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Mandela Day 2022, MTN Côte d’Ivoire soutient les filles dans les sciences et lance la 2e édition des “Awards de l’excellence”

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La Journée internationale Nelson Mandela ou Nelson Mandela Day a été instaurée par l’UNESCO en 2009 et célébrée le 18 juillet de chaque année afin de commémorer la contribution de Nelson Mandela, militant de la cause anti-apartheid et premier président noir d’Afrique du Sud, à « la promotion d’une culture de paix ». En Côte d’Ivoire, c’est aussi un moment qui est célébrée par la maison de téléphonie MTN au travers de sa fondation. Ce Lundi 18 Novembre 2022, à l’hotel Azalai Abidjan, MTN a procédé au lancement de la 2e édition des “Awards de l’excellence Nelson Mandela” destinés à récompenser les 12 meilleures filles au Baccalauréat dans les séries scientifiques et technologiques pour le compte de l’année académique 2021-2022.

Pendant cette cérémonie qui a vu la participation d’officiels tels que les agents de la mission diplomatique de l’Afrique du Sud, le système des nations unies, les représentants de l’Etat ivoirien, un panel sur les enjeux de l’éducation scientifique des filles a pu instruire efficacement les personnes présentes. L’objectif était d’encourager davantage les filles à s’intéresser davantage aux STEM et ainsi favoriser leur autonomisation. Ce panel de haut niveau a été animé par Mesdames BAKAYOKO représentante du Ministre de l’éducation,  Christelle ASSIROU, Présidente de L’ONG Femmes et Tic et Natenin COULIBALY Secrétaire générale de la Fondation MTN.

Madame Natenin COULIBALY Secrétaire générale de la Fondation MTN, Madame BAKAYOKO représentante du Ministre de l’éducation, Madame Christelle Assirou, présidente de femmes et TIC

La question primordiale a été de comprendre pourquoi encore aujourd’hui les filles n’arrivent pas à briser le plafond de verre quand il s’agit du domaine scientifique. Selon Madame Assirou, l’école comme reflet de la société perpétue encore certaines pratiques teintées de stéréotypes sexistes, à cela s’ajoute les couts des manuels scientifiques, le contexte socio culturel encore limitant, la prépondérance des violences basées sur le genre et le taux inquiétant des grossesse en cours de scolarité. Ce sont autant de facteurs qui peuvent expliquer ce fait.

Mais, convaincu de la nécessité de passer outre ces obstacles, l’Etat a mis en place des solutions au travers du Ministère de l’éducation nationale et de sa politique genre. C’est ce qu’a relevé la représentante de la ministre. Maintenant des plages horaires plus importantes seront octroyées aux matières scientifiques consacrant l’accroissement du nombre de filles dans les filières scientifiques en tant qu’axe stratégique. Plus important encore l’état procède à la réintégration des filles enceintes et mères, ce sont plus de 338 filles qui ont bénéficié de cette mesure. Sont aussi prévues des activités d’émulation pour les filles au Lycée scientifique de Yamoussoukro.

Pour la Secrétaire générale de MTN Côte d’Ivoire, le potentiel des femmes dans le numérique est tout simplement une question de développement car 90% selon MCKinsey des emplois nécessitent le numérique. De ce fait, Mtn academy et son partenaires Simplon, insèrent professionnellement les femmes dans ces métiers. Cet évènement était le lieu de passer des messages au gouvernement et aux prescripteurs afin donner la meilleure prescription aux filles et leur permettre de s’identifier positivement. A celles qui osent, nous souhaitons d’impacter considérablement le monde comme celui qu’on célèbre en ce jour.

Nous avons eu le plaisir de rencontrer les Ambassadrices STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) des différentes universités de Côte d’Ivoire. Elles sensibilisent et aident les autres filles à s’interesser au Bac Scientifique et à ses filières.

Kouadio Affoua Laurence, Ambassadrice STIM
Kouadio Affoua Laurence, Ambassadrice STIM

« L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. » 

Nelson Mandela (1918-2013), Ancien président de la république d’Afrique du Sud

Retrouvez le reportage audio sur notre page Facebook:

https://www.facebook.com/Heroinesdici/videos/1438368679972919


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L’aventure à tout prix : le calvaire de la migration irrégulière des femmes ivoiriennes (partie 2)

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Migrantes (c) Photo Challenges

Quête d’un mieux-être, influence des réseaux sociaux, violences… autant de raisons qui les poussent à partir

Tout d’abord une migration de travail

On l’aura compris par les témoignages d’Emma et des autres femmes rencontrées que le premier motif du départ est la recherche d’un mieux-être. En effet, l’on ne peut exclure le fait que les conditions de vie parfois très difficiles des femmes les poussent à partir vers ce qui serait considéré comme l’Eldorado. Il s’agit en ce qui concerne les Ivoiriennes d’une migration qui est plus orientée vers le travail. C’est ce qui ressort de l’étude de l’OIM qui retrace le parcours des migrantes de retour, 95% des femmes migrantes de retour interviewées étaient parties pour des raisons économiques avec pour objectif principal de trouver un emploi plus décent. Cette motivation est encore plus forte quand la femme a seule un enfant à charge et une famille. 75% des femmes retournées avaient au moins un enfant à charge avant leur départ. Oumou Sacko, une migrante de retour, a confié qu’elle restait, avec sa sœur, l’espoir de sortir de la misère de son père. La plupart des femmes que nous avons interrogées partaient à l’aventure pour avoir de l’argent et rentrer si possible après avoir obtenu gain de cause.

