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Maintenant tu es une femme!

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(c) Picture AP Photo/S.Alamba; DW

Je ne sais pas ce que je fais dans cette maison avec toutes ces femmes qui m’auscultent, me surveillent, m’apprêtent depuis des jours. Parmi elles ma mère, je la sens heureuse, heureuse pour moi, dit-elle. Heureuse de me voir honorée, pas comme cette Maimouna ma cousine qui court les hommes. Moi aussi j’ai envie de partager sa joie, de la ressentir, mais je n’y arrive pas.

Il y a encore un mois je n’étais encore qu’une enfant, sautillant insouciante dans les ruelles de mon quartier. Mon seul souci était de terminer les devoirs de maison et de papoter avec ma meilleure amie sur le chemin du lycée. J’aimais ça l’école, j’ai été fascinée par ma maitresse du préscolaire, tellement intelligente que je voulais lui ressembler. Pour cela j’ai travaillé dur et je suis arrivée au collège avec de très bons résultats. Je pensais que tout allait continuer ainsi, mais un jour j’ai découvert ce sang dans mon lit, effrayée, j’ai crié. Maman est venue et m’a dit calmement maintenant tu es une femme. Une femme ? Mais j’étais quoi avant ? A partir de ce jour tout est allé trop vite. J’ai vu des personnes se succéder à la maison, on m’a dit avec fierté ils viennent pour toi. Puis papa et Oncle m’ont fait assoir pour me parler, maman se tenait un peu plus loin, je sentais un peu de crainte dans son regard fuyant. Il y avait de la cola et de l’argent, beaucoup d’argent. “C’est ta dot” m’ont-ils dit. Depuis ton mariage tu as été promise à ton cousin en France, maintenant que tu es une femme il viendra te prendre pour épouse.

Maintenant j’étais une femme! Cette phrase énigmatique prenait son sens, et ce mot résonnait lourd et révoltant. Non je ne suis pas une femme! Je suis Salimata et je ne veux pas être l’épouse de mon cousin en France et je ne veux pas de votre dot. J’ai voulu le crier fort et m’enfuir, mais je suis restée pétrifiée apeurée, seule, meurtrie, trahie… je venais d’être mariée. Personne ne s’opposait jamais ni à Baba ni à Oncle. Et ce n’est pas moi à 14 ans qui allait le faire. D’ailleurs mon père était aux anges, mes sœurs ne lui ont pas rapporté aussi gros disait-il à qui peut l’entendre. Il comptait prendre sa troisième épouse grâce à cet argent. J’ai essayé de dire à maman ce que je ressentais, elle a d’abord commencé à me battre en disant que je voulais son déshonneur, puis s’est mise à pleurer et à me supplier. Pense à moi, à tes frères et sœurs. Que dira ma coépouse ? Ma belle-famille ? Ton papa n’acceptera jamais de nous garder ici, on finira dans la rue. Elle aussi était une femme, aussi condamnée et malheureuse que moi. Je n’ai pas pu la detester, elle m’inspirait plus de la pitié qu’autre chose. Sur elle aussi un jour le piège s’était refermé.

Voilà comment une semaine plus tard, le henné est apparu sur les mains et mes pieds comme sil matérialisait les lignes de ma vie et de mon destin tout tracé. Je ne voyais plus mes amis de classe. Ceux et celles qui se hasardaient à me chercher subissaient les injures de mes tantes. Quelque part dans ma tête je pensais à mon institutrice, à mes rêves à ma vie, celle qu’on m’avait prise. Je devais rester chez ma belle-famille, le temps que les procédures administratives pour mon voyage prennent fin. Et comme j’étais très jeune, cela risquait de prendre au moins deux années. C’est ce qu’avait dit Oncle, selon lui les « les blancs ne comprennent rien à nos traditions et vont essayer de gâter le mariage s’ils savaient ».

Dans la chambre de préparation du mariage on m’a dit :

– « Tu vas finir par l’aimer ton époux et si tu ne l’aimes pas tant pis mais reste soumise et docile ».

– « Ne dis jamais plus qu’il ne t’en demande ».

– « Accepte tout et même les coups, car s’il t’en donne c’est que tu n’aurais pas fait été une épouse correcte ».

« Rends fière ta famille en lui faisant des enfants beaux et forts ».

Oui, à peine entrée dans l’adolescence, je devais penser à être mère. Une boule me serrait la gorge ce matin de décembre. La moiteur de mes mains n’était pas due à l’humidité du climat. Mais à cette nuit de noces qui approchait. J’étouffais sous ces apparats, ce maquillage, ce voile.

Puis d’un coup j’entendis au loin la griotte entamer un chant, et la foule qui s’extasiait avec elle.

« Ton mari est arrivé, c’est le moment de partir », m’a dit ma cousine.

En Afrique de l’Ouest, deux filles sur cinq sont mariées avant
18 ans, et environ une adolescente (10-19 ans) sur cinq a déjà donné
naissance
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Au rythme de réduction actuel, l’Afrique de l’Ouest et du Centre mettra plus de 100 ans pour mettre fin au mariage des enfants. Cette région compte six des 10 pays où la prévalence du mariage des enfants est la plus élevée au monde.

Ce texte est dédié à toutes ce petites filles, à qui l’on arrache leurs vies… au nom du fait qu’elles soient des femmes.
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Le 8 Mars, ‘‘ la fête du pagne’’.

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Le 8 Mars, cette journée ne semble plus à présenter car elle fait du mois de Mars, le mois, symbole des luttes féminines. Cependant, l’on dénote une certaine incompréhension de ce jour spécial qui a pris une tournure de fête. Ce qui de ce fait nous fait comprendre que l’on ne le rappellera jamais assez que loin d’être une fête, le 8 Mars est la journée internationale des droits de la femme…

Dans plusieurs pays africains, une nouvelle tendance est née depuis quelques décennies à l’approche de cette journée. La confection de pagne pour célébrer, je ne sais vraiment quoi. Ainsi, le 8 Mars, est devenu ‘‘la fête du pagne’’. Si les raisons de ces confections et distributions ( non gratuites) de pagnes sont louables, l’utilité de ceux-ci pose un problème. En effet, en prenant le cas de Côte d’Ivoire, le budget adjugé à cette simple journée serait de 160 millions de nos francs. Ce qui est un montant faramineux, surtout quand l’on regarde les conditions inchangées des femmes. Ces dépenses semblent être une insulte à la souffrance de celles-ci dans la mesure où l’on fait fi des problèmes prioritaires pour ne se concentrer que sur des « futilités ». les organisations, sur ce fait, ne se font pas prier et donnent de la voix.

(c) https://cotedivoirenews.info/journee-internationale-de-la-femme-en-cote-divoire-la-ministre-ly-ramata-a-presente-le-pagne-officiel/

Pourquoi se focaliser sur la confection et distribution de pagnes lorsque les conditions des femmes en ce qui concerne les violences basées sur le genre, leur autonomisation et toutes autres problèmes ne sont pas assez prises à bras le corps. Ce laxisme rayonnant des instituions qui parfois exaspère plus d’un.es. C’est bien beau de penser à faire des pagnes mais dans la pratique quelle valeur, cela apporte à ce jour ?

Cette journée nous rappelle entre autres qu’il y a beaucoup de travail à faire pour améliorer les conditions de vie de ces dernières. Alors, non ! le 8 mars n’est pas une fête dans laquelle l’on peut balancer des pagnes aux visages des femmes avec condescendance, c’est un jour où il faut repenser leurs droits. Faire le bilan des avancées et des régressions de leurs droits. Par conséquent, chanter ses louanges toute une journée pour que le lendemain, elle se retrouve encore dans le même bourbier, ne sert vraiment à rien et entre dans le cadre d’une certaine démagogie.

Pagne 8 Mars Burkina Faso (C)

Et pourtant, le pagne en tant qu’élément culturel inscrit dans notre patrimoine pourrait être un levier pour accélérer le travail de promotion des droits des femmes et de leur autonomisation. En effet, au regard de l’attachement que les femmes africaines et ivoiriennes lui portent , le ministère pourrait utiliser celui-ci comme un outil efficace. Comment me direz-vous ?

Déjà en associant les organisations de la société civile et les mouvements citoyens de défense des Droits des femmes à sa conception. L’objectif étant de travailler sur son impact visuel et stratégique. A terme, faciliter son appropriation par ces groupes qui à n’en point douter ont témoigné d’une influence populaire. Par ailleurs le pagne, à cause du fait qu’il bénéficie certainement d’un budget national doit pouvoir servir à sa vente aux femmes car c’est la cible ultime de ces dépenses. On pourra par exemple lancer un appel à projets dans les localités et les mettre en œuvre ,chaque année, les plus pertinents grâce à l’argent collecté. Au bout d’une décennie, l’on aurait véritablement fait avancer la condition féminine par un bout de tissu. Ce serait l’occasion de faire des foires culturelles où se mêleraient sensibilisation et dénonciation. Des jours entiers pendant lesquelles les femmes et les filles auront des réponses sur leurs droits. Nous croyons alors que personne ne mettrait en cause son utilité, ni ne boycotterait le pagne. Encore malheureusement, aucun compte n’est fait ni sur l’argent de la confection, ni sur celui de la vente. Mais, c’est un secret de polichinelle qu’année après année « le symbole de la fête des femmes » engraine des fonds qui ne font l’objet d’aucun audit. Et cela en surfant sur l’ignorance des femmes. 

Si l’on veut que la condition féminine change, il faut que celleux qui président aux destinées de notre nation en ait l’envie et s’en donnent les moyens. Il est encore incompréhensible qu’il y ait plus d’engouement sur le pagne que sur les droits eux même. Les femmes, ont plus que besoin de réponses. Une utilisation bien pensée du pagne peut donner une nouvelle envergure à cette journée. Si les critiques contre le pagne sont moultes, ce n’est pas anodin mais dénote plus d’un ras-le-bol. Il faut plus que jamais que les institutions changent leur vision de cette journée et que leurs actions soient plus efficientes pour apaiser les rancœurs. Arborer fièrement le pagne comme si la vie de ces femmes en dépendait est chose lassante, lorsque l’on voit les régressions de leurs droits sous nos tropiques. La portée de cette journée n’a vraiment pas été cernée par les autorités publiques et il faut y remédier au plus vite. Le 8 mars n’est définitivement pas la fête du pagne.

Par Manu Kahoyomo et Carelle Laetitia

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Trois jeunes femmes révolutionnent l’orientation professionnelle en Côte d’Ivoire

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L’une des plus grandes chimères pour le jeune diplômé aujourd’hui est à n’en point douter d’entrer dans la vie active de façon sereine. En effet, plus que les études elle-mêmes, la recherche d’emploi est devenue un véritable chemin de croix qui souvent finit par décourager les jeunes et conduire à des reconversions professionnelles assez inattendues. Fortes de ce constat, trois jeunes femmes ont décidé de travailler à proposer une solution qui répond à ce besoin. De leur collaboration est né PICK TON JOB, qui signifie choisis ton emploi en français. Qui sont elles et que proposent elles concrètement? Interview avec celles qui aujourd’hui qui nous présentent leur initiative. Une solution concrète qui aide les jeunes dans leur orientation professionnelle.

