi. Mon bébé et moi partagions la même histoire. maman j’ai décidé de lui offrir le meilleur, de rompre la haine, de le protéger, de l’aimer. Si ce n’est ici ce serait ailleurs ….. ADIEU
Nalia était morte, s’était suicidée…
Non, je l’avais tuée plutôt . Son joli visage respirait la paix. Comment pourrais je vivre sans elle?
Il lui restait de son poison, j’en avalais, lui prit la main la posais sur le coeur…

et m’étendis à ses cotés attendant de la rejoindre pour lui dire tout haut que je l’aime … pour la première fois.

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ArticlesFéminismeSociete

La planification familiale et ses bénéfices pour les femmes et les filles

Planning familial

Selon le Rapport de 2016 sur le Développement Humain en Afrique,
les disparités entre les genres coûtent environ 95 milliards de dollars
US par an en moyenne à l’Afrique subsaharienne. Ces coûts ont
culminé en 2014 en atteignant 105 milliards de dollars US de pertes
économiques, soit environ 6 % du PIB régional, ralentissant de ce fait,
les progrès enregistrés dans le continent en matière de développement
humain durable. La planification familiale est  centrale dans l’atteinte de l’égalité entre les sexes et constitue également un facteur clé dans le développement et la réduction de la pauvreté. En cette matière, la gestion de la démographie reste un facteur clé qui ne saurait être détachée d’avec une gestion efficace de la santé sexuelle et reproductive de chaque femme dans ces pays (notamment par la planification familiale). En effet, l’accès à la santé et au contrôle des fonctions de reproduction est pour les femmes un droit et pour les Etats un devoir reconnu par plusieurs instruments internationaux notamment le Protocole additionnel de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatifs aux droits de la femme. Si la planification familiale a été pendant des années beaucoup promue en Côte d’Ivoire, elle semble ne plus être d’actualité ce qui est pour le moins une grande erreur. Nous commencerons notre série d’analyses par la définir, puis à en montrer les bénéfices autant pour la femme que pour la jeune fille.

La planification familiale, notion et définition.

L’UNFPA (le Fonds des Nations Unies pour la Population), définit la planification familiale, ou le planning familial, comme étant ” un ensemble des moyens permettant  d’éviter les grossesses non-désirées ;   de choisir  le nombre d’enfants désirés ainsi que les moments de leurs naissances ; d’espacer les naissances en respectant  l’intervalle de temps  convenable pour la santé de la mère et de l’enfant ; de programmer les naissances au meilleur moment quant à l’âge de la mère.”

La planification familiale fait partie du grand ensemble des Droits sexuels et reproductifs reconnus et protégés par les instruments internationaux notamment le protocole additionnel de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatifs aux Droits de la Femme. Et est par la Proclamation Téhéran de 1968 devenue un droit laissé à la libre appréciation des couples et non un « contrôle de la population » imposé par l’État. La planification familiale donne le droit aux femmes d’exercer un contrôle sur leur fécondité; le droit de décider de leur maternité, du nombre d’enfants et de l’espacement des naissances ; le libre choix des méthodes de contraception.

La contraception vise à éviter, de façon réversible et temporaire, la fécondation d’un ovule par un spermatozoïde ou, s’il y a fécondation, la nidation de l’œuf fécondé.Il existe des méthodes réversibles courantes comme la pilule, l’injectable, le stérilet et le préservatif.

La Planification Familiale: une garantie à l’autonomisation de la femme.

Par le contrôle de sa sexualité et de sa procréation, la femme dispose de l’avantage de déterminer ses opportunités économiques, du reste de sa carrière et gagne en autonomie. En effet, plus une femme a des diplômes, plus elle est soucieuse ou du moment où elle devient une mère ou du nombre d’enfants qu’elle aura. Dans Revue Humanisme et entreprise de 1964, Pierette SARTIN écrit ceci: «  personne ne songera à nier aujourd’hui que la vie des femmes qui cumulent une activité professionnelle aux horaires extrêmement lourds, aux cadences rapides, et une vie familiale (…)avec un budget modeste, la charge des enfants et du ménage, l’impossibilité de se faire aider ne soit trop souvent un enfer » . Ce qui était une réalité dans les années 1960 l’est encore hélas aujourd’hui. La vie professionnelle des femmes reste liée et dépendante de celle privée -voire intime- et concevoir impacte fortement le rendement professionnelle de celles-ci. D’ailleurs, c’est l’une des principales causes de discriminations au niveau de l’emploi entre les hommes et les femmes.

La maternité est aussi un frein pour les adolescentes surtout celles qui sont encore en situation d’apprentissage scolaire ou technique. Car trop malheureusement le constat est souvent le même, les filles mères se retrouvent prises au piège -parfois avec le père- d’une ignorance nourrie par le cercle familial et scolaire du tabou que représente une éducation sexuelle. Mais à la différence des garçons qui peuvent se désengager d’une grossesse et qui ne s’en retrouvent pas handicapés, elles se voient retardées dans leurs études quand ce n’est pas l’arrêt définitif ou la répudiation. Alors toujours dans la clandestinité, avec la peur du courroux familial et sans grandes précautions de sécurité ou d’hygiène, les avortements clandestins deviennent LA solution.

En outre, plus les adolescentes ont leurs premières relations sexuelles tôt, plus elles ont de risque de développer un cancer du col de l’utérus, montre une étude du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Les adolescentes qui ont leurs premières relations sexuelles très jeunes doublent leur risque de développer un cancer du col de l’utérus, montre une étude internationale menée auprès de 20 000 femmes. Cette étude menée auprès de 20 000 femmes montre plutôt qu’une vie sexuelle précoce et active modifierait le potentiel cancérigène de l’infection.

L’âge auquel une femme a son premier bébé est également un élément de risque. Le détail de ces travaux sont publiés dans le British Journal of Cancer. Alors loin de prôner une liberté sexuelle sans règles aucune, la santé sexuelle permet d’aider les adolescentes à adopter une attitude sexuelle plus responsable.


Le cancer du col de l’utérus tue 240 000 femmes par an dans le monde

Ce petit rappel sur la notion de planification familiale permet de poser le cadre sur le fait qu’il faille pour les femmes et les filles en maîtriser tous les contours mais surtout avoir accès aux méthodes de contraceptions saines pour elles. Malheureusement ce n’est pas toujours le cas tant l’éducation sexuelle reste loin de leurs portées et la gestion de la fécondité un grand tabou.

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Lutte contre l’immigration irrégulière : L’UNESCO s’engage pour l’autonomisation des jeunes en Afrique grâce aux médias et à la communication.

RR

Etymologiquement, immigrer  provient du latin immigrare,  qui signifie passer dans/s’introduire dans.
Le verbe immigrer signifie entrer de manière temporaire ou définitive dans un pays dont on n’a pas la nationalité. L’immigrant aussi appelé migrant est celui qui est en train d’immigrer ou qui vient d’immigrer.
L’immigré est une personne qui est établie dans un pays par la  voie de l’immigration.

Telle que définie, l’immigration est un droit reconnu par la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, qui en son article 13 stipule que : « 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat ; 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays ».

Si donc tous les humains ont le droit de se mouvoir à leur guise sans en être empêchés, il faut aussi que ces mouvements puissent être encadrés par tout ce qui est règle et droit en la matière. Car, il existe à coté de l’immigration régulière celle  dite irrégulière, qui se pratique clandestinement en dehors de toute régularité et législation et qui est surtout très dangereuse pour ceux qui s’y adonnent. La propension de cette sorte d’immigration est liée à des raisons sociales, économiques et même sécuritaires, car le but recherché est celui de fuir un chômage endémique, une grave crise et/ ou de trouver ailleurs les conditions d’une meilleure qualité de vie.

L’Afrique qui est encore un continent menacé par de graves facteurs d’instabilité politique, de pauvreté et d’insécurité -dans la plupart de ses régions- reste celui d’où proviennent chaque année, des millions d’hommes et de femmes qui essaient d’atteindre les côtes européennes par tous les moyens au péril de leurs vies. En effet, cet exode vers un eldorado fictif expose les candidats à la traite humaine, à l’exploitation parfois sexuelle, à l’enrôlement par des groupes terroristes, et même à la mort.  Dans la région ouest-africaine, la Côte d’ivoire figure en 2ème position de cette tragédie (après le Nigéria) avec 6.7% de migrants.

