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MTV Shuga Babi Saison 2: A la recherche des nouvelles étoiles!

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C’est parti pour le lancement de la nouvelle saison de la série jeune par excellence. Après une première saison totalement réussie et appréciée qui a permis de développer une grande communauté digitale de plus de 25 0000 abonnés avec 1 million de vues sur la chaine Youtube MTV SHUGA EN FRANÇAIS; la Fondation MTV Staying Alive (MTV SAF) organise les auditions de la 2ème saison de sa série MTV Shuga Babi. La série sera à nouveau produite en Côte d’Ivoire avec le soutien d’Unitaid et de nombreux partenaires locaux tels que le Ministère de la Santé de l’Hygiène Publique de Côte d’Ivoire, le Programme National de Lutte contre le Sida et l’ONG Ruban Rouge.

Replongez dans un univers empli de musique, de danse et de fun à l’ivoirienne. Un univers propre aux ados qui permettra de mener la sensibilisation sur le VIH, la santé sexuelle, la contraception, le sexe transactionnel. En effet, l’on ne peut nier le caractère éducatif et l’impact que peut avoir la télévision sur les plus jeunes. Ceux-ci représentent toujours une frange vulnérable face à ces problématiques en raison de ce que l’éducation sexuelle demeure encore un tabou sous nos cieux. Ce qui rend malheureusement le taux de prévalence élevé dans notre pays. Selon l’Unicef , en Côte d’Ivoire, 5 adolescents sont infectés chaque jour dont 3 nouvelles infections sur 4 sont des filles. Seront aussi mises en lumière les violences basées sur le genre afin de créer une génération plus consciente des nouveaux enjeux humains et sociaux de notre société.

La série MTV Shuga Babi est aussi un puissant canal de découverte et de promotion de nouvelles étoiles montantes du cinéma ivoirien et de ses valeurs sûres . C’est une opportunité offerte aux jeunes de faire découvrir leurs réalités, leur quotidien mais aussi de permettre à toute une génération de pouvoir s’identifier à ce/ceux qui leur ressemble.nt.

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La saison 1 a vu l’implication de stars en vogue tels que Nash, Bamba Amy Sara, Safarel Obiang au côté des acteurs pour véhiculer efficacement le message voulu. La saison 2 sera emplie de surprises et de nouvelles vedettes.

A tous les candidats malheureux de la saison précédente et aux nouveaux, un casting ouvert à tous.tes est organisé pour la prochaine aventure. Ils devront, en raison de la Covid 19 participer en ligne. A partir du 22 juin 2020, les candidat.e.s sont invité.es à participer sur les réseaux sociaux et par email.

Pour cela, il faudra : • Faire une vidéo courte reprenant une séquence issue de la saison 1 (DISPONIBLE ICI) • La publier sur leur compte Facebook, Instagram, Twitter ou Tik Tok avec le hashtag #CastingMTVShugaBabi • Envoyer le lien de la vidéo à castingmtvshugababi@gmail.com Dans un deuxième temps, les personnes retenues seront invitées à se rendre devant un jury à Abidjan. Les conditions d’accès aux auditions sont les suivantes : • Être Ivoirien • Avoir entre 16 et 25 ans. • Avoir une passion pour le cinéma, du talent et de la détermination • Pouvoir se rendre à Abidjan pour la 2ème phase du casting.

Tentez votre chance et participez à ce casting national. Pour plus d’informations, visitez les différents comptes sur les réseaux sociaux de la série.