Linda, Lau et Alex, ou 3 héroïnes au service de leur communauté

1- Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs?

Linda – Je suis Linda Alla, ivoirienne vivant à Houston, Texas. Au cours de l’année 2019,J’ai obtenu mon diplôme de Bachelor en comptabilité à l’University of North Texas. Depuis un an, j’occupe un poste de comptable dans une compagnie aux USA.

Lau – Laurelle Touré, étudiante en Master 2 économie et finance, je vis à Lyon.

Alex – Je suis Alexandra Koffi, diplômée en communication marketing & événementiel et je réside en France. J’observais très attentivement le système éducatif ivoirien, ce que je continue d’ailleurs. Je me suis rendue compte d’un manque d’information et d’orientation des  jeunes après l’obtention du baccalauréat. J’ai aussi remarqué une complaisance quant à la filière (souvent saturée car tous y vont) choisie car préconisée par un membre de la famille. Passionnée par la communication et la publicité, je me suis énormément documentée et j’ai eu la possibilité de choisir ce que je voulais faire.

2-Pourquoi vous êtes-vous lancées dans ce projet? Quelle a été votre motivation?

Linda: L’idée de créer la plateforme Pick Ton Job découle du fait que j’ai eu un parcours universitaire assez particulier. Ayant obtenu un Baccalauréat – série littéraire, je me suis directement tournée vers le droit. J’ai passé mes deux premières années de Licence à l’Université Catholique d’Afrique de l’Ouest avant de m’envoler pour les USA ou j’ai eu la chance d’avoir des conseillers pour me guider et m’expliquer la particularité de chaque filière qui s’offrait à moi. J’ai aussi été en contact avec des professionnels qui ont partagé leurs expériences du monde du travail. J’ai décidé de changer complètement de filière et de me réorienter vers la comptabilité. J’en suis ressortie avec un diplôme en poche.

Lau: Ma participation à l’idée vient du fait que j’ai perdu assez de temps avant de trouver ma voie parce que je n’étais pas assez informée sur les formations et débouchés de l’enseignement supérieur.

Alex: Ayant toujours ressenti ce besoin d’impacter positivement la société mais surtout les jeunes, il était temps de mettre en place cette initiative, Pick Ton Job est donc né dès cet instant !

PICK TON JOB, qu’est-ce que c’est?

3- Qu’est-ce exactement Pick ton Job? Et que proposez-vous à votre communauté?

C’est une plateforme ivoirienne d’orientation et de mise en relation entre professionnel.les, lycéen.nes et étudiant.es. Le but de Pick Ton Job est de:

  • révolutionner l’orientation professionnelle des jeunes ivoiriens;
  • combattre la désillusion dont fait face la majorité des élèves à la sortie du lycée et à la fin des études universitaire
  • faire découvrir d’autres secteurs de métiers souvent méconnus

4- Comment ça marche?

Au travers de cette plateforme, les élèves et étudiants ont la possibilité de rencontrer un professionnel (physiquement ou virtuellement) en prenant gratuitement rendez-vous sur le site www.picktonjob.com. Aujourd’hui, nous voulons faire connaître la plateforme afin qu’elle devienne un véritable outil d’orientation et de référence pour les jeunes en Côte d’Ivoire. Nous invitons donc les élèves et étudiants à nous suivre sur nos différents médias sociaux. L’équipe de Pick Ton Job sollicite également l’aide de professionnels qui souhaitent une amélioration du système éducatif ivoirien à participer à ce projet innovant en donnant de leur temps.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Sans-titre.png.

Facebook: https://www.facebook.com/picktonjobci/

Instagram: https://www.instagram.com/picktonjob/

LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/pick-ton-job/

Alors qu’attendez vous? Votre futur emploi vous attend. On aime et on partage pour donner plus de chance à tout le monde. En plus de nombreuses astuces vous y attendent. Nous ne pouvons que féliciter les conceptrices.

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DouFerme, pour l’autonomisation de la femme en Côte d’Ivoire

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Aujourd’hui à n’en point douter, la question de l’autonomisation de la femme est l’un des plus grands défis et combats de cette décennie. Au delà des discours et politiques nationales et internationales, certaines personnes oeuvrent effectivement dans cette dynamique. DouFerme et son gérant en sont l’exemple, au travers d’un projet ambitieux d’installer plus d’une cinquantaine de femmes dans le grand Abidjan. Découvrez en exclusivité, une ferme urbaine, moderne et qui s’inscrit dans l’atteinte des objectifs du développement durable. Nous avons rencontré Mamadou Traoré pour un entretien qu’il a bien voulu nous consacrer.

  1. Pouvez-vous vous présenter brièvement?

Je suis TRAORE MAMADOU, Gérant de la société DOUFERME

2. Que pouvez-vous dire à propos de votre entreprise DouFerme ?

Douferme est une entreprise qui évolue dans la vente de la volaille notamment les poulets de chair. Nous mettons à la disposition de notre clientèle des poulets bien élevés et sains à consommer sans crainte.

3. L’aviculture est une activité courante en Côte d’Ivoire, que proposez-vous comme innovation face à la concurrence ?

Notre innovation se situe dans notre méthode d’élevage et de distribution des poulets. Nos poulets ne sont pas dans leurs fientes. Ils ont un bon goût et une chair ferme.