Fuir les violences… À la recherche de plus de droits…

Ce qui rend d’ailleurs la migration féminine différente de celle des hommes est que pour la majorité d’entre elles, il s’agit  plus d’une stratégie de survie profondément personnelle plutôt que d’un acte de réalisation social, observe l’OIM. En effet, la précarisation à laquelle a dû faire face une bonne frange de la société et la condition féminine perçue comme meilleure ailleurs sont des facteurs déterminants dans la décision de voyager. Les femmes qui partent recherchent l’autonomie, une amélioration de leurs conditions de femme. Le lien entre l’émancipation féminine – plus acceptée dans un contexte occidental – et la migration est net. Cette thèse est corroborée par Dr Lally Kouadio, anthropologue des migrations. Il assure que ces femmes sont mues par “le désir de rechercher plus de droits, où on ne court pas le risque d’être humiliée. L’Occident, c’est le lieu où il existe la liberté d’expression, où il n’existe pas le poids social de la prédominance de l’homme sur la femme”. D’ailleurs, les femmes qui réussissent cette épreuve et qui reviennent sont considérées dans leurs communautés parfois au même titre que les hommes, sinon mieux que les hommes qui sont restés. Un fait, qui comme un cercle vicieux, entraîne d’autres femmes ou filles à tenter l’expérience.

Les violences faites aux femmes sont à considérer dans le schéma migratoire féminin. Dans un pays comme la Côte d’Ivoire, où ces violences sont de plus en plus récurrentes, les femmes qui tentent d’y échapper le font parfois au péril de leurs vies. Elles fuient les mariages forcés, les excisions, les coups… Rien qu’en 2020, l’ONG Citoyennes pour la promotion des enfants femmes et minorités (CPDEFM) a recensé 1 290 cas de mariage de filles de moins de 18 ans et 1 121 viols. En Europe, dit-on, “la femme a des droits”. Cette raison a d’ailleurs été évoquée par l’un des avis que nous avons recueilli lors de notre sondage lorsque nous avons posé la question de savoir ce qui pourrait pousser les femmes à migrer illégalement.

Mais aussi les réseaux sociaux et les pseudo-réussites

Les réseaux sociaux et leur prisme déformant de la réalité jouent aussi un rôle important dans le choix que font tant les femmes que les hommes de partir à l’aventure. Les réussites parfois virtuelles que présentent certaines sont des catalyseurs de ces départs clandestins. Pour Mariam, 26 ans, ménagère et identifiée comme potentielle migrante à Daloa, ”l’influence des migrantes qui ont réussi à se faire une place en Europe incitent beaucoup les jeunes filles à partir”. Et les départs se font plus nombreux après les fêtes religieuses où ces personnes quand elles reviennent au pays peuvent faire face à d’énormes dépenses. Naissent au sein de la communauté des frustrations, des comparaisons qui déclenchent l’envie de partir. 

Ces réseaux sociaux sont les appâts des plus jeunes qui sont constamment connectés.  Mawa Doumbia, la quarantaine, commerçante, a découvert avec effarement que sa fille d’à peine 17 ans en classe de 3e avait emprunté en cachette la route de la Libye avec d’autres jeunes de son âge, dont sa cousine. Sa fille Mariam lui a volé l’argent de la tontine qu’elle gardait. L’objectif reste le même : réussir en Europe, fuir la misère et le quotidien.

”Un matin, elle a pris l’argent de la tontine que j’ai gardé et s’en est allée en faisant croire qu’elle partait chez sa camarade (…) Il paraît qu’elle est en Libye . Mais elle n’a pas encore pu traverser. Ce n’est pas facile. Je lui dis de revenir mais elle refuse, c’est cela le problème. Je demande à Dieu qu’elle ne meurt pas”

Mawa Doumbia, mère de Migrante

Des conditions de voyage plus difficiles quand on est une femme

Les femmes paient un tribut plus lourd que les hommes sur la route migratoire et leur mortalité est plus élevée. En effet, les obstacles et les dangers induits par les migrations sont souvent différents pour les femmes, qui se heurtent à des sources d’insécurité supplémentaires en raison des inégalités auxquelles elles sont soumises en tant que femme dans leur situation économique, sociale et politique.

ABUS ET TRAUMATISMES PSYCHO-SOCIAUX, le double niveau de vulnérabilité des femmes migrantes

Les femmes ivoiriennes ont été surexposées à la violence physique et psychologique que ce soit sur leur lieu de travail, sur la route ou en détention. Les abus vécus ont pu prendre plusieurs formes incluant le travail non rémunéré, les violences sexuelles, le racisme, la prostitution ou la vente d’êtres humains. Aux dires de Sarah, qui a vécu l’expérience de travail au Koweït, son voyage a pris la forme de l’esclavage moderne. Elle n’avait ni droit, ni repos, ni titre de séjour, celui-ci ayant été confisqué dès son arrivée par la famille qui l’avait ”achetée”. ‘‘Le ménage c’est de 06h du matin à 02 h sans arrêt, on manquait même d’être violée parfois’’ nous raconte-t-elle. Ces femmes reviennent traumatisées et en mauvaise forme physique pour la grande majorité. 