Facebook:  http://www.facebook.com/mtvshugababi

Instagram:  http://www.instagram.com/mtvshuga_babi

Twitter: http://www.twitter.com/mtvshugababi

À-propos de MTV Shuga : Lancée à Nairobi au Kenya en 2009, « MTV Shuga » est une série dramatique et une campagne multimédia de longue date qui suit la vie des jeunes sur le continent africain. Diffusé sur les chaînes MTV du monde entier, le contenu est également offert sans droits aux radiodiffuseurs tiers et aux plates-formes de contenu, et utilisé comme support pédagogique par les éducateurs, les professionnels de la santé et les organisations locales de lutte contre le VIH/SIDA à travers le monde. En neuf saisons, ce programme a traversé le continent africain du Kenya au Nigeria en passant par l’Afrique du Sud, et a abordé de nombreux thèmes liés au VIH et aux rapports sexuels protégés, notamment le dépistage du VIH, la stigmatisation, vivre avec le VIH, la transmission du virus de la mère à l’enfant, le sexe transactionnel, la violence basée sur le genre et l’utilisation du préservatif. Pour voir tous les épisodes de MTV Shuga, veuillez visiter le site internet www.mtvshuga.com.

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Izabella Maya, l’humour comme arme

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Dans quelques jours se tiendra à Abidjan, la grande messe de la culture ivoirienne et régionale, le Masa (Marché des Arts et du Spectacle Africain). Parmi les artistes présents nous avons découvert Izabelle MAYA, une jeune femme franco Ivoirienne qui a choisit comme catégorie l’humour, ou comme arme dirons nous.

En effet, par son art et son talent elle a choisi de déconstruire les stéréotypes à l’endroit des migrants et des sans papiers en Europe. Ces personnes parfois trop stigmatisées à tort du fait de leur vulnérabilité et de leur précarité. C’est à n’en point douter un engagement fort. Surtout quand il émane d’une femme. Sans relâche, elle harangue les scènes avec son spectacle Origine non contrôlée qui justement met en scène avec brio la réalité de la migration avec pour premier rôle une femme.

Izabella est une femme engagée sur plusieurs fronts et associations qui militent pour les sans papiers ou encore pour ceux qui n’ont pas la chance de passer l’hivers au chaud. Son rêve, contribuer du mieux qu’elle peut à l’émergence d’une société plus juste, équitable et égalitaire.

Et pourtant rien ne laissait présager d’un tel parcours. En effet, c’est une tête pleine en plus d’être bien faite. Titulaire d’un double master en Droit et en Communication, elle commence à exercer dans un cabinet d’avocat avant de tomber amoureuse de la comédie. Passionnée, elle décide de suivre ce chemin. Car selon, elle l’essentiel dans la vie est de faire ce que l’on aime de sorte à ne pas avoir l’impression de travailler.

Au quotidien, elle se bat personnellement contre le racisme et le sexisme qui se mêlent dans son métier. Elle fait partie du très peu de femmes qui ont embrassé ce métier et croit fortement que cette condition ne saurait freiner quiconque en est capable. Alors il faut parfois se battre contre les rôles de genre et même de couleur.

Convaincue qu’elle peut et doit aider les femmes et les filles à embrasser cette carrière, elle prévoit un jour revenir apprendre aux passionnées comme elle l’art du théâtre et de la scène.

Izabella est un personnage haut en couleur et pleine de ressources qui mérite d’être connue et promue. Elle s’inscrit dans la nouvelle génération d’humouristes afrcaines qui revalorisent et redorent le blason de notre continent.

Elle se produit le 8 mars 2020 au yelam’s à treichville Abidjan et le 13 mars au palais de la Culture d’Abidjan. A 18h00 GMT pour les deux dates. C’est à dessein qu’elle a choisi la date du 8 mars comme symbole de son combat pour la cause féminine.

Retrouvez la sur les réseaux sociaux et n’hésitez pas à la suivre. Une véritable héroïne.

facebook https://web.facebook.com/isabellamaya2

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La lutte féministe, cette mal-aimée.

Pink Girl Power Wallpaper

La femme , cet individu, juridiquement, psychologiquement, socialement marginalisé. Les conditions des femmes dans cette société moderne continuent d’inquiéter malgré quelques avancées, les inégalités recensées dans leur émancipation sont toujours d’actualité. La montée des mouvements féministes qui laisse entrevoir un bras de fer entre le ‘’chef’’ et ‘’l’insoumise.’’

Toutes les luttes sont des mal-aimées. Elles paraