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Les Héroïnes

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Constantine Kouadio: Portrait d’une HEROÏNE Acharnée.

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Il y’a quelque chose dans la persévérance qui finit par obliger le destin. Certains l’appellent la foi, nous dirons le courage, et c’est sans doute un peu des deux. Cette chose, quelle qu’elle soit, Constantine Kouadio la possède assurément et en a fait une arme. Qu’est ce qui en effet prédestinait une victime de la guerre à devenir une cheffe d’entreprise prospère, une femme politique accomplie mais surtout une femme au leadership exacerbé qui aujourd’hui est en train de réussir le pari de l’autonomisation de la femme rurale? Découvrons ensemble le portrait de l’Héroïne de Djékanou (Ndlr: région du centre de la Côte D’Ivoire).

Meneuse de Femmes

Lorsqu’éclate la guerre civile ivoirienne du feu qu’a attisé la guerre de 2002, Constantine était secrétaire dans une pharmacie de Bouaké (Ndlr: 2e plus grande ville de la Côte d’Ivoire). Ce climat délétère l’a contrainte sa famille et elle de retourner dans sa ville natale de Djékanou. Au chômage et sans ressources, elles réussit à convaincre sept de ses amies pour acquérir un lopin de terre pour former l’association ASCAFED ou Association Canaan des Femmes de Djékanou. Si l’objectif premier de la culture de leur plantation était de fournir des repas aux élèves de l’école locale, elle réussit néanmoins à faire réinvestir leurs bénéfices . De ces débuts modestes, est née une activité prospère qui s’est étendue à la production de miel, de thé et de theck.

Actrice de Développement Infatigable

Bien qu’elle pouvait se limiter à ce groupement de femmes, Constantine Kouadio voit grand et même très grand. Pour ses femmes devenues nombreuses, elle veut le meilleur. Ainsi elle se donne pour mission de convaincre la société OLAM qui opérait déjà dans la région voisine de Toumodi de mettre en place une unité de décorticage à Djékanou qui sera gérée par celles qu’elle appelle ses sœurs.

Si la proposition n’a pas au préalable trouvé bon écho auprès de l’entreprise agro industrielle, rien et encore moins le scepticisme d’OLAM n’a pu venir à bout de sa détermination. Si bien que l’Usine finit par ouvrir ses portes à Djékanou avec 50 personnes employées. Un chiffre qui a fini par croitre incessamment jusqu’à atteindre 300 dont 255 femmes. Constantine a permis d’accroitre les productions de l’usine en favorisant l’acquisition des terres. Elle a catalysé l’économie de cette petite ville. Et en a fait une ville pleine de ville, et ou l’immobilier est en croissance.

TALITAKUM: Jeune fille LEVES TOI!

En 2018, ASCAFED a donné naissance à la Société à responsabilité limitée TALITAKUM qui signifie selon la Bible: Jeune Fille lèves toi! Un nom qui colle bien à l’injonction de Constantine envers les femmes qu’elle exhorte à prendre par les cornes le taureau de leurs émancipations. Grâce à elle des femmes s’occupent pleinement de leurs enfants et disposent même d’une crèche qui leur permet de travailler et de veiller sur leurs progénitures. Elle favorise l’insertion professionnelle des femmes à fort potentiel même lorsqu’elles sont sans diplômes. En contrepartie, elle leur donne la chance de l’alphabétisation. Elle donne aussi la chance à des étudiants en vacances de venir travailler pour préparer leurs rentrées.

Des Défis au quotidien

Il n’existe aucun combat qui ne comporte pas de défis et Constantine doit en relever constamment. Il faut noter celui de l’éloignement des terrains qui rend périlleux l’acheminement des produits (les femmes ont vu se perdre jusqu’à 15 hectares de manioc non écoulés), à cela s’ajoutent les problèmes d’irrigation des sols. Il faut songer à pratiquer le goutte à goutte, une technique salutaire mais qui demande encore plus de moyens et de travail. Elle veut aussi arriver à produire en contre saison ce que le réchauffement climatique rend difficile à tous égards.

Le développement de notre pays ne peut se faire sans des femmes exceptionnelles comme Constantine Kouadio. Des femmes qui portent à bout de bras les problèmes de leurs communautés et qui œuvrent à créer une nouvelle génération de leaders féminines. Nous disons merci à OLAM Côte d’Ivoire qui a su faire de ce partenariat un partenariat gagnant.

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NELLIE BLY, LA PREMIÈRE JOURNALISTE D’INVESTIGATION

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Elizabeth Jane Cochrane, connue sous le nom de Nellie Bly (1864- 1922) est une pionnière du journalisme d’investigation. Elle est également la première femme à avoir accompli un tour du monde sans être accompagnée d’un homme (à la différence de Jeanne Barret un siècle plus tôt).

Son père Michael Cochran meurt lorsque Elizabeth n’a que six ans, et sa branche de la famille est expulsée. Pour retrouver une situation, Mary se remarie trois ans plus tard mais son nouvel époux est alcoolique et violent et doit divorcer. Devant les difficultés financières que connaît sa famille, Elizabeth sait qu’elle doit travailler.

Sa situation la destine à devenir gouvernante ou demoiselle de compagnie, mais elle rêve d’autre chose. Littéraire, elle écrit déjà des poèmes et des histoires à l’âge de 16 ans. Elle entre à l’Illinois Normal School pour devenir institutrice mais, faute d’argent pour payer sa formation,  doit abandonner au bout d’un semestre.

En 1880, la famille s’installe à Pittsburgh et Elizabeth y aide sa mère à gérer un pensionnat. En janvier 1885, elle lit dans le journal Pittsburgh Dispatch un article intitulé « Ce à quoi sont bonnes les jeunes filles », admonestant les jeunes filles qui poursuivent des études, appelant les femmes qui travaillent des « monstruosités » et les enjoignant à ne pas quitter le cercle du foyer et des tâches ménagères. Furieuse, Elizabeth écrit au rédacteur en chef George Madden une lettre bien sentie qu’elle signe « Lonely orphan girl » (L’orpheline solitaire). Elle y écrit notamment : « Gather up the real smart girls, pull them out of the mire, give them a shove up the ladder of life, and be amply repaid. » (Rassemblez les filles intelligentes, sortez-les de la bourbe, aidez-les à grimper l’échelle de la vie et soyez-en amplement récompensés). La lettre est si bien tournée que non seulement George Madden la publie, mais il offre un poste à Elizabeth. De crainte que sa plume acérée et sa condition de femme travaille fasse tort à sa famille, il incite la jeune journaliste à écrire sous pseudonyme : ce sera Nellie Bly, d’après une chanson de Stephen Foster.

Les premières enquêtes dans le monde ouvrier

Nellie Bly par Bettmann/CORBIS
Nellie Bly © Bettmann/CORBIS

Nellie effectue ses premières investigations dans des usines et fabriques, où elle enquête sur le monde ouvrier en se faisant engager pour vivre elle-même ce qu’elle dénonce. Son premier reportage rapportant la dureté et la dangerosité des conditions de travail des ouvrières dans une fabrique de conserves, photos à l’appui, fait un tabac. Mais ses enquêtes à charge alarment les industriels qui font pression sur le Pittsburgh Dispatch et, malgré les ventes supplémentaires qu’elle apporte au journal, elle se voit rapidement cantonnée aux rubriques art, théâtre et jardinage.

Insatisfaite, Nellie part alors en voyage avec sa mère pour six mois au Mexique. Elle en tire des articles de plus en plus critique sur le gouvernement mexicain. Après avoir dénoncé l’arrestation d’un journaliste, elle se voit contrainte de quitter le payer sous peine d’être elle-même arrêtée. Le Pittsburgh Dispatch continue à la cantonner à la mode et au jardinage quand elle veut traiter des sujets sociaux et, en 1887, Nellie Bly quitte Pittsburgh pour se rendre à New York. Là, elle assiège pendant plusieurs heures le New York World de Joseph Pulitzer, qui finit par accepter de la recevoir et lui promet un poste si elle lui livre un reportage sur un asile.

Nellie s’entraîne toute la nuit. Le lendemain matin, les médecins la déclarent folle et la font internet au Blackwells Island Hospital à Roosevelt Island. Elle y reste dix jours, et en tire un reportage à charge contre l’asile, dénonçant des conditions de vie et d’hygiène désastreuses et des méthodes et traitements cruels. Son récit, Ten Days in a Mad-House, connaît un retentissement fracassant et entraîne un changement des pratiques. Elle y écrit notamment :

« What, excepting torture, would produce insanity quicker than this treatment? Here is a class of women sent to be cured. I would like the expert physicians (…) to take a perfectly sane and healthy woman, shut her up and make her sit from 6 a.m. until 8 p.m. on straight-back benches, do not allow her to talk or move during these hours, give her no reading and let her know nothing of the world or its doings, give her bad food and harsh treatment, and see how long it will take to make her insane. Two months would make her a mental and physical wreck. « 
(A part la torture, qu’est-ce qui pourrait produire la folie plus rapidement que ce traitement ? Voilà des femmes envoyées pour être soignées. Je voudrais que les médecins experts (…) prennent une femme saine de corps et d’esprit, la fassent taire et asseoir de 6 heures du matin à 8 heures du soir sur un banc, qu’ils ne l’autorisent pas à parler ou à bouger pendant tout ce temps, qu’ils ne lui donnent aucune lecture et aucune nouvelle du monde, qu’ils lui donnent de la mauvaise nourriture et de mauvais traitements, et qu’ils voient en combien de temps elle devient folle. Deux mois feraient d’elle une épave physique et morale.)

Le Tour du monde en 80 jours

Nellie Bly

 Par la suite, Nellie utilisera à plusieurs reprises cette technique d’infiltration pour mener ses enquêtes. En 1887, elle infiltre l’entourage d’un trafiquant qui sera traduit en justice après son reportage. En 1888, seize ans après la parution du Tour du monde en 80 jours de Jules Vernes, elle émet l’idée d’effectuer elle-même un tour du monde sur les traces de Phileas Fogg. Dans un premier temps, le New York World estime qu’elle n’en sera pas capable et refuse, et ce n’est qu’un an plus tard qu’elle se met en route.

Le 14 novembre 1889, Nellie part du New Jersey sur l’Augusta Victoria, qui la mène en Angleterre. En France, elle rencontre Jules Verne à qui elle fait bonne impression. Elle poursuit ensuite son voyage en train, en montgolfière, en bateau, passant par l’Italie, l’Egypte, la Chine, Singapour, Hong Kong, le Japon…

A chaque étape, Nellie envoie des récits de son aventure qui font sensation. Elle boucle son tour en revenant à Jersey City le 25 janvier 1890, en 72 jours, devenant la première femme à réaliser un tour du monde sans être accompagnée d’un homme.

A l’annonce de son succès, Jules Vernes fera publier dans l’Écho de la Somme :

«  Amiens, 25 janvier
Jamais douté du succès de Nellie Bly, son intrépidité le laissait prévoir.
Hourra ! Pour elle et pour le directeur du World !
Hourra ! Hourra !  »

Les affaires

Nellie Bly par Bettmann/CORBIS
Nellie Bly © Bettmann/CORBIS

Au New York World, Nellie poursuit ses investigations et publie des articles engagés sur des questions de société, s’attaquant à la corruption de la classe politique et s’attachant toujours autant aux conditions de vie des ouvriers et des femmes. Elle rencontrera et interviewera notamment les militantes Emma Goldman et Susan B. Anthony. A cette période, cependant, son frère décède et Nellie décide de se charger de sa veuve et de ses orphelins ; elle se retrouve alors en situation financière délicate. En 1895, elle surprend tout le monde en épousant le vieux millionnaire Robert Seaman, de 42 ans son aîné.

Peu à peu, Nellie s’éloigne du journalisme et s’implique de plus en plus dans la gestion de la fabrique de bidons métalliques de lait de son époux. Elle crée même un nouveau type de bidons. A la mort de Robert en 1904, elle prend les rênes de l’affaire et offre des conditions de vie uniques à l’époque à ses ouvriers : meilleurs salaires, assurance santé, création de centres de loisirs et de bibliothèques pour les ouvriers… Mais sa gestion des affaires ne permet pas de les maintenir à flot, et elle doit vendre les usines en 1914.

« La meilleure journaliste d’Amérique »

Pendant la Première guerre mondiale, Nellie s’installe au Royaume-Uni et y devient correspondante de guerre pour le New York Evening Journal. Elle y assiste également au combat des suffragettes, qu’elle suit de près et dont elle prédit qu’elle seront rapidement suivies aux Etats-Unis. Après l’armistice, Nellie rentre à New York et y poursuit son travail de journalisme d’investigation sur ses thèmes de prédilection : monde ouvrier, monde politique, condition féminine. Elle s’investit également en faveur du droit de vote des femmes.

Nellie Bly meurt le 27 janvier 1922 d’une pneunomie. Le lendemain, la presse annonce la mort de « la meilleure journaliste d’Amérique ».

Liens utiles

Page Wikipédia de Nellie Bly
Nellie Bly Online (anglais)
Nellie Bly, journaliste
Little Orphan Nellie (anglais)
Young and brave, girls changing history : Nellie Bly (anglais)

source:
https://histoireparlesfemmes.com/2016/11/28/nellie-bly-la-premiere-journaliste-dinvestigation/

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Ndaté Yalla (Ndieumbeutt) Mbodj: LE CAUCHEMAR DES COLONS

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En 1855, les Français arrivent sur la côte sénégalaise dans l’espoir de la coloniser, ils se heurtent à la résistance d’une femme. Postée sur son trône, le visage altier et le corps opulent, elle fume sa longue pipe. Autour d’elle, plus de 500 femmes richement vêtues et une gigantesque armée lui obéissent au doigt et à l’œil. Elle connaît bien ces envahisseurs – sa famille, les Tédiek, s’est enrichie grâce à leur long règne et aux nombreux échanges avec les comptoirs français – et elle est prête à prendre les armes pour défendre ce qui est à elle.

Ndaté Yalla Mbodj est la dernière grande Linguère du Waalo, royaume du Nord-Ouest du Sénégal.
En langue sérère et wolof, linguère signifie reine ou princesse, c’est le titre attribué à la mère ou à la sœur du souverain. Et il n’était pas rare que l’une d’elles accède au trône. Les Linguères étaient donc préparées à diriger leur peuple, politiquement et militairement. Elles étaient formées pour gérer le royaume d’une main de fer ainsi que pour trancher les affaires internes et les problèmes du quotidien. Elles étaient surtout éduquées au métier de la guerre et au maniement des armes. Le courage est un trait dont elles héritèrent de génération en génération. Et Ndaté Yalla a en elle le tempérament fier de sa mère, la Linguère Fatim Yamar. Elle se souvient encore de sa mort.

À la mort de sa sœur, Ndaté Yalla accède au trône. Elle fait tomber tous ses ennemis et se plaît à défier les Français, à qui elle rappelle sans cesse leur condition d’étrangers sur ses terres. Ne se fiant pas aux visages amicaux et commerciaux que les hommes blancs laissent paraître, elle écrit continuellement à l’administrateur Faidherbe pour lui faire renoncer à toute envie de conquête. En 1851, elle lui envoie une missive : « Le but de cette lettre est de vous faire connaître que l’Ile de Mboyo m’appartient depuis mon grand-père jusqu’à moi. Aujourd’hui, il n’y a personne qui puisse dire que ce pays lui appartient, il est à moi seule.
Ndaté se considère comme la seule souveraine du Royaume du Waalo et n’hésite pas une seconde à livrer des batailles acharnées aux Français qui oseraient défier sa légitimité royale. Elle va jusqu’à piller les environs de Saint-Louis pour narguer Faidherbe et lui rit au nez quand il réclame un remboursement des dommages causés.
Le poussant toujours un peu plus à bout, elle fait prévaloir ses droits sur les îles de Mboyo et de Sor, l’actuelle ville de Saint-Louis, et fait interdire tout commerce avec les français. Ces derniers n’en peuvent plus de son audace. Faidherbe rassemble toutes ses troupes et lance l’attaque contre le royaume insoumis, qui cette fois tombe sous les coups ennemis. Admiratif de la bravoure de la Linguère Ndaté Yalla, Faidherbe emmène le fils de la reine vaincue afin de le scolariser à l’école des otages de Saint-Louis. Mais Sidiya, 10 ans, a déjà reçu l’éducation trempée dans la fierté nationale de sa mère et refuse tout contact avec l’ennemi. Faidherbe le baptise Léon, fait de lui son filleul et l’envoie étudier au lycée impérial d’Alger, espérant que l’éloignement de sa terre natale assouplira son esprit, le rendant ainsi plus docile. En vain. Jusqu’à sa mort, le fils de la dernière Linguère défiera les français, refusant coûte que coûte de parler la langue des colons et de porter leurs vêtements. A ce jour, Ndaté Yalla Mboj, la rebelle, reste encore une des figures emblématiques.

(Statue de la Linguère Ndate yalla dans le Nord du Sénégal)


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Journée internationale de la femme 2019

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HOMMAGE AUX FEMMES DE LA PÊCHE ARTISANALE EN CÔTE D’IVOIRE

Un Reportage de l’Union des sociétés coopératives des femmes de la pêche et assimilée de Côte d’Ivoire (USCOFEP-CI). Réalisé par Madame Andréa DURIGHELLO.

  • La pêche, c’est une histoire de famille, un métier qui se passe de génération en génération. Déjà dans mon enfance, j’étais là avec ma mère à vendre et à transformer le poisson. Ce travail nous aide beaucoup, il couvre nos besoins quotidiens, il scolarise nos enfants. Même si beaucoup d’entre nous ne sont pas mariées, nous ne plaignons pas car la pêche nous permet de nous prendre en charge et de soutenir nos enfants et nos familles.

    Je ne me plains pas de la manière dont je travaille, ce que je fais me rends fière. Je ne me soucie pas de ceux qui se croient au-dessus de moi. Tout ce qui m’importe, c’est que ce métier que j’aime me permette de me prendre en charge et d’obtenir ce que je souhaite. Grâce à ce commerce, j’ai pu scolariser mes enfants. Ma famille est fière de moi.

    Pour cette journée de la femme 2019, je souhaite dire merci à toutes les femmes qui sont dans ce domaine. Qu’elles soient courageuses, qu’elles persévèrent ! Moi je me tiens debout devant vous, j’ai été persévérante. Qu’elles persévèrent car c’est dans la persévérance qu’on arrive au bout. Qu’elles soient courageuses.
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ESTHER BOUA: elle ose

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interview de l’initiatrice de la conférence ose du 23 février 2019

Conférence Ose pour la promotion de l’entrepreneuriat le 23 février 2019 au Palm Club d’Abidjan

H: BONJOUR ESTHER

E: Bonjour

H:COMMENT AVEZ-VOUS CHOISI VOTRE IDEE ?

E:Merci pour l’opportunité que vous me donnez de partager mon petit bout de chemin dans l’entrepreneuriat avec d’autres entrepreneurs. Pour CalinBisou, l’idée m’est venue suite à l’achat de vêtements pour ma fille ; vue la beauté des vêtements, J’ai tout de suite pensé aux mamans ainsi qu’au marché ivoirien qui n’en disposait pas vraiment. Mais ne vivant pas en Côte d’ivoire; j’ai donc pensé aux réseaux sociaux ! j’ai alors décidé de créer une boutique en ligne que j’allais pouvoir gérer à distance. C’est comme ça que j’ai lancé CalinBisou en avril 2018.  MiraShop c’était presque pareil, après achat d’une perruque qui avait un très bon rapport qualité/prix et qu’en Côte d’ivoire cette qualité de perruque était vendu très cher, j’ai saisi l’opportunité de la rendre plus accessible aux filles qui vous le savez adorent ces produits. Petite anecdote, j’ai créé la page le jour de l’anniversaire de ma fille où  j’ai eu ce déclic là de prendre le nom de sa poupée pour ma page, mira, (rire) et ça a donné MiraShop ! Ces deux idées de business ont donc été choisies dans le souci de répondre à un besoin, en fonction de mes aptitudes commerciale et de ma passion pour l’univers des enfants.

H: L’ENTREPRENEURIAT S’EST-IL IMPOSE A VOUS OU ETAIT-CE UN CHOIX DELIBERE ?

E: Pour moi l’entrepreneuriat a été un choix délibéré, c’est une vocation, c’est ma passion. Etant  banquière de formation, j’exerce actuellement en tant que salariée et en même temps en tant qu’entrepreneure mais au fond de moi je sais que je finirai à temps plein dans les affaires (rire).

H:QUELS ONT ETE VOS PROBLEMES MAJEURS ?

E: Etant à cheval entre mon travail et mes activités entrepreneuriales. Mon problème majeure a été la gestion du temps ;  après vient la famille dont il faut s’occuper. Et en tant qu’épouse et maman,  cela est d’autant plus compliqué en Europe vu qu’on n’y a pas la possibilité de se faire aider, heureusement que j’ai un mari formidable qui m’apporte un soutien infaillible ! Un autre problème est celui de trouver le bon collaborateur ce qui ne s’avère guère facile encore pour les personnes vivant à l’extérieur ; j’ai également été confrontée à un autre problème que rencontrent aussi la plupart des entrepreneurs, celui du financement, sans compter les petits problèmes de gestion de l’entreprise tels que l’établissement des prévisions en début d’activité, la gestion des finances, la concurrence, etc… 

H:COMMENT AVEZ-VOUS FAIT FACE AUX DIFFICULTES DU DEBUT ET COMMENT CONTINUEZ VOUS A Y FAIRE FACE ?

E:Lorsqu’on est une femme entrepreneure les choses sont différentes ,il faut redoubler d’effort surtout si l’on a une famille, j’en profite pour dire à celles qui sont encore célibattantes d’en profiter (rire) ! Tout est une question d’organisation ; il faut mettre à profit chaque seconde qui passe ; lorsqu’on décide d’être entrepreneure il y a des sacrifices à faire, banir par exemple les télénovelas et mettre ce temps à profit. Au début de CalinBisou j’étais toute seule à gérer la page, je n’avais plus de temps pour moi, mes pauses au travail, mes soirées après avoir pris soin de ma maison, étaient consacrées à mon activité, jusqu’a me cacher dans les toilettes pour échapper aux pleurs de ma fille, (rire) mais il faut pouvoir trouver  l’équilibre entre sa vie professionnelle, sa vie familiale et ses affaires. Je me suis fixé des horaires pour mes activités, je me suis imposé un temps pour ma fille, pour ma maison, le maître mot c’est l’organisation.

Pour le problème des ressources humaines, vous avez besoin des bonnes personnes  pas des meilleures ;  et c’est la personne en qui vous avez confiance et qui épouse votre vision le reste suivra. Dans un premier temps j’ai commencé seule, après j’ai dû réquisitionner ma sœur pour les livraisons, et quelques temps après j’ai eu un collaborateur. Il ne faut pas se précipiter pour embaucher, il faut commencer soi-même pour bien cerner l’activité et ensuite déléguer. J’en profite aussi pour souligner qu’il faut prendre à leur juste valeur les collaborateurs qui portent avec nous le business et ne pas les considérer comme nos employés, c’est très important pour la culture d’entreprise et la pérennité de notre business.

En ce qui concerne les petits problèmes quotidiens comme les prévisions, la gestion des finances, et autres il faut être très flexible. Pour les prévisions par exemple on pense, surtout dans les débuts pouvoir faire un chiffres d’affaires extraordinaire, mais ce n’est pas toujours le cas.Je me souviens que mon premier stock qui était prévu initialement pour un mois a été écoulé en 3 mois, j’ai dû refaire mes calculs, adapter mes coûts et repenser ma stratégie de vente. Il faut pouvoir toujours s’adapter. Pour la gestion des finances il faut de la rigueur, et surtout une traçabilité, il faut tenir des comptes que ce soit dans des cahiers ou dans des fichiers Excel, cela permet de suivre l’évolution de son activité et d’assurer l’exploitation de son entreprise. On ne devient pas entrepreneur pour prouver aux autres qu’on a réussi, il faut savoir distinguer les bénéficies de l’entreprise de notre bourse personnelle auquel cas on se retrouvera très vite au point zéro.