Selon un rapport réalisé pour la Division des Nations Unies pour la promotion des femmes, les migrantes sont tout particulièrement exposées aux privations, aux agressions et à la discrimination, discrimination due à la fois à leur situation de migrantes et à leur condition de femmes. Les filles et les jeunes femmes sont particulièrement exposées à toutes sortes de violence et d’abus au cours du voyage. En tant que femmes, elles doivent faire face à la précarité menstruelle, mais aussi aux cas de grossesses durant le voyage. 

Parmi les responsables de ces violences, on compte les proches, les employeurs et, dans certains cas, des personnes jusqu’à lors inconnues de ces femmes. Malheureusement, la spécificité des femmes n’est pas suffisamment mise en lumière. Une étude de l’OIM Côte d’Ivoire sur le trafic illicite de migrants et la traite de personnes montre que près de 30% des femmes ont été victimes de traite dès leur départ de Côte d’Ivoire. De plus, dans plus de 50% des cas, femmes et hommes interviewés ont travaillé à un moment de leur parcours sans être rémunérés, 41% des femmes (contre 17% des hommes) ont déclaré que le salaire perçu au cours de la migration avait été versé à un intermédiaire.

Revenir, mais à quel prix? La difficile réintégration des migrantes ivoiriennes

Endettées, stigmatisées et traumatisées

Pour les femmes qui décident de faire le choix du retour, la décision n’est pas sans conséquences. La motivation de départ est érodée par les conditions de vie difficiles sur le terrain. Si certaines cherchent coûte que coûte à terminer la périlleuse aventure, d’autres par contre décident de revenir pour affronter la dure réalité qui les attend. Cette réalité est celle de la stigmatisation dont elles sont victimes, les attentes des proches qui ont parfois contribué financièrement au voyage et l’endettement. Lorsque l’on compare aux hommes, les migrantes de retour enquêtées ont ainsi contracté plus de crédits. Les chiffres de l’OIM sont alarmants. Les migrantes ivoiriennes de retour (61%) ont contracté un nombre plus important de crédits liés au projet migratoire avant leur départ et les sommes empruntées sont plus conséquentes. Cela se justifie par le mode de transport emprunté par les différents sexes.

30% des femmes migrantes de retour qui ont contracté au moins une dette affirment n’avoir aucun revenu contre 14% des hommes dans la même situation. Bien sûr, il en découle une vulnérabilité plus grande chez les femmes face à la rétribution. Les femmes s’endettent tant auprès de leurs familles que des passeurs. Ces dettes qui sont contractées aussi bien au départ que pendant le voyage, donnent lieu à des violences sur les femmes. 52% des femmes interviewées victimes d’abus, qui ont contracté un crédit lié à la migration, ont dû travailler de façon non rémunérée ou  ont vu leurs papiers confisqués, que ce soit dans un pays de transit ou dans le pays de destination.

Les retournées sont traumatisées tant physiquement que psychologiquement par les abus subis. Un traumatisme exacerbé par un sentiment de honte dans la communauté. Ce fut le cas d’Oumou Sakho, 25 ans, migrante retournée. Elle nous fait part de son expérience en ces termes:  ”J’étais mal perçu par mes amis pour qui j’aurais pu me prostituer pour continuer le voyage. Sur place j’ai rencontré l’ONG AVSI, qui m’a intégrée au projet KAFISSA. Je leur ai fait part de mon désir de faire l’élevage. Après m’avoir formée, ils ont apporté un financement en nature dans la fourniture de tout le nécessaire pour la mise en place de mon business d’élevage de poulets’’.Les femmes migrantes retournées peinent également à retrouver du travail. Cela dégrade encore plus un statut social déjà très précaire et peut pousser certaines à repartir.  

Nous avons reçu deux femmes atteintes de cancer du col de l’utérus à leur retour que nous avons essayé de les aider par tous les moyens avec nos partenaires dans le golf

Hervé N’Dri, président ONG LISAD

Ce qui devait être une expérience de l’amélioration de leurs conditions de vie et de celles de leurs familles s’est transformé en facteur de fragilisation et de précarité. Cela l’est encore plus pour celles qui ont eu des grossesses et/ou des maladies à l’issue de viols dont elles ont fait l’objet au cours du voyage ou avant.

L’appui au retour encore faible pour les femmes ivoiriennes

Le Gouvernement de Côte d’Ivoire et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), avec l’appui de l’Union européenne, mettent en œuvre depuis 2017 l’Initiative conjointe UE–OIM pour la protection et la réintégration des migrants en Côte d’Ivoire. À travers cette initiative, l’OIM Côte d’Ivoire fournit aux migrants ivoiriens qui reviennent une aide au retour volontaire et une aide à la réintégration.

La majorité des migrants assistés dans leur retour volontaire en Côte d’Ivoire sont des hommes. Cependant, la proportion de femmes (21%) reste nettement plus élevée que dans l’ensemble des pays de la sous-région. A titre d’exemple, la part des femmes sur l’ensemble des retours assistés dans le cadre de l’Initiative conjointe FFUE-OIM est de 4% au Burkina Faso, 5% au Mali et en Guinée ou encore 10% au Niger.

Les chiffres de la réintégration de l’ONG AVSI, une ONG italienne présente en Côte d’ivoire depuis 2008 qui s’occupe de la réinsertion des migrants et migrantes, montrent que les femmes migrantes réintégrées sont inférieures aux hommes. Cela peut s’expliquer par les stéréotypes dont elles sont l’objet. Sur 100 bénéficiaires des programmes de réintégration, 10 sont des femmes. Le projet dénommé ‘’Kafissa’’ à Daloa a permis à Oumou Sacko, migrante retournée, de s’investir dans l’élevage dans sa région. Elle qui a vu repartir son amie. Aujourd’hui, elle est propriétaire d’une ferme avicole et envisage son extension.