 Face à ce que l’on pourrait qualifier d’urgence humanitaire mondiale, l’UNESCO qui est l’agence des Nations Unies spécialisée dans la promotion de la liberté d’expression, du développement des médias et de l’accès à l’information grâce à son mandat constitutionnel visant à promouvoir « la libre circulation des idées par le mot et l’image », met l’accent sur le visage humain de la migration et en aborde les implications dans ses domaines de compétences, en s’appuyant sur les principes et normes pertinents en matière de droits de l’homme.

C’est ainsi que le vendredi 24 mai 2019, à l’hôtel IVOTEL sise au Plateau Abidjan-Côte d’Ivoire, l’UNESCO a officiellement lancé un projet d’autonomisation des jeunes en Afrique grâce aux médias et à la communication avec l’appui financier du gouvernement italien.

Ce projet qui s’étalera dans les deux prochaines années mettra en œuvre les journalistes, les blogueurs, les artistes afin de lutter contre l’immigration irrégulière et la traite des êtres humains. Ils seront appelés à mener une série d’actions, y compris des campagnes de sensibilisation et d’information sur les risques migratoires à l’encontre des potentiels candidats à l’immigration clandestine.

Étaient présents pour cette cérémonie, des personnalités prestigieuses au rang desquels figuraient : Madame Anne LEMAISTRE, la Cheffe du Bureau UNESCO Abidjan et Représentante Résidente, Ses Excellences Messieurs les Ambassadeurs d’Italie et du Ghana en Côte d’Ivoire, les représentants des ambassades du Gabon, de la Guinée, de l’Union Européenne, de la France, Monsieur le Ministre de la Communication et des Médias de Côte d’Ivoire, les représentants des ministères de la jeunesse et de la Femme et la Vice gouverneure de la Ville d’Abidjan. Ceci pour témoigner de l’importance du sujet et de l’implication de chaque pays dans un combat désormais mondial.

Puisque la lutte contre les causes profondes de la migration fait également partie intégrante de la politique de développement au sein des Objectifs de Développement Durables (ODD), selon Madame Anne LEMAISTRE, il ressort : « l’impérieuse nécessité de conduire ensemble des actions, de bâtir ensemble des stratégies, (afin) de lutter efficacement contre la migration irrégulière, la traite des humains et tous ces effets corollaires, de conflits, de guerre, d’insécurité, de famine »

 L’objectif final étant de construire ce monde de paix, « ce monde où l’éducation, la justice, la création de richesse, l’inclusion et l’autonomisation des jeunes et des femmes, seront notre cheval de bataille ». La Côte d’Ivoire peut compter sur l’appui des Nations Unies et de l’UNESCO en particulier dans sa lutte contre l’immigration irrégulière. Une perche est donc tendue aux jeunes afin qu’ils puissent s’adresser à d’autres jeunes et sauver des vies.


Il faut construire ce monde de paix ce monde où l’éducation, la justice, la création de richesse, l’inclusion et l’autonomisation des jeunes et des femmes, seront notre cheval de bataille.

Anne LEMAISTRE: Représentante Résidente et Cheffe du Bureau Unesco Abidjan

Photo de Famille du lancement du Projet
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Constantine Kouadio: Portrait d’une HEROÏNE Acharnée.

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Il y’a quelque chose dans la persévérance qui finit par obliger le destin. Certains l’appellent la foi, nous dirons le courage, et c’est sans doute un peu des deux. Cette chose, quelle qu’elle soit, Constantine Kouadio la possède assurément et en a fait une arme. Qu’est ce qui en effet prédestinait une victime de la guerre à devenir une cheffe d’entreprise prospère, une femme politique accomplie mais surtout une femme au leadership exacerbé qui aujourd’hui est en train de réussir le pari de l’autonomisation de la femme rurale? Découvrons ensemble le portrait de l’Héroïne de Djékanou (Ndlr: région du centre de la Côte D’Ivoire).

Meneuse de Femmes

Lorsqu’éclate la guerre civile ivoirienne du feu qu’a attisé la guerre de 2002, Constantine était secrétaire dans une pharmacie de Bouaké (Ndlr: 2e plus grande ville de la Côte d’Ivoire). Ce climat délétère l’a contrainte sa famille et elle de retourner dans sa ville natale de Djékanou. Au chômage et sans ressources, elles réussit à convaincre sept de ses amies pour acquérir un lopin de terre pour former l’association ASCAFED ou Association Canaan des Femmes de Djékanou. Si l’objectif premier de la culture de leur plantation était de fournir des repas aux élèves de l’école locale, elle réussit néanmoins à faire réinvestir leurs bénéfices . De ces débuts modestes, est née une activité prospère qui s’est étendue à la production de miel, de thé et de theck.

Actrice de Développement Infatigable

Bien qu’elle pouvait se limiter à ce groupement de femmes, Constantine Kouadio voit grand et même très grand. Pour ses femmes devenues nombreuses, elle veut le meilleur. Ainsi elle se donne pour mission de convaincre la société OLAM qui opérait déjà dans la région voisine de Toumodi de mettre en place une unité de décorticage à Djékanou qui sera gérée par celles qu’elle appelle ses sœurs.

Si la proposition n’a pas au préalable trouvé bon écho auprès de l’entreprise agro industrielle, rien et encore moins le scepticisme d’OLAM n’a pu venir à bout de sa détermination. Si bien que l’Usine finit par ouvrir ses portes à Djékanou avec 50 personnes employées. Un chiffre qui a fini par croitre incessamment jusqu’à atteindre 300 dont 255 femmes. Constantine a permis d’accroitre les productions de l’usine en favorisant l’acquisition des terres. Elle a catalysé l’économie de cette petite ville. Et en a fait une ville pleine de ville, et ou l’immobilier est en croissance.

TALITAKUM: Jeune fille LEVES TOI!

En 2018, ASCAFED a donné naissance à la Société à responsabilité limitée TALITAKUM qui signifie selon la Bible: Jeune Fille lèves toi! Un nom qui colle bien à l’injonction de Constantine envers les femmes qu’elle exhorte à prendre par les cornes le taureau de leurs émancipations. Grâce à elle des femmes s’occupent pleinement de leurs enfants et disposent même d’une crèche qui leur permet de travailler et de veiller sur leurs progénitures. Elle favorise l’insertion professionnelle des femmes à fort potentiel même lorsqu’elles sont sans diplômes. En contrepartie, elle leur donne la chance de l’alphabétisation. Elle donne aussi la chance à des étudiants en vacances de venir travailler pour préparer leurs rentrées.

Des Défis au quotidien

Il n’existe aucun combat qui ne comporte pas de défis et Constantine doit en relever constamment. Il faut noter celui de l’éloignement des terrains qui rend périlleux l’acheminement des produits (les femmes ont vu se perdre jusqu’à 15 hectares de manioc non écoulés), à cela s’ajoutent les problèmes d’irrigation des sols. Il faut songer à pratiquer le goutte à goutte, une technique salutaire mais qui demande encore plus de moyens et de travail. Elle veut aussi arriver à produire en contre saison ce que le réchauffement climatique rend difficile à tous égards.

Le développement de notre pays ne peut se faire sans des femmes exceptionnelles comme Constantine Kouadio. Des femmes qui portent à bout de bras les problèmes de leurs communautés et qui œuvrent à créer une nouvelle génération de leaders féminines. Nous disons merci à OLAM Côte d’Ivoire qui a su faire de ce partenariat un partenariat gagnant.

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OLAM en Côte D’Ivoire, pour un visage humain de l’industrialisation.

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C’est en 1994 que le groupe OLAM a ouvert sa première entreprise en Côte d’Ivoire, en débutant ses activités par l’exportation des noix de Cajou de la Côte d’Ivoire vers l’Inde.
Aujourd’hui, à travers tout le pays , le groupe contribue à autonomiser et à aider la communauté rurale. D’abord par sa présence inégalée auprès d’elle, ensuite en achetant les produits de leurs récoltes ; le cacao, le café, le coton, la noix de cajou et le caoutchouc directement auprès de plus de 185 000 familles d’agriculteurs et via un vaste réseau de commerçants locaux. En somme ce sont plus de 220.000 petits exploitants et des milliers de coopératives et fournisseurs qui approvisionnent ses exploitations. OLAM met en avant les compétences et les valeurs locales et aide les femmes principales actrices du monde rural. Outre la valeur mutuelle qui s’est créée depuis 25 ans, une nouvelle forme de coopération a pu voir le jour de laquelle l’industrialisation prend un Visage plus humain.

L’employabilité des jeunes et la mise en valeur des compétences ivoiriennes

OLAM est l’un des plus gros employeurs du pays, avec plus de 5 000 employés, y compris des sous-traitants. Plus de 90% sont des ivoiriens et le groupe travaille en partenariat avec les meilleures écoles et universités et associations professionnelles pour attirer les meilleurs talents et les intégrer à des parcours de carrière significatifs. Grâce à des programmes tels que le programme des leaders africains Growing Olam, le programme des stagiaires diplômés en génie, le programme des dirigeants financiers et le programme de développement du leadership, les employés à fort potentiel reçoivent une formation et un encadrement adaptés, en Côte d’Ivoire et à l’étranger, pour les aider à maximiser leur potentiel. et acquérir des rôles de gestion.

La part belle aux Femmes

Les trois sites de transformation de noix de cajou à Bouaké, Djekanou et Dimbokro emploient plus de 4000 personnes dont 90% sont des femmes. Un pas très important qui aide les femmes mais aussi l’Etat dans l’épineux combat de l’autonomisation de celles ci. En effet, la femme rurale bénéficie très peu des fruits de son travail acharné. Dans la ville de Djékanou, OLAM a procédé à l’installation de son usine mais avec le partenariat de femmes exerçant dans la région. ce qui a permis d’apporter un souffle nouveau à la région par la renaissance d’activités commerciales. L’usine OLAM/ TALITAKU emploie plus de 300 employés dont 85% sont des femmes.

Chiffres Clés et actions sociales

+220.000 producteurs partenaires; +2800 communautés villageoises partenaires; +10.000 personnes ont eu accès à l’eau potable grâce aux 5 pompes hydrauliques construites et 21 réhabilitées en 2018; +250 KM de route réparée en zone rurale pour améliorer le transport des produits des planteurs et faciliter l’accès au marché; + 100.000 personnes sensibilisées sur l’éducation, le VIH et la nutrition en 2018; + 210.000 plants de semis distribués en 2017-2018 aux producteurs pour être plantés; +3000 producteurs sont formés en alphabétisation dans les 26 centres du groupe; +1.000.000*(estimation calculée) de personnes ont vu leurs conditions de vie s’améliorer; +20.000.000 $ de prime versée aux producteurs en 2018.

La distribution de kits scolaires dans 50 villages, la construction d’une école et la réhabilitation d’une cantine ont favorisé l’assiduité scolaire de 6000 enfants. la construction d’entrepôts, de zones de séchage et de distribution de balances dans 30 villages a impacté 8700 producteurs. La distribution de kits scolaires complets d’une valeurs de plus de 25.000$ a permis à plus de 1230 producteurs d’avoir accès à l’électricité.

Le nouvel objectif d’OLAM est de “réinventer l’Agriculture Mondiale et les systèmes alimentaires”.

Cela se fera par la régénération des ressources, par des agriculteurs et des systèmes agricoles prospères et pour des communautés dynamiques. L’inclusion des femmes et des jeunes fait du groupe OLAM un acteur inconditionnel du développement durable tel que pensé par les Nations Unies.

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NELLIE BLY, LA PREMIÈRE JOURNALISTE D’INVESTIGATION

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Elizabeth Jane Cochrane, connue sous le nom de Nellie Bly (1864- 1922) est une pionnière du journalisme d’investigation. Elle est également la première femme à avoir accompli un tour du monde sans être accompagnée d’un homme (à la différence de Jeanne Barret un siècle plus tôt).

Son père Michael Cochran meurt lorsque Elizabeth n’a que six ans, et sa branche de la famille est expulsée. Pour retrouver une situation, Mary se remarie trois ans plus tard mais son nouvel époux est alcoolique et violent et doit divorcer. Devant les difficultés financières que connaît sa famille, Elizabeth sait qu’elle doit travailler.

Sa situation la destine à devenir gouvernante ou demoiselle de compagnie, mais elle rêve d’autre chose. Littéraire, elle écrit déjà des poèmes et des histoires à l’âge de 16 ans. Elle entre à l’Illinois Normal School pour devenir institutrice mais, faute d’argent pour payer sa formation,  doit abandonner au bout d’un semestre.

En 1880, la famille s’installe à Pittsburgh et Elizabeth y aide sa mère à gérer un pensionnat. En janvier 1885, elle lit dans le journal Pittsburgh Dispatch un article intitulé « Ce à quoi sont bonnes les jeunes filles », admonestant les jeunes filles qui poursuivent des études, appelant les femmes qui travaillent des « monstruosités » et les enjoignant à ne pas quitter le cercle du foyer et des tâches ménagères. Furieuse, Elizabeth écrit au rédacteur en chef George Madden une lettre bien sentie qu’elle signe « Lonely orphan girl » (L’orpheline solitaire). Elle y écrit notamment : « Gather up the real smart girls, pull them out of the mire, give them a shove up the ladder of life, and be amply repaid. » (Rassemblez les filles intelligentes, sortez-les de la bourbe, aidez-les à grimper l’échelle de la vie et soyez-en amplement récompensés). La lettre est si bien tournée que non seulement George Madden la publie, mais il offre un poste à Elizabeth. De crainte que sa plume acérée et sa condition de femme travaille fasse tort à sa famille, il incite la jeune journaliste à écrire sous pseudonyme : ce sera Nellie Bly, d’après une chanson de Stephen Foster.

Les premières enquêtes dans le monde ouvrier

Nellie Bly par Bettmann/CORBIS
Nellie Bly © Bettmann/CORBIS

Nellie effectue ses premières investigations dans des usines et fabriques, où elle enquête sur le monde ouvrier en se faisant engager pour vivre elle-même ce qu’elle dénonce. Son premier reportage rapportant la dureté et la dangerosité des conditions de travail des ouvrières dans une fabrique de conserves, photos à l’appui, fait un tabac. Mais ses enquêtes à charge alarment les industriels qui font pression sur le Pittsburgh Dispatch et, malgré les ventes supplémentaires qu’elle apporte au journal, elle se voit rapidement cantonnée aux rubriques art, théâtre et jardinage.

Insatisfaite, Nellie part alors en voyage avec sa mère pour six mois au Mexique. Elle en tire des articles de plus en plus critique sur le gouvernement mexicain. Après avoir dénoncé l’arrestation d’un journaliste, elle se voit contrainte de quitter le payer sous peine d’être elle-même arrêtée. Le Pittsburgh Dispatch continue à la cantonner à la mode et au jardinage quand elle veut traiter des sujets sociaux et, en 1887, Nellie Bly quitte Pittsburgh pour se rendre à New York. Là, elle assiège pendant plusieurs heures le New York World de Joseph Pulitzer, qui finit par accepter de la recevoir et lui promet un poste si elle lui livre un reportage sur un asile.

Nellie s’entraîne toute la nuit. Le lendemain matin, les médecins la déclarent folle et la font internet au Blackwells Island Hospital à Roosevelt Island. Elle y reste dix jours, et en tire un reportage à charge contre l’asile, dénonçant des conditions de vie et d’hygiène désastreuses et des méthodes et traitements cruels. Son récit, Ten Days in a Mad-House, connaît un retentissement fracassant et entraîne un changement des pratiques. Elle y écrit notamment :

« What, excepting torture, would produce insanity quicker than this treatment? Here is a class of women sent to be cured. I would like the expert physicians (…) to take a perfectly sane and healthy woman, shut her up and make her sit from 6 a.m. until 8 p.m. on straight-back benches, do not allow her to talk or move during these hours, give her no reading and let her know nothing of the world or its doings, give her bad food and harsh treatment, and see how long it will take to make her insane. Two months would make her a mental and physical wreck. « 
(A part la torture, qu’est-ce qui pourrait produire la folie plus rapidement que ce traitement ? Voilà des femmes envoyées pour être soignées. Je voudrais que les médecins experts (…) prennent une femme saine de corps et d’esprit, la fassent taire et asseoir de 6 heures du matin à 8 heures du soir sur un banc, qu’ils ne l’autorisent pas à parler ou à bouger pendant tout ce temps, qu’ils ne lui donnent aucune lecture et aucune nouvelle du monde, qu’ils lui donnent de la mauvaise nourriture et de mauvais traitements, et qu’ils voient en combien de temps elle devient folle. Deux mois feraient d’elle une épave physique et morale.)