Niveau concurrence, il faudrait partir sur quelque chose d’original qui nous différencie; cela peut être la courtoisie et l’amabilité avec laquelle on reçoit les clients, ça peut être la qualité de nos produits par rapport à la concurrence, ou encore un service supplémentaire qu’on ne retrouve que chez nous. Comme le disait Jack Ma, fondateur de Alibaba ‘’il faut apprendre de vos concurrents mais jamais les copier’’.

Je termine avec le problème du financement, qui en fait n’en est pas un.En entrepreneuriat, on vous donnera de l’argent à deux grandes conditions : soit vous avez déjà de l’argent (on ne prête qu’à celui qui peut rembourser) dans ce cas le problème de financement n’a pas lieu d’être, soit votre activité est assez mature pour  générer du profit de sorte à pouvoir rembourser sans problème le prêt qu’on vous accordera ; et dans ce deuxième cas de figure il faut de l’expérience, il faut avoir déjà commencé, il faut avoir fait ses preuves, pendant un bon moment. Le conseil que je donne donc à ceux qui attendent le financement avant de commencer c’est de commencer avec ce qu’ils ont ! L’argent ne tombera pas du ciel, réveillez-vous, il faut accepter de commencer petit, mettre en place un plan d’action sur une durée bien précise, ajuster au fur et à mesure, être rigoureux dans sa gestion financière, et surtout ne jamais perdre de vue sa vision. Vous voulez ouvrir un grand restaurant ? Commencez par exemple à livrer des plats au bureau sur commande, vous voulez commencer un commerce qui nécessite 100.000f, commencez avec un seul article, vous le vendrez plus vite en plus ; vous voulez avoir une chaîne télé, commencez par faire des vidéos sur You tube,  vous pouvez arriver à vos fins avec le temps, du courage et de la détermination ! Ça prendra le temps que ça prendra mais vous y arriverez !

H:POURRIEZ-VOUS NOUS EN DIRE UN PEU PLUS SUR BEST LIFE ?

E:Best Life est une association française Loi 1901, à but non lucratif, qui a pour objet la promotion de l’entrepreneuriat auprès des jeunes. Notre siège est à Paris mais nous avons des représentants locaux à Abidjan.

Nous sommes partis du constat que beaucoup de jeunes, surtout chez nous en Afrique, n’ont pas les informations, la formation, le financement et les outils nécessaires pour se lancer dans l’entrepreneuriat.

L’objectif de Best Life est de montrer à tous ces jeunes qu’ils peuvent et doivent prendre en main leur avenir !  Par le biais de notre chaine Best Life TV nous leur apportons tous les outils nécessaires pour se lancer et réussir dans l’entrepreneuriat. Parallèlement à nos émissions nous organisons des séminaires, des ateliers de formation et des conférences. A propos, notre conférence annuelle dénommée OSE  se tiendra ce samedi 23 février 2019 à l’hôtel Palm Club à Abidjan. Nous attendons une centaine de jeunes ! Les inscriptions se font sur la page Facebook de l’association (@Best Life) via notre messagerie privée.

J’invite tous les jeunes qui ont un projet, qui veulent se lancer, ou qui cherchent du travail à participer à cette conférence qui va leur donner un grand coup d’élan dans la réalisation de leurs objectifs!

H:NOUS TERMINONS CETTE ENTREVUE, QUEL EST VOTRE MOT DE FIN ?

E:Je voudrais dire à tous les jeunes, que quelques soient les difficultés auxquels ils seront confrontés, il existe toujours un moyen de contourner ou de résoudre ces difficultés. Cela demandera du temps, des efforts, des sacrifices, des concessions, et bien plus ; mais si vous êtes déterminés à réaliser votre rêve, rien ne pourra vous arrêter !  Apprenez, cherchez, formez-vous, osez, commencez petit, ayez une vision, soyez rigoureux, faites les bons choix et je peux vous assurer que la réussite frappera à votre porte, bien plus tôt que vous ne l’imaginiez ! Je vous remercie.

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ADA S. HEGERBERG: premier Ballon d’or féminin

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Ada Stolsmo Hegerberg, est une footballeuse internationale norvégienne évoluant au poste d’attaquante avec l’Olympique lyonnais. Elle est la jeune sœur d’Andrine Hegerberg, joueuse elle aussi mais au Paris Saint-Germain Football Club. Elle rentre dans l’histoire comme première femme ballon d’or.

Sa carrière

Ada débute en 2010, à 14 ans, en Toppserien avec le club de Kolbotn IL, ensuite rejoint l’Olympique lyonnais pour la saison 2014-2015 où elle remporte notamment trois Ligues des champions consécutives en 2016, 2017 et 2018.
Ada Hegerberg débute en équipe nationale à l’âge de 16 ans, le 19 novembre 2011 face à l’Irlande du Nord.

Le 8 octobre 2018, la joueuse est nommée parmi les quinze prétendantes au premier Ballon d’or féminin.

Le 3 décembre 2018 elle remporte le premier Ballon d’or féminin. Ce prix est une victoire pour toutes les femmes et une grande avancée dans le combat pour l’égalité du genre.

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JOSINA MACHEL: Freedom Fighter

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Elle est née sous le nom de Josina Abiathar Muthemba le 10 août 1945 dans la province méridionale de inhambane.
Josina Machel devient active politiquement dans les groupes d’étudiants clandestins, et membre d’une cellule illégale du Front de Libération du Mozambique, plus connu sous son abréviation portugaise FRELIMO.

A 18 ans, Josina Machel décide de fuir le Mozambique pour rejoindre la guerre de libération contre les Portugais. Lors de sa première tentative de fuite, elle est capturée dans ce qui était alors la Rhodésie du Sud (aujourd’hui le Zimbabwe), renvoyée chez elle et emprisonnée pendant plusieurs mois. Lors de sa seconde tentative, elle parvient à se rendre au siège du Frelimo à Dar es Salaam, la capitale de la Tanzanie.
Elle reçoit alors une formation militaire et gravit les échelons du FRELIMO, devenant chef du Département des affaires sociales du parti en 1969 à l’âge de 24 ans. La même année, elle épouse Samora Moisés Machel, qui deviendra le premier président d’un Mozambique indépendant en 1975. Mais Josina n’a pas vécu suffisamment longtemps pour voir son pays libéré des Portugais. Elle meurt des suites d’une grave maladie à Dar es Salaam en 1971.

Militante des droits de la femme

Militante pour les droits des femmes
Pour son attachement à la cause de l’indépendance au nom duquel elle a même refusé une bourse pour aller étudier en Suisse, préférant rester et continuer à se battre dans la guerre contre les Portugais. Elle s’est également battue pour le droit des femmes à prendre part à la lutte de libération du pays, à porter les armes, et à être politiquement actives.

L’héritage de Josina Machel est évoqué chaque année le jour de sa mort, le 7 avril. À cette date, le Mozambique célèbre sa Journée nationale de la femme, rendant ainsi hommage à son engagement pour l’égalité des droits.

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Patricia ou la passion de la cordonnerie

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L’on définit la cordonnerie comme l’ activité, le métier, le travail du cordonnier;  mais aussi comme l’ industrie de la chaussure.  Etymologiquement, un cordonnier (au féminin une cordonnière ; altération de cordouanier, est un « artisan travaillant le cuir de Cordoue »). est une personne qui fabrique ou répare des chaussures. https://fr.wikipedia.org/wiki/Cordonnier

Un métier d’homme

Sous nos tropiques, cette profession est souvent dévolue aux hommes tant dans sa forme informelle ou précaire que dans celle des chaussures de luxe.Nous ne tenterons pas d’expliquer les raisons de ce fait mais nous présenterons plutôt une jeune dame qui en est passionnée au point d’en avoir fait son métier.

Elle s’appelle Yapo Yapi Patricia et a son atelier juste sous un arbre à Cocody Saint Jean (quartier d’Abidjan). Nous l’avons rencontrée puisque ce qu’elle fait peut paraître non conventionnel.

Naissance d’une passion

Son amour pour la cordonnerie a débuté quand elle n’était encore qu’une élève. Alors qu’elle se rendait chaque jour à l’école elle rencontrait sur son chemin un monsieur, un cordonnier qui la fascinait par son savoir faire. Elle a donc décidé d’apprendre ce qui deviendra plus tard son métier. Elle décide ainsi de quitter l’école pour s’y adonner pleinement.

Un Rêve: créer un école de cordonnerie

Notre héroïne on vous l’a dit est une passionnée et une rêveuse aussi. Elle aimerait bien sur arriver au niveau de la formalisation mais pas que. Son but à long terme est de créer un centre d’apprentissage de la Cordonnerie à ceux qui voudraient s’y former, comme il en existe déjà au Ghana nous fait- elle savoir.

Des matériaux de recyclage

Afin de minimiser ses charges Patricia a trouvé une astuce toute simple elle utilise des matériaux issus du recyclage. Des tissus ou des habits issus des balles de friperie. Elle utilise aussi des matières comme le jeans. Et c’est très beau. Pour l’instant, ses clients sont composés des passants et des amis.

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4 février 1913- 24 octobre 2005: ROSA PARKS

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Rosa Parks est devenue une figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis en refusant de laisser sa place à un passager blanc dans un autobus en décembre 1955.

Rosa Louise McCauley Parks, dite Rosa Parks (née le  4 février 1913 à Tuskegee, en Alabama et morte le 24 octobre 2005à Détroit, dans le Michigan), est une femme afro-américaine qui devint une figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis, ce qui lui valut le surnom de « mère du mouvement des doits civiques  » de la part du Congrès américain. Rosa Parks a lutté par la suite contre la ségrégation raciale avec Martin Luther King Jr..