Les femmes parlent moins de leur retour dans les communautés, et ne sont souvent pas au fait de l’information. «Dans les représentations sociales et familiales traditionnelles, la migration est avant tout considérée comme un acte essentiellement masculin»(Comoé E 2006, relations de genre et migration en Côte d’Ivoire). D’ailleurs, elles finissent souvent par repartir faute d’alternatives.

Oumou Sackho, Migrante retournée dans sa ferme à Daloa

Lavinia Prati, chargée de projet à OIM, explique comment sont réinsérées les personnes retournées. L’OIM met en place tout un système qui prend en compte le profilage, un accompagnement matérialisé par l’assistance médicale, psychosociale et économique. 

En matière d’activités génératrices de revenus, les bénéficiaires des programmes de réinsertion bénéficient de conseils, d’informations sur les projets les plus viables, afin de rentabiliser l’activité choisie. L’OIM essaie de donner tous les outils aux bénéficiaires pour qu’ils soient autonomes dans le futur.Un suivi se fait en fonction de chaque projet, sur une année ou sur une période plus courte. Depuis mai 2017, il y en a 6000 qui ont déjà terminé leur première phase d’assistance et plus de 3000 qui ont finalisé leur processus de réintégration. Les autres sont en cours. Les métiers dits féminins du type cosmétique, coiffure, commerce sont plus ceux qui sont proposés aux femmes.  

Encore aujourd’hui, on déplore le manque d’assistance et de  réparation psychologique dans la plupart des programmes de réinsertion des migrantes autres que ceux de l’OIM. C’est pourtant un soutien indispensable quant à toutes les épreuves qu’elles ont subies.

ENCADRÉ

La migration, en tant que droit humain, s’est transformée en un véritable périple eu égard à un contexte de mondialisation encore étriqué. Par ailleurs, l’instabilité de nos Etats, la récurrence des crises politico-sociales ont favorisé le départ de notre jeunesse et le sentiment d’un Eldorado européen renforcé avec l’arrivée des réseaux sociaux. Ce phénomène longtemps considéré comme purement masculin à cause des rôles de genre s’est progressivement féminisé notamment en Côte d’Ivoire où, on l’a démontré, les femmes aussi partent “se chercher”.

Malheureusement, cette faible prise en compte du genre dans les enquêtes, les réinsertions et même dans la médiatisation du phénomène rend les migrantes encore plus vulnérables. En outre, le constat est que lors des campagnes axées sur les violences faites aux femmes, notamment les 16 jours d’activisme contre les violences, les situations qu’elles subissent sont très rarement abordées par les OSC locales. Que ce soit dans le pays d’origine, de transit ou de destination, les migrantes ivoiriennes sont perpétuellement en danger. Leur spécificité de femme et de catégorie vulnérable est ignorée. Aujourd’hui, plus que jamais ces femmes ont besoin d’appui. En effet, Le HCR retire la Côte d’Ivoire des pays à risque et recommande que ses ressortissants ne bénéficient plus de l’asile à partir de juin 2022. Ce qui a notre sens va accentuer la vulnérabilité des femmes ivoiriennes. Par conséquent, nous faisons les recommandations suivantes : 

  • Renforcer les canaux d’information sur les dangers de la migration irrégulière et les diffuser de manière plus large afin de toucher les migrants potentiels, les migrants en cours de voyage et les candidats au retour ;
  • Organiser des campagnes d’informations sur les voies alternatives de migration légale ;
  • Renforcer les mécanismes de collecte d’informations auprès des migrants de retour, afin de permettre un meilleur suivi ;
  • Identifier des réseaux de traite actifs et des systèmes d’exploitation existant afin d’assurer une meilleure protection des migrants de retour soumis au travail forcé et aux mises sous contrats afin de rembourser leurs dettes ;
  • Travailler sur l’axe de la migration féminine;
  • Inclure effectivement les violences faites aux migrantes dans la lutte contre les violences faites aux femmes par les organisations qui travaillent sur le sujet
  • Intégrer les migrants de retour dans le processus de réintégration, de sensibilisation;
  • Travailler avec la Police de lutte contre la cybercriminalité pour démonter les réseaux qui officient via les réseaux sociaux;
  • Travailler à la réparation psycho-judiciaire des victimes de la migration
  • Travailler avec les communautés et les familles en vue de déconstruire les préjugés envers les femmes migrantes;
  • Ratifier – par les Etats – la convention internationale sur la protection de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles du 18 décembre 1990.

Retrouvez la première partie de cet article ici.

Enquête réalisée par : Carelle Goli, Charline Tiahi et Marthe Akissi de RTI info. Une Initiative soutenue par Medialab Pour Elles, un projet CFI-Agence française de développement médias, avec le soutien de Anderson Diedri et Satou Kané.

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L’aventure à tout prix : le calvaire de la migration irrégulière des femmes ivoiriennes (partie 1)

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Des migrants dans un centre de détention en Libye. (c) Photo OIM/2017

Entre 2017 et 2019,  un quart des migrants de retour en Côte d’Ivoire étaient des femmes. Soit 5 fois plus que le taux global observé dans les autres pays d’Afrique de l’ouest francophone selon un rapport de l’organisation internationale pour les migrations (OIM) publié en septembre 2019. En 2018, les femmes ivoiriennes faisaient partie du top 5 des nationalités ouest africaines déclarées arrivées illégalement par la mer sur les côtes italiennes. Elles surpassaient de loin le Burkina Faso, le Mali, la Guinée Si la proportion des femmes ivoiriennes se rapproche de celle du Nigéria, le ratio avec la population  des deux pays place la Côte d’Ivoire en première place devant le Nigéria (10%). Au même moment, les migrants ivoiriens représentent la troisième nationalité d’Afrique de l’Ouest et centrale à arriver de manière irrégulière en Espagne, constituant 4 % du total des arrivées avec environ 3 000 arrivées déclarées. En Italie, « alors que les femmes ne représentaient que 8% des Ivoiriens ayant débarqué en 2015, elles représentent 46% du total en 2019». La plupart d’entre elles subissent une forme d’exploitation au cours de leur parcours et reviennent souvent totalement désillusionnées quand elles ne trouvent pas la mort en route. Zoom sur le rêve cauchemardesque de ces migrantes.

Emma, 31 ans, Ivoirienne rescapée de la migration irrégulière, nous raconte son histoire. 

EMMA TIAN LOU, Migrante de retour

Nous l’avons rencontrée un lundi après-midi, dans la commune de Treichville, dans le sud d’Abidjan. Elle, c’est Emma Flora Tian Lou, une ex-migrante de retour comme elle aime se définir. Son histoire prend pied en 2016 quand, à 26 ans, la jeune femme entame son voyage. Cette même année, elle a pour compagnes d’infortune d’ autres femmes ivoiriennes qui traversent le Sahara et la Méditerranée portant en elles le rêve de l’Europe à tout prix. Pourquoi a-t-elle décidé de prendre cette décision ? Selon elle, ses conditions de vie étaient de plus en plus difficiles. En effet, avec son emploi de coiffeuse, elle n’arrivait pas à subvenir à ses besoins ainsi qu’à ceux de sa fille de 7 ans dont elle avait l’entière charge. Elle décide alors d’emprunter ce qu’elle considère comme la route de l’espoir, encouragée par son fiancé déjà en exil au Maroc. Sa première destination fut l’Algérie où elle espérait exercer un travail d’aide-ménagère qui serait rémunéré à 49.000 fcfa/Semaine, soit 196.000 fcfa/mois. Ce qui est de loin supérieur à ce qu’elle pouvait prétendre gagner en Côte d’Ivoire où le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) est fixé à 60.000 et le métier de coiffeuse qu’elle exerçait depuis des années ne lui rapportait que 30.000 fcfa mensuellement. Pour elle qui peinait parfois à obtenir 1.000 fcfa par jour, ce voyage en Afrique du Nord avait pour objectif de réunir un financement conséquent et revenir en Côte d’Ivoire pour investir dans la réalisation de ses projets.

Devant l’insuffisance de ses moyens financiers, c’est la voie terrestre qui s’impose à elle afin d’arriver en Algérie en passant par le Ghana, le Togo et le Niger. Mais c’est véritablement à Agadez (Niger), pendant la traversée du Sahara, que débute son calvaire. Mal informée, Emma avait sous-estimé la dangerosité de la région. Le désert ” il n’y a pas d’entrée, pas de sortie“, confie-t-elle. C’est avec un traumatisme qu’elle vit en direct les abandons de ses compagnons d’infortune qui ne peuvent embarquer immédiatement lorsque adviennent des pannes du véhicule. Les passeurs ne peuvent risquer de se faire prendre par la police. Emma, qui avait prévu de rester en Algérie, fait avec son compagnon l’expérience du racisme par des injures et autres mauvais traitements. C’est ainsi qu’enceinte de cinq mois, une autre traversée du désert s’impose à elle dans l’optique d’atteindre la Libye. Cette fois, elle subit une agression sexuelle de la part d’un des chauffeurs, qui surement ému par ses supplications ne va pas au bout de sa tentative de viol. Une autre femme, n’a pas cette chance et est abusée publiquement, sous les yeux de tous les occupants du véhicule. Après le désert, Emma arrive en Libye. L’espoir pour elle renaît. Elle pourra enfin prendre le large pour l’Italie. Contre toute attente, elle et bien d’autres femmes d’Afrique de l’Ouest sont arrêtées et faites prisonnières à Tripoli, avec la complicité de leurs propres passeurs et sont enfermées avec des centaines hommes. Enceinte, et en proie aux coups de fouet, elle n’a reçu aucun soin médical durant les trois semaines passées derrière les barreaux. Emma mange très peu dans sa condition, juste une fois par jour. Les dons des organismes humanitaires sont détournés par leurs bourreaux.

 « J’ai dit que je préfère qu’il me tue plutôt qu’il abuse de moi, je lui ai dit que je suis enceinte (…) Il m’a attrapée par les cheveux, m’a brutalisée, s’est frotté contre moi (…)

Il y a une passagère camerounaise qui n’a pas pu y échapper. Il l’a déshabillée devant tout le monde, y compris son copain et sa tante, et a abusé d’elle sous nos yeux ».

Emma

Emma
Témoignage audio d’Emma/ sa tentative de viol et ses conditions de détention en Lybie

Quel itinéraire empruntent les femmes ivoiriennes?

Plusieurs itinéraires sont empruntés par les migrants et les migrantes convergeant tous vers l’Afrique du Nord. Les principales routes terrestres passent par le Burkina-Faso et le Mali. Les voies aériennes sont plus empruntées par les femmes. Selon Hervé N’Dri, président-fondateur de l’ONG LISAD (Lutte contre l’Immigration illégale Secours Assistance et Développement), l’itinéraire des femmes ivoiriennes se subdivise en trois grandes périodes migratoires. Ainsi, jusqu’en 2011, celles-ci avaient pour destination le Liban, au Moyen-Orient, où elles exerçaient les travaux domestiques une fois sur place. Entre 2011 et 2015, on a pu observer le boom de la migration clandestine féminine et cette fois-ci ce sont les pays du Golfe qui sont visés, en l’occurrence le Koweït, le Qatar, l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, le Kurdistan. Et c’était toujours une migration pour le travail. Depuis 2015, c’est par le Maghreb que les femmes ivoiriennes transitent pour gagner l’Europe. Les pays de choix sont alors la Tunisie et le Maroc. La principale raison est la facilité administrative de s’y rendre, notamment l’absence de visa entre la Côte d’Ivoire et ces deux pays.

En effet, 69% des hommes partent par la route et 30% par avion. Pour les femmes, 70% disent être parties en avion (60% vers la Tunisie et 10% vers le Maroc) contre 30% par la route, selon les chiffres de l’OIM. Plusieurs raisons sous-tendent ce choix. L’on peut aisément comprendre que la sécurité qu’offre la voie des airs est plus adéquate pour les candidates féminines qui préfèrent éviter les exactions qu’elles pourront rencontrer le long d’un voyage terrestre. Mais ce choix de voyage est également bien plus coûteux. Ce sont des milliers de francs qui y sont injectés. Cela signifie que les femmes bénéficieraient éventuellement de plus de moyens financiers au départ ou de promesses de rémunération à l’arrivée. 

La Tunisie a une position géographique stratégique entre l’Afrique subsaharienne et l’Europe qui au fil du temps a fait d’elle une destination de premier choix pour les candidats à la traversée de la Méditerranée. C’est ce que nous rapporte la Radio Libre Francophone (RLF), interrogée à ce sujet. Chez les femmes, on assiste également à des changements d’itinéraire. Selon les données de l’OIM, il s’agit d’une réaction d’adaptation à des obstacles ou difficultés (voire des opportunités) qui se présentent, souvent à cause du manque d’informations fiables avant le départ. Cela est principalement le cas pour les femmes, qui avaient comme destination finale le Maroc ou la Tunisie et qui ont souhaité, par la suite, continuer jusqu’en Europe. En effet, elles se voient confisquer leurs passeports, ce qui crée des pénalités au-delà des trois mois de résidence autorisés sur le territoire. La traversée de la Méditerranée s’impose alors comme une évidence. Selon l’OIM, 19% des femmes contre 6% des hommes passent par un facilitateur ou un passeur pour financer leur migration malgré les risques encourus :  trafic et traite des personnes.

La Route de Méditerranée centrale, la route de tous les dangers

La route de la Méditerranée centrale  est une route migratoire traversant la mer Méditerranée au niveau de la côte ouest de la Libye, et rejoignant l’Italie ou Malte. Il s’agit de la principale voie d’accès à l’Union européenne au départ de l’Afrique. Pour les femmes ivoiriennes, comme pour la plupart des personnes originaires d’Afrique subsaharienne, la route empruntée est la route méditerranéenne centrale depuis la Libye, point de départ de la traversée maritime en direction de l’Italie. Les Ivoiriennes en majorité (62%), quittent la Côte d’Ivoire, transitent ou font escale en Tunisie, puis entrent en Libye. Les hommes voyagent majoritairement par la route avec différents parcours entre le Mali, l’Algérie et le Niger pour atteindre la Libye. Elle fait partie avec les routes de de la Méditerranée de l’Est et de l’Ouest des trois voies principales de la migration irrégulière. Elle est de loin la plus meurtrière et est de ce fait surnommée le ”tombeau des migrants”. De 2014 à 2021, le projet missingmigrants -une initiative mise en place par l’OIM pour documenter les décès et les disparitions de personnes en cours de migration vers une destination internationale-a dénombré plus de 8000 personnes qui y sont décédées contre à peine plus de 700 sur la Méditerranée de l’Est et 1000 sur celle de l’Ouest.

Entre arnaques et faux papiers, les réseaux clandestins de plus en plus puissants

Les femmes en particulier sont prises au piège de la désinformation en ce qui concerne le domaine de l’emploi et des conditions sociales et sociétales de la Tunisie. Elles se laissent alors aller par ce que les passeurs ou leurs connaissances sur le territoire leur font miroiter. Ce réseau facilite la migration des femmes ivoiriennes et les appuie avant le départ. Selon RLF, ce sont autant des Tunisiens que des subsahariens qui travaillent au départ des migrantes. Ils sont présents partout et utilisent les outils du digital tels que les réseaux sociaux les plus populaires ou les applications de messagerie les plus efficaces pour diffuser les informations et toucher le plus grand nombre en toute discrétion. 