Le Tour du monde en 80 jours

Nellie Bly

 Par la suite, Nellie utilisera à plusieurs reprises cette technique d’infiltration pour mener ses enquêtes. En 1887, elle infiltre l’entourage d’un trafiquant qui sera traduit en justice après son reportage. En 1888, seize ans après la parution du Tour du monde en 80 jours de Jules Vernes, elle émet l’idée d’effectuer elle-même un tour du monde sur les traces de Phileas Fogg. Dans un premier temps, le New York World estime qu’elle n’en sera pas capable et refuse, et ce n’est qu’un an plus tard qu’elle se met en route.

Le 14 novembre 1889, Nellie part du New Jersey sur l’Augusta Victoria, qui la mène en Angleterre. En France, elle rencontre Jules Verne à qui elle fait bonne impression. Elle poursuit ensuite son voyage en train, en montgolfière, en bateau, passant par l’Italie, l’Egypte, la Chine, Singapour, Hong Kong, le Japon…

A chaque étape, Nellie envoie des récits de son aventure qui font sensation. Elle boucle son tour en revenant à Jersey City le 25 janvier 1890, en 72 jours, devenant la première femme à réaliser un tour du monde sans être accompagnée d’un homme.

A l’annonce de son succès, Jules Vernes fera publier dans l’Écho de la Somme :

«  Amiens, 25 janvier
Jamais douté du succès de Nellie Bly, son intrépidité le laissait prévoir.
Hourra ! Pour elle et pour le directeur du World !
Hourra ! Hourra !  »

Les affaires

Nellie Bly par Bettmann/CORBIS
Nellie Bly © Bettmann/CORBIS

Au New York World, Nellie poursuit ses investigations et publie des articles engagés sur des questions de société, s’attaquant à la corruption de la classe politique et s’attachant toujours autant aux conditions de vie des ouvriers et des femmes. Elle rencontrera et interviewera notamment les militantes Emma Goldman et Susan B. Anthony. A cette période, cependant, son frère décède et Nellie décide de se charger de sa veuve et de ses orphelins ; elle se retrouve alors en situation financière délicate. En 1895, elle surprend tout le monde en épousant le vieux millionnaire Robert Seaman, de 42 ans son aîné.

Peu à peu, Nellie s’éloigne du journalisme et s’implique de plus en plus dans la gestion de la fabrique de bidons métalliques de lait de son époux. Elle crée même un nouveau type de bidons. A la mort de Robert en 1904, elle prend les rênes de l’affaire et offre des conditions de vie uniques à l’époque à ses ouvriers : meilleurs salaires, assurance santé, création de centres de loisirs et de bibliothèques pour les ouvriers… Mais sa gestion des affaires ne permet pas de les maintenir à flot, et elle doit vendre les usines en 1914.

« La meilleure journaliste d’Amérique »

Pendant la Première guerre mondiale, Nellie s’installe au Royaume-Uni et y devient correspondante de guerre pour le New York Evening Journal. Elle y assiste également au combat des suffragettes, qu’elle suit de près et dont elle prédit qu’elle seront rapidement suivies aux Etats-Unis. Après l’armistice, Nellie rentre à New York et y poursuit son travail de journalisme d’investigation sur ses thèmes de prédilection : monde ouvrier, monde politique, condition féminine. Elle s’investit également en faveur du droit de vote des femmes.

Nellie Bly meurt le 27 janvier 1922 d’une pneunomie. Le lendemain, la presse annonce la mort de « la meilleure journaliste d’Amérique ».

Liens utiles

Page Wikipédia de Nellie Bly
Nellie Bly Online (anglais)
Nellie Bly, journaliste
Little Orphan Nellie (anglais)
Young and brave, girls changing history : Nellie Bly (anglais)

source:
https://histoireparlesfemmes.com/2016/11/28/nellie-bly-la-premiere-journaliste-dinvestigation/

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