Elle est devenue célèbre le 1er décembre 1955, à Montgomerry  (Alabama) en refusant de céder sa place à un passager blanc dans l’autobus conduit par James F.Blake. Arrêtée par la police, elle se voit infliger une amende de 15 dollars. Le 5 décembre 1955, elle fait appel de ce jugement.


« Les gens racontent que j’ai refusé de céder mon siège parce que j’étais fatiguée, mais ce n’est pas vrai. Je n’étais pas fatiguée physiquement, ou pas plus que d’habitude à la fin d’une journée de travail. Je n’étais pas vieille, alors que certains donnent de moi l’image d’une vieille. J’avais 42 ans. Non, la seule fatigue que j’avais était celle de céder. »

Rosa Parks
 autobiographie ( publiée avec James Haskins en 1992) :

Dans les bus de Montgomery, les quatre premiers rangs sont réservés aux Blancs. Les Noirs, qui représentent trois quarts des utilisateurs, doivent s’asseoir à l’arrière. Ils peuvent néanmoins utiliser la zone centrale, jusqu’à ce que des Blancs en aient besoin ; ils doivent alors, soit céder leur place et aller vers le fond, soit quitter le bus. Comble de l’humiliation : si ces places sont occupées, les Noirs doivent bien acheter leur billet à l’avant, mais sont tenus de sortir avant de rentrer de nouveau par la porte arrière du bus pour accéder aux emplacements qui leur sont attribués. Mme Parks n’était pas la première personne à violer ce règlement, d’autres l’avaient payé durement, parfois de leur vie].


Rapport de police sur Rosa Parks du 1erdécembre1955, page 2.

Pendant des années, la communauté noire se plaint de la situation et Mme Parks ne fait pas exception : « Ma résistance à ces mauvais traitements dans le bus n’a pas commencé avec cette arrestation. J’ai fait beaucoup de marche à pied à Montgomery. » Parks en fait une expérience publique un jour pluvieux de novembre 1943, quand le chauffeur de bus James Blake, comme à son habitude, lui demande de payer sa course à l’avant, redescendre et de remonter par la porte arrière. Voyant que du monde gêne l’accès par l’arrière, elle décide d’aller directement vers le fond. Blake, furieux, la main sur son revolver, l’empoigne pour la ramener vers l’avant. Elle laisse alors tomber intentionnellement son sac à main et s’assied un instant sur un siège réservé aux passagers blancs pour le récupérer. Blake lui laisse à peine le temps de descendre du bus, qu’il redémarre. Rosa Parks marche plus de huit kilomètres sous la pluie. Ironie du sort, ce sera le même chauffeur le 1er décembre 1955 alors qu’elle cherchait à l’éviter depuis cet événement16. Ce jour de 1955, elle n’avait semble-t-il pas prémédité son geste, mais une fois décidée, elle l’assume totalement. Elle déclare d’ailleurs dans son autobiographie (qu’elle a publiée avec James Haskins en 1992) :

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosa_Parks

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Helen Abrahams Keller: l’histoire d’une vie

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Helen Abrahams Keller devint aveugle, sourde et muette à l’âge de 18 mois, après une congestion cérébrale. Lorsqu’elle eut sept ans, Ann Sullivan, jeune institutrice malvoyante, fut chargée de son éducation. Elle parvint peu à peu à sortir la petite fille de son isolement en lui apprenant à communiquer avec des signes dans le creux de la main. Faisant preuve de persévérance et bravant tous ses handicaps, Helen Keller suivit sa scolarité au Radcliffe College (Harvard) et obtint son diplôme universitaire( première personne handicapée à l’obtenir)

Sa détermination a suscité l’admiration partout dans le monde, principalement aux États-Unis. 
Elle a écrit 12 livres et de nombreux articles au cours de sa vie tout en menant aussi de nombreux combats.

Helen Keller crée une fondation pour personnes handicapées et milite au sein de mouvements socialistes, féministes et pacifistes. Elle écrit des essais politiques, des romans et des articles de journaux.

En 1915, elle fonde avec George Kessler l’organisation Helen Keller International (HKI) afin de soutenir la prévention de la cécité et la réduction de la malnutrition dans le monde. HKI est aujourd’hui présente dans 22 pays.

En 1925, Helen Keller assiste à la convention du Lions Clubs International (l’organisation de Clubs-Service fondée 8 ans plus tôt, en 1917, par l’homme d’affaires philanthrope de chicago Melvin Jones) et met les Lions au défi de devenir les « chevaliers des aveugles dans la croisade contre les ténèbres »
Les Lions acceptèrent de relever le défi et sont depuis lors engagés dans des programmes pour la vue visant à combattre la cécité évitable.

En 1971, le Conseil d’administration du Lions Clubs International déclare le 1er juin( jour de sa mort en 1968), la « Journée Helen Keller ». À l’occasion de cette journée, les Lions du monde entier organisent des projets autour de la vue.

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