L’ONG LISAD (Lutte contre l’immigration illégale secours assistance et développement) affirme que ces personnes se trouvent partout, y compris dans les communautés religieuses, et procèdent par la méthode du bouche-à-oreille en jouant surtout sur leur crédibilité. Ce sont parfois des hommes de Dieu, des pasteurs, des imams… 

Il y a des hommes de Dieu, des imams, des pasteurs, qui recrutent les candidates à la migration irrégulière dans leurs communautés

ONG LISAD

Mais leur rôle ne se limite pas qu’à établir le contact, il va jusqu’à donner au voyage un aspect mystique et religieux, révèle Cherif Aziz, chargé de l’insertion professionnelle et de la migration des jeunes au sein de l’Union de la Jeunesse Communale de Daloa. Ces derniers sont installés en Tunisie, prient pour le bon déroulement du voyage et font office de passeurs. Une tactique d’endoctrinement qui sert à mettre en confiance les migrants quant au fait que la providence divine est de leur côté.

Sarah, une migrante de retour que l’on a rencontrée à Daloa, indexe les responsables des agences de recrutement des domestiques qui appâtent les filles qu’ils recrutent, en leur faisant miroiter un mieux-être à l’étranger. C’est par ce biais qu’elle a elle-même été embarquée pour le Koweït. Ces derniers, sans foi ni loi, vont jusqu’à falsifier l’état civil des plus jeunes, qui n’ont pas atteint l’âge légal de travailler dans ces pays, afin de faciliter leur expédition. Une véritable traite humaine qui se joue parfois en complicité des familles.

L’ONG LISAD corrobore cette information. Les femmes, explique Hervé N’Dri, sont appâtées par des réseaux ou des individus qui leur promettent de payer le voyage quand elles n’ont pas suffisamment de moyens.  Ce qui inclut l’achat du billet et du visa pour les pays où cela est nécessaire. Pour ce faire, les intermédiaires font miroiter à l’arrivée des emplois bien rémunérés avec des conditions de vie et de travail agréables. Ils ne disent par exemple pas qu’elles seront des domestiques mais qu’elles pourront continuer d’exercer leurs emplois d’origine pour celles qui le désirent. Sarah, ancienne domestique et migrante retournée a vécu la même expérience; ‘‘J’ai été interpellée par un agent de placement qui m’a donné de fausses  informations sur les conditions de vie au Koweït. Il m’a fait croire que j’allais être en pleine liberté avec un salaire rémunéré. Dès notre arrivée, on nous a confisqué notre passeport. Après deux heures de temps, nos employeurs sont venus nous chercher’’, nous témoigne t-elle.

Par ailleurs, ces réseaux sont très puissants car ils arrivent à détourner la vigilance de l’État ivoirien, qui a mis en place des restrictions quant aux voyages vers les pays du Golfe, en faisant transiter par la voie terrestre les femmes par les pays frontaliers que sont le Ghana, le Mali, le Burkina-Faso, le Bénin, le Togo. Objectif : détourner l’attention des autorités. Pour ce faire, ils leur font aussi établir des faux documents prouvant une activité commerciale. Une fois dans ces pays, elles sont reçues par un passeur qui les aide à migrer. Parfois, elles vont jusqu’à adopter illégalement la nationalité de ces pays de transit pour faciliter leurs voyages. Ce qui rend difficile la protection diplomatique de l’État de la Côte d’Ivoire quand le piège se renferme sur elles.

Retrouvez la deuxième partie de cet article ici.

Enquête réalisée par : Carelle Laetitia Goli, Charline Tiahi et Marthe Akissi de RTI info. Une initiative soutenue par Medialab Pour Elles, un projet CFI-Agence française de développement médias, avec le soutien de Anderson Diedri et Satou Kané.

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Entreprendre, c’est en acquérir les outils

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L’entrepreneuriat est à n’en point douter l’alternative proposée à cette nouvelle génération eu égard aux problèmes de l’emploi qui la minent, mais plus encore aux opportunités qu’il offre. Seulement aujourd’hui, il est peu ou très mal connu de ceux et celles qui prétendre s’y adonner. En effet, le besoin d’information et même de formation est grand et c’est dans ce cadre que le rencontre ADN de l’entrepreneur a été instaurée à l’Hotel Tiama d’Abidjan, ce Mardi 15 Décembre 2020 à l’initiative de la Fondation Friedrich Naumann.

ADN de l’entrepreneur avait pour but de réunir sur le même pupitre trois entrepreneurs qui ont su s’affirmer chacun dans son domaine et qui ensemble s’emploient à donner aux plus jeunes des outils nécessaires à la réussite de leurs activités. Il s’agissait de Stanislas Zézé, le PDG de Bloomfield Investment Corporation, Samuel Sevi, Ceo de Young Power, gagnant du “Falling Walls Lab Abidjan 2017” et Malick Bakayoko, le DG de Inovis.

Il a été présenté aux autorités en première partie de cette rencontre le guide synthétisé de l’entrepreneur en prélude à la sortie du Guide complet qui sera livré en 2021. La deuxième partie a consisté en des interactions entre le public et les intervenants. Et de ce fait plusieurs questions ont été débattues; au nombre desquelles qui est l’entrepreneur? Sommes nous tous des entrepreneurs? Quelle peut etre la différence entre un entrepreneur et un homme d’affaires? Comment trouvez des fonds pour son entreprises?…. Pour ne citer que cela.