4. On remarque beaucoup de femmes dans la vente de volailles en l’occurrence les poulets, que leur proposez-vous ?

C’est exact. Nous retrouvons beaucoup de femmes dans la commercialisation de la chair de poulet dans nos marchés et surtout dans la restauration. C’est d’ailleurs ce pan d’activité qui nous intéresse. Nous installons les femmes dans les différents quartiers d’Abidjan sous forme de mini restaurants afin de leur apporter des revenus mensuels.

une garantie d’hygiène

  5. Pourquoi avez-vous décidé de vous intéresser particulièrement aux femmes ?

Les femmes représentent le socle de la cellule familiale. Lorsqu’elles ont des revenus c’est toute la famille qui en profite…

6. Comment voyez-vous l’évolution du projet d’ici 1 an et combien de femmes pensez-vous aider d’ici là ?

Le projet évolue très bien et nous recevons beaucoup de demandes d’installation des mini restaurants. Nous espérons en installer une cinquantaine d’ici un an. Nous débuterons très bientôt l’installation des femmes également  à l’intérieur du pays.

7. Croyez-vous que l’autonomisation des femmes l’un des moteurs de croissance de l’économie ?

Bien évidemment, l’économie informelle dans notre pays est essentiellement basée sur la gente féminine. Dans tous les hameaux vous verrez des femmes qui font de petits commerces. Elles participent donc activement à l’enrichissement de l’économie locale qui a une incidence sur la croissance économique au niveau macro environnemental. Pour nous, aider à l’autonomisation des femmes contribue à la croissance de l’économie nationale.

8.Pensez-vous qu’à long terme cela puisse continuer ?

La question ne se pose même pas. Les femmes sont incontournables dans la croissance de l’économique nationale.

9. Beaucoup de femmes sont victimes de violences, dont certaines découlent de leur précarité économique, aujourd’hui vous offrez une chance pour leur permettre de s’en sortir. Alors Comment vous contacter ?

Nos contacts sont les suivants :

TEl: 86110969, 70561313

Email: douferme@gmail.com

et sur facebook : Doufermeci

10. Quel est votre mot de fin à l’endroit des femmes qui décident de se lancer dans l’entreprenariat ?

L’entreprenariat n’est pas du tout chose facile. Cela demande beaucoup d’implication personnelle de temps, d’énergie et d’émotion. Cependant c’est vraiment la clé de l’autonomisation financière. J’encourage les femmes qui décident de s’y engager. Elles devront néanmoins recevoir un minimum de formation dans la gestion financière de base d’une entreprise.  

Propos recueillis par Mireille Chia Tiahi, pour Héroïnes D’ici

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MTV Shuga Babi Saison 2: A la recherche des nouvelles étoiles!

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C’est parti pour le lancement de la nouvelle saison de la série jeune par excellence. Après une première saison totalement réussie et appréciée qui a permis de développer une grande communauté digitale de plus de 25 0000 abonnés avec 1 million de vues sur la chaine Youtube MTV SHUGA EN FRANÇAIS; la Fondation MTV Staying Alive (MTV SAF) organise les auditions de la 2ème saison de sa série MTV Shuga Babi. La série sera à nouveau produite en Côte d’Ivoire avec le soutien d’Unitaid et de nombreux partenaires locaux tels que le Ministère de la Santé de l’Hygiène Publique de Côte d’Ivoire, le Programme National de Lutte contre le Sida et l’ONG Ruban Rouge.

Replongez dans un univers empli de musique, de danse et de fun à l’ivoirienne. Un univers propre aux ados qui permettra de mener la sensibilisation sur le VIH, la santé sexuelle, la contraception, le sexe transactionnel. En effet, l’on ne peut nier le caractère éducatif et l’impact que peut avoir la télévision sur les plus jeunes. Ceux-ci représentent toujours une frange vulnérable face à ces problématiques en raison de ce que l’éducation sexuelle demeure encore un tabou sous nos cieux. Ce qui rend malheureusement le taux de prévalence élevé dans notre pays. Selon l’Unicef , en Côte d’Ivoire, 5 adolescents sont infectés chaque jour dont 3 nouvelles infections sur 4 sont des filles. Seront aussi mises en lumière les violences basées sur le genre afin de créer une génération plus consciente des nouveaux enjeux humains et sociaux de notre société.

La série MTV Shuga Babi est aussi un puissant canal de découverte et de promotion de nouvelles étoiles montantes du cinéma ivoirien et de ses valeurs sûres . C’est une opportunité offerte aux jeunes de faire découvrir leurs réalités, leur quotidien mais aussi de permettre à toute une génération de pouvoir s’identifier à ce/ceux qui leur ressemble.nt.

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La saison 1 a vu l’implication de stars en vogue tels que Nash, Bamba Amy Sara, Safarel Obiang au côté des acteurs pour véhiculer efficacement le message voulu. La saison 2 sera emplie de surprises et de nouvelles vedettes.

A tous les candidats malheureux de la saison précédente et aux nouveaux, un casting ouvert à tous.tes est organisé pour la prochaine aventure. Ils devront, en raison de la Covid 19 participer en ligne. A partir du 22 juin 2020, les candidat.e.s sont invité.es à participer sur les réseaux sociaux et par email.

Pour cela, il faudra : • Faire une vidéo courte reprenant une séquence issue de la saison 1 (DISPONIBLE ICI) • La publier sur leur compte Facebook, Instagram, Twitter ou Tik Tok avec le hashtag #CastingMTVShugaBabi • Envoyer le lien de la vidéo à castingmtvshugababi@gmail.com Dans un deuxième temps, les personnes retenues seront invitées à se rendre devant un jury à Abidjan. Les conditions d’accès aux auditions sont les suivantes : • Être Ivoirien • Avoir entre 16 et 25 ans. • Avoir une passion pour le cinéma, du talent et de la détermination • Pouvoir se rendre à Abidjan pour la 2ème phase du casting.

Tentez votre chance et participez à ce casting national. Pour plus d’informations, visitez les différents comptes sur les réseaux sociaux de la série.

Facebook:  http://www.facebook.com/mtvshugababi

Instagram:  http://www.instagram.com/mtvshuga_babi

Twitter: http://www.twitter.com/mtvshugababi

À-propos de MTV Shuga : Lancée à Nairobi au Kenya en 2009, « MTV Shuga » est une série dramatique et une campagne multimédia de longue date qui suit la vie des jeunes sur le continent africain. Diffusé sur les chaînes MTV du monde entier, le contenu est également offert sans droits aux radiodiffuseurs tiers et aux plates-formes de contenu, et utilisé comme support pédagogique par les éducateurs, les professionnels de la santé et les organisations locales de lutte contre le VIH/SIDA à travers le monde. En neuf saisons, ce programme a traversé le continent africain du Kenya au Nigeria en passant par l’Afrique du Sud, et a abordé de nombreux thèmes liés au VIH et aux rapports sexuels protégés, notamment le dépistage du VIH, la stigmatisation, vivre avec le VIH, la transmission du virus de la mère à l’enfant, le sexe transactionnel, la violence basée sur le genre et l’utilisation du préservatif. Pour voir tous les épisodes de MTV Shuga, veuillez visiter le site internet www.mtvshuga.com.

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Izabella Maya, l’humour comme arme

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Dans quelques jours se tiendra à Abidjan, la grande messe de la culture ivoirienne et régionale, le Masa (Marché des Arts et du Spectacle Africain). Parmi les artistes présents nous avons découvert Izabelle MAYA, une jeune femme franco Ivoirienne qui a choisit comme catégorie l’humour, ou comme arme dirons nous.

En effet, par son art et son talent elle a choisi de déconstruire les stéréotypes à l’endroit des migrants et des sans papiers en Europe. Ces personnes parfois trop stigmatisées à tort du fait de leur vulnérabilité et de leur précarité. C’est à n’en point douter un engagement fort. Surtout quand il émane d’une femme. Sans relâche, elle harangue les scènes avec son spectacle Origine non contrôlée qui justement met en scène avec brio la réalité de la migration avec pour premier rôle une femme.

Izabella est une femme engagée sur plusieurs fronts et associations qui militent pour les sans papiers ou encore pour ceux qui n’ont pas la chance de passer l’hivers au chaud. Son rêve, contribuer du mieux qu’elle peut à l’émergence d’une société plus juste, équitable et égalitaire.

Et pourtant rien ne laissait présager d’un tel parcours. En effet, c’est une tête pleine en plus d’être bien faite. Titulaire d’un double master en Droit et en Communication, elle commence à exercer dans un cabinet d’avocat avant de tomber amoureuse de la comédie. Passionnée, elle décide de suivre ce chemin. Car selon, elle l’essentiel dans la vie est de faire ce que l’on aime de sorte à ne pas avoir l’impression de travailler.

Au quotidien, elle se bat personnellement contre le racisme et le sexisme qui se mêlent dans son métier. Elle fait partie du très peu de femmes qui ont embrassé ce métier et croit fortement que cette condition ne saurait freiner quiconque en est capable. Alors il faut parfois se battre contre les rôles de genre et même de couleur.

Convaincue qu’elle peut et doit aider les femmes et les filles à embrasser cette carrière, elle prévoit un jour revenir apprendre aux passionnées comme elle l’art du théâtre et de la scène.

Izabella est un personnage haut en couleur et pleine de ressources qui mérite d’être connue et promue. Elle s’inscrit dans la nouvelle génération d’humouristes afrcaines qui revalorisent et redorent le blason de notre continent.

Elle se produit le 8 mars 2020 au yelam’s à treichville Abidjan et le 13 mars au palais de la Culture d’Abidjan. A 18h00 GMT pour les deux dates. C’est à dessein qu’elle a choisi la date du 8 mars comme symbole de son combat pour la cause féminine.

Retrouvez la sur les réseaux sociaux et n’hésitez pas à la suivre. Une véritable héroïne.

facebook https://web.facebook.com/isabellamaya2

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La lutte féministe, cette mal-aimée.

Pink Girl Power Wallpaper

La femme , cet individu, juridiquement, psychologiquement, socialement marginalisé. Les conditions des femmes dans cette société moderne continuent d’inquiéter malgré quelques avancées, les inégalités recensées dans leur émancipation sont toujours d’actualité. La montée des mouvements féministes qui laisse entrevoir un bras de fer entre le ‘’chef’’ et ‘’l’insoumise.’’

Toutes les luttes sont des mal-aimées. Elles paraissent dans l’esprit de ceux qu’elles dérangent comme un moyen de semer le trouble dans une société déjà bien ficelée. Elles n’éveillent donc point les consciences comme peuvent se targuer ses tenants.

La lutte féministe dans une société phallocrate ne peut de ce fait qu’être mal-aimée. La devise de la phallocratie étant la soumission de la femme à l’homme qui s’érige alors en chef suprême de la société, le féminisme pourrait apparaître comme une forme de rébellion de cette gente à l’ordre ordonné des choses naturelles.

Par conséquent, prononcer le mot féminisme revient à braquer l’esprit de plus d’un. Cela pourrait se comprendre dans la mesure où leur compréhension de la lutte féministe est erronée. Ce cliché qui fait du féminisme une criminalisation stricto sensu des hommes par les femmes. Ce n’est pas une guerre entre les hommes et les femmes comme on peut le croire du fait du message mal véhiculé par certaines méthodes des mouvements féministes mais en toutes luttes , on dénote des travers.

Des hystériques, des fautrices de trouble, des hypocrites, des aigries, des anti-hommes, tant d’étiquettes qui collent à la peau des féministes. Les droits des femmes marchent encore à reculons, on peut vérifier cela avec les nouveaux débats sur les féminicides ou de l’I.V.G qui refont surface. Comment ne pas devenir hystériques lorsque les droits des femmes sont sans cesse bafoués ? Tout cela montre que les mouvements féministes ont encore du pain sur la planche et doivent continuer à faire preuve de témérité car les lois ont tendance à être de plus en plus rétrograde lorsqu’il est question de la condition des femmes.

Bien que certains mouvements sont accusés d’être en déphasage avec la réalité , le féminisme, en réalité, n’est qu’un autre visage, des droits auxquels aspirent les femmes. Ce Droit qui depuis le début ne s’acquiert que par la conquête. Cette lutte ne fait que montrer du doigt les dispositifs judiciaires pauvres et la mise en place d’un arsenal juridique et sociale à la traine en ce qui concerne les droits des femmes. Toutes ces carences qui alimentent la spirale mortifère qui s’accentue depuis des décennies. Le féminisme ne veut que faire passer définitivement la femme, de son statut d’objet à celui d’individu à part entière. Elle veut juste une réduction des disparités entre les hommes et les femmes. Bien loin de ne se focaliser que sur les échecs de certaines sociétés, il est soulageant de trouver de bons élèves dans la pratique des droits de la femme, ce qui continue de maintenir l’espoir dans la lutte.

Par KONE Manuella Kati

Retrouvez Manuella sur facebok : https://web.facebook.com/munkatedexter

Toutes les luttes sont des mal-aimées!!!!

KONE Manuella Kati
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FéminismeSociete

Fiche de lecture_Le Couteau Brûlant

couteau brulant

Donner la voix aux victimes des mutilations génitales féminines, briser le silence qui enveloppe la douleur de ces millions de filles et femmes à travers le monde. Quoi de mieux qu’un récit, une histoire, d’un témoignage… pour y parvenir?

Le couteau brûlant, métaphore trouvée -à juste titre- pour désigner l’arme qui pourfend, qui arrache, qui mutile, est l’histoire de Safiatou dépeinte à travers le temps.

A l’occasion d’un exercice scolaire Safiatou, une jeune lycéenne se retrouve obligée d’affronter la partie la plus sombre de son histoire, celle où elle a perdu une partie d’elle au nom de la tradition. Elle qui croyait y échapper après la mort de Nawa son aînée (dans la tradition de l’excision), et de la fuite de l’exciseuse, se retrouve bien obligée d’affronter l’épreuve qui devrait faire d’elle une FEMME. Elle qui n’avait que 8 ans devait choisir entre l’opprobre d’avoir “une lance entre les jambes” ou faire la fierté de toute sa famille. La fierté elle l’a éprouvée pourtant, devant son village. Comment aurait elle pu savoir le mal que c’était? Sa grand-mère l’avait rassurée. Et pourtant des années plus tard sa fierté devenait un fardeau, une honte, une anomalie.

C’est avec émotion que l’auteure nous transporte d’une chambre d’adolescente au bois sacré où se déroule le terrible rituel. Avec elle nous nous posons la même question, ces parents qui font subir cette épreuve à leurs filles sont ils des monstres? Ou simplement des personnes qui sont persuadées que le bonheur de leur progéniture passe par cette étape?

Une chose est certaine, l’excision est néfaste et doit disparaître. Car en plus de leur arracher leurs chairs , elle prend aux femmes leurs vies, et parfois font de la maternité une épreuve insoutenable. C’est quand bien sûr elles sont chanceuses de procréer. Ce fut le cas de Safiatou.

Et pourtant, au travers de sa souffrance, Safiatou a trouvé la force se battre pour elle, mais aussi pour les autres. Ce qu’elle découvre est atroce, les filles se font maintenant exciser au premier âge, parfois dès leur naissance…

Le couteau brûlant est une oeuvre militante, courageuse et de toute beauté. Car si l’excision semble relever d’une autre époque, elle perdure au nom de traditions solidement ancrées. Un cri de coeur, un appel à l’aide pour un monde meilleur.

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LA PROTECTION DE LA FEMME ENCEINTE EN DROIT SOCIAL

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Longtemps considérées comme des « incapables majeures », les femmes ont du mal à se positionner professionnellement, non pas parce qu’elles sont incompétentes du point du vue professionnel, mais simplement parce qu’elles sont des femmes.  Leur état de grossesse ne vient pas pour arranger la situation car certaines personnes voient la grossesse comme une maladie, pis d’autres la voient comme un handicap. De ce fait, l’état de grossesse de la femme enceinte était un frein à son épanouissement professionnel jusqu’à la reconnaissance de ses droits.

A l’ère de la mondialisation, et surtout du numérique où nous découvrons pour certains et acceptons pour d’autres que les femmes ont joué et continuent de jouer un rôle important dans la construction et l’émergence de notre monde, il est impératif pour chaque société de faire face à la réalité et de reconnaître les droits de la femme.

Le législateur ivoirien, ne voulant rester en marge et conscient que l’émergence même depuis son genre grammatical est « une femme » fait ce qu’il faut pour reconnaître les droits de la femme à tous les niveaux.

Pour ce faire, au niveau du droit social, il a décidé de protéger les droits des femmes en général et des femmes enceintes en particulier en consacrant plusieurs articles de la loi n°2015-532 du 20 juillet 2015 portant code du travail à cette protection.

Pour une meilleure compréhension, je procéderai par un questionnaire.

  • L’état de grossesse d’une femme peut-il lui être préjudiciable dans le cadre de la recherche d’emploi ou encore pour celle qui est en période d’essai ? En d’autres termes, le fait qu’une femme enceinte postule pour une embauche peut-il être un motif de refus pour l’employeur ? Qu’en est-il pour celle en période d’essai ?

Aux termes de l’article 23.3 alinéa 1 de la loi sus-énumérée, l’employeur ne doit pas prendre en considération l’état de grossesse d’une femme pour refuser de l’embaucher. Le législateur va plus loin en protégeant aussi la femme en période d’essai. En effet, l’employeur est dans l’impossibilité de résilier le contrat de travail au cours de la période d’essai de la femme en état de grossesse.

  • La femme salariée en état de grossesse est-elle obligatoirement soumise à tous les examens de la visite médicale d’embauche ?

Non, car au sens de l’article 23.3 alinéa 2, lors de la visite médicale d’embauche, la femme enceinte peut présenter un dossier incomplet si certains examens normalement présents se révèlent dangereux pour sa santé ou celle de l’embryon. Dans ce cas, les examens sont reportés après l’accouchement.

  • Est-il possible pour l’employeur de modifier le contrat de travail d’une femme en état de grossesse (mutation ou changement de poste de travail) ?

Non, il est interdit à l’employeur de prononcer une mutation d’emploi ou de poste de travail pour la femme en état de grossesse. Mais, sous réserve de l’article 23.7 il peut le faire.

En effet, au sens de l’article 23.7 alinéa 1, la femme salariée en état de grossesse peut se faire muter à son initiative ou à celle de son employeur si son état de santé médicalement constaté l’exige. Retenez que cette mutation est temporaire.

  • Que se passe-t-il en cas de désaccord entre l’employeur et la femme salariée en état de grossesse, relativement à la mutation ou au changement de poste ?

Il ressort de l’article 23.7 alinéa 2, qu’en cas de désaccord entre l’employeur et la salariée, la mutation ne peut être effectuée qu’après avis du médecin-inspecteur du travail communiqué aux deux parties intéressées.

  • Quelle est la durée de la mutation ou du changement de poste de la salariée en état de grossesse ?

Etant donné que la mutation est temporaire, elle ne peut excéder la durée de la grossesse et prend fin dès que l’état de santé de la femme lui permet de retrouver son emploi ou son poste initial (article 23.7 alinéa 3)

  • La mutation temporaire de la salariée en état de grossesse, entraine-t-elle un incident sur la rémunération de cette dernière ?

Aux termes de l’article 23.7 alinéa 4, cette mutation ne doit entraîner aucune diminution de rémunération même si le nouveau poste est inférieur à celui occupé habituellement.

Le législateur ne s’est pas prononcé sur la rémunération au cas où le nouveau poste serait supérieur à l’ancien.

Le dernier alinéa de l’article 23.7 dispose que : « en cas de désaccord, la rupture qui en découle est réputée être du fait de l’employeur ». Au regard de ce dernier alinéa, nous remarquons que le législateur a pris toutes les mesures afin d’assurer la protection de la femme salariée en état de grossesse.

  • Qu’advient-il si l’employeur ne parvient pas à proposer un autre emploi à la femme salariée en état de grossesse ?

Il ressort de l’article 23.8 que si l’employeur est dans l’impossibilité de proposer un autre emploi à la femme salariée en état de grossesse, il lui fait connaitre, ainsi qu’au médecin-inspecteur du travail et des lois sociales les motifs qui font obstacles à son reclassement provisoire.

Le contrat est alors suspendu jusqu’à la date du congé légal de maternité. La femme bénéficie dans ce cas d’une garantie de rémunération à la charge de l’employeur.

Par Nany Fatem DAGNOKO, Juriste privatiste

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10 livres Afro-féministes à avoir

afrofeministe

ASSIE-LUMUMBA N’dri Thérèse

Les africaines dans la politique: femmes baoulé de Côte d’Ivoire

L’Harmattan – Paris – 1996
ISBN: 9782738440488
(Points de vue)
206 p. – 22 x 14 cm

Les traditions prétextes de Constance YAI

Cette ancienne ministre de la Condition des femmes à Abidjan, et petite fille d’exciseuse donne de la voix pour en finir avec cette main mise des hommes sur la sexualité des femmes, via ces opérations  dangereuses et humiliantes. Les deux veulent en finir avec les traditions prétextes. 

Ne suis-je pas une femme ?

de Bell Hooks (Auteur), Amandine Gay (Préface), Olga Potot (Traduction)

Ne suis-je pas une femme ?”, telle est la question que Sojourner Truth, ancienne esclave, abolitionniste noire des Etats-Unis, posa en 1851 lors d’un discours célèbre, interpellant féministes et abolitionnistes sur les diverses oppressions subies par les femmes noires : oppressions de classe, de race, de sexe. Héritière de ce geste, bell hooks décrit dans ce livre devenu un classique les processus de marginalisation des femmes noires et met en critique les féminismes blancs et leur difficulté à prendre en compte les oppressions croisées.

La parole aux négresses,

Awa THIAM donne la parole aux femmes d’Afrique occidentale pour dire ce qui se pratique dans leur quotidien et comment elles vivent les mutilations génitales et quelques autres violences faites aux femmes. C’est une oeuvre qui rend la parole aux femmes et leur accorde la voix pour dire le Je féminin au quotidien dans la société africaine noire. Elle met surtout l’accent sur la polygamie, le blanchiment de la peau, l’initiation sexuelle, les mariages arrangés. Elle montre l’importance de la famille, des relations entre femmes et entre hommes et femmes, et des contraintes sociales. Elle en vient à montrer que la lutte des femmes africaines n’est pas la même que celle des femmes d’Occident, et qu’il faut se garder d’assimiler trop vite lapremière à la seconde.

Femmes, race et classe de Angela Davis (Auteur), Dominique Taffin (Traduction)” Le système esclavagiste définissait les Noirs comme une marchandise humaine. Puisque les femmes étaient considérées comme des unités de travail productrices de profit au même titre que les hommes, leurs propriétaires ne faisaient aucune différence entre les sexes. Un universitaire affirme ; “La femme esclave était la servante perpétuelle de son propriétaire et, fortuitement, épouse, mère et femme au foyer.” Si l’on se réfère aux tendances de la nouvelle idéologie de la féminité au XIXe siècle, la glorification des mères nourricières, douces compagnes et maîtresses de maison, transformait les femmes noires en anomalies. “

Afrofem

“Les femmes noires en France doivent être sauvées de leur famille, de leur communauté (pères, frères, cousins). Ce sauvetage est proposé gracieusement par l’Etat au travers de l’école républicaine, appuyée par des alliées de choix (médias, monde de la culture, associations, intellectuel-les). Mwasi est un collectif de femmes qui ne veulent pas être “sauvées” par qui que ce soit. Femmes noires et afro-descendantes, nous désignons l’Etat français, le “féminisme” blanc dominant et le racisme d’Etat comme des ennemis politiques. Notre seule préoccupation est d’être à la hauteur des idées, des pratiques et de l’héritage qui sont les nôtres : les combats contre la négrophobie, l’impérialisme, l’hétéro-patriarcat et le capitalisme. Nous avons choisi l’afroféminisme pour traduire politiquement nos révoltes que nous voulons transformer en révolution pour un changement radical de système, un système débarrassé du racisme, de la domination masculine et du capitalisme. Nous faisons le choix de l’organisation politique autonome et de la libération comme horizon. Ce livre est notre contribution afroféministe à la libération noire et panafricaine.”

Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage de Maya Angelou

Dans ce récit, considéré aujourd’hui comme un classique de la littérature américaine, Maya Angelou relate son parcours hors du commun, ses débuts d’écrivain et de militante dans l’Amérique des années 1960 marquée par le racisme anti-Noir, ses combats, ses amours. Son témoignage, dénué de la moindre complaisance, révèle une personnalité exemplaire. A la lire, on mesure – mieux encore – le chemin parcouru par la société américaine en moins d’un demi-siècle..

Maya Angelou tant que je serai noire

Figure emblématique de l’histoire des Etats-Unis, Maya Angelou s’est engagée corps et âme dans le XXe siècle américain. Tant que je serai noire débute en 1957 lorsque, décidée à devenir écrivain, elle part avec son fils, Guy, pour rejoindre Harlem, épicentre de l’activité intellectuelle des Noirs américains. Elle participe aux bouleversements de l’époque et rencontre des artistes comme Billie Holiday et James Baldwin, et les leaders du mouvement des droits civiques, Malcolm X et Martin Luther King. Enfin, conquise par Vusumzi Make, qui se bat pour la liberté des Noirs d’Afrique du Sud, elle part vivre en Afrique, théâtre des luttes anticolonialistes, où elle devient journaliste. Ce récit autobiographique dessine le portrait d’une femme exceptionnelle qui a intégré, jusqu’au coeur de sa vie intime, une véritable révolution mondiale, culturelle et politique.

L’autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie (Auteur), Mona de Pracontal (Traduction)

Noire n’est pas mon métier Nadege Beausson-Diagne – Mata Gabin – Maïmouna Gueye – Eye Haïdara – Rachel Khan – Aïssa Maïga – Sara Martins – Marie-Philomène NGA – Sabine Pakora – Firmine Richard – Sonia Rolland – Magaajyia Silberfeld – Shirley Souagnon – Assa Sylla – Karidja Touré – France Zobda

Stéréotypes, racisme et diversité : 16 actrices témoignent

Chritiane Taubira : l’esclavage raconté à ma fille

Traite et exploitation des êtres humains, colonisation, luttes pour la liberté, réflexion sur la notion de crime contre l’humanité, formes contemporaines de l’esclavage : une mère engagée répond aux nombreuses questions de sa fille. De ce dialogue s’est construit, au fil des étonnements, indignations et admirations, un livre aussi passionnant que nécessaire.
Ancienne garde des Sceaux, ministre de la Justice, Christiane Taubira est l’auteure de plusieurs livres, dont Mes météores et Murmures à la jeunesse.
” Christine Taubira développe magistralement, avec passion, une histoire trop méconnue. ” – L’Humanité

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