Pour Malick bakayoko, la rigueur, la responsabilité, la résilience et l’honnêteté sont les qualités d’un entrepreneur. En outre, si tout le monde peut devenir un.e entrepreuneur.e, seule la vision et l’état d’esprit feront la différence. Stanislas Zeze a tenu à rassurer les personnes présentes, nul n’est besoin d’être un expert dans un domaine pour y entreprendre, il faut avoir les informations nécessaires et comprendre le secteur concerné. L’homme d’affaires par définition est celui qui recherche le profit rapide et qui est presque toujours lié aux personnes politiques influentes, il est différent de l’entrepreneur qui répond à un besoin et qui bâtit patiemment. Enfin il faudrait outre donner le nombre d’entreprises qui se créent, savoir celles qui réussissent à atteindre la vitesse de croisière qui est de 5 ans. Sur 5000 moins de 500 y parviennent.

A n’en point douter c’était un master class instructif qui a refusé du monde tant la thématique est d’actualité. Car nous pensons que les jeunes ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel de l’ignorance mais doivent pouvoir bénéficier de l’expertise des plus aguerris. Et nous espérons que la prochaine édition se fera avec plus de compétences féminines pourquoi pas.

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MTV Shuga, Babi accueille ses nouvelles stars

C’est officiel, la série vedette des adolescents ivoiriens fait peau neuve. En effet, le casting lancé il y’a quelques mois dans le contexte inédit du coronavirus a permis l’arrivée de nouvelles stars.

Cette année néanmoins, il a fallu innover pour parer à la menace de la maladie. De ce fait, les auditions ont été principalement faites en ligne via les réseaux sociaux habituels (Facebook, Instagram, TikTok). En dépit des appréhensions, les candidates et candidats ont répondu présents. Ce sont au total 1000 Candidatures réceptionnées dont le tiers (30) a pu être auditionné en présentiel et cela toujours dans le respect des conditions sanitaires. Trois nouveaux candidats auront la chance de côtoyer les plus anciens. Qui sont ils/elles?

La deuxième saison s’inscrit dans l’esprit de la série qui est d’aborder des questions fondamentales de santé et de société pour les jeunes telles que : la
sensibilisation sur le VIH, l’autotest, la contraception, le premier rapport sexuel, la pression des pairs, les IST et les violences basées sur le genre, seront abordées. Autant de thématiques qui souvent restent sans réponse dans le cercle familial et scolaire. Elle sera disponible dès le début de 2021.

Mais en attendant, retrouvez Eslie, la petite amie de Matéo (qui vit avec le VIH), prenez des nouvelles de Rubi, Ousmane et Vanessa en visitant les comptes Facebook,
Twitter et Instagram de la série.

Présentation des nouvelles étoiles

Carole Olivia Salimata CISSE: est âgée de 23 ans, étudiante juriste, elle n’est pas à son premier coup d’essai puisqu’on peut la retrouver dans des productions telles que « Allô tribunal », et certaines publicités pour de grands annonceurs locaux et internationaux. Carole a séduit les membres du jury par son sourire et son énergie débordante et sa personnalité pétillante et solaire. On ne peut que lui souhaiter la bienvenue et plein succès dans l’aventure MTV Shuga.

Carole Olivia Salimata CISSE

Guillaume Caleb NASSA: est le seul homme de cette nouvelle vague et par ailleurs le benjamin. Il a 21 ans, et est étudiant en gestion-commercial. La petite anecdote est qu’il n’avait initialement pas prévu de participer au casting. C’est en aidant un ami qui souhaitait devenir acteur dans la série, sur le réseau social Instagram, qu’il s’est retrouvé sélectionné. A coup sûr c’est son regard ténébreux et son style atypique qui lui a valu ce succès Pour cette aventure, c’est avec joie et détermination qu’il aborde sa première expérience.

Guillaume Caleb NASSA

Delvis Prestige KUE, a 27 ans, et cumule à elle seule plusieurs casquettes. En effet, outre sa licence obtenue en contrôle de gestion, elle est aussi une chanteuse, choriste, et une interprète qui a accompagné plusieurs artistes. Delvis a pu tiré profit de la situation de Covid puisque c’est sur le tout nouveau réseau social TikTok qu’elle a été remarquée via le casting en ligne. Elle a été aussi une exception faite par le jury puisqu’elle a réussi par son talent à être sélectionnée au delà de la limite de l’âge de sélection qui était de 25 ans. MTV Shuga Babi est aussi sa première expérience dans une série et surement pas la dernière.

Delvis Prestige KUEU

À propos de MTV Shuga :

Lancée à Nairobi au Kenya en 2009, « MTV Shuga » est une série dramatique et une campagne multimédia de longue date qui suit la vie des jeunes sur le continent africain. Diffusé sur les chaînes MTV du monde entier, le contenu est également offert sans droits aux radiodiffuseurs
tiers et aux plates-formes de contenu, et utilisé comme support pédagogique par les éducateurs, les professionnels de la santé et les organisations locales de lutte contre le VIH/SIDA à travers le monde. En onze saisons, ce programme a traversé le continent africain du Kenya au Nigeria en passant par l’Afrique du Sud, et a abordé de nombreux thèmes liés au VIH et aux rapports sexuels protégés, notamment le dépistage du VIH, la stigmatisation, vivre avec le VIH, la transmission du virus de la mère à l’enfant, le sexe transactionnel, la violence basée sur le genre et l’utilisation du préservatif.
Pour voir tous les épisodes de MTV Shuga, veuillez visiter le site internet www.mtvshuga.com . La série est née de la collaboration entre la Fondation MTV Staying Alive et Unitaid.

Ne vous faites pas raconter, et prenez place pour cette nouvelle aventure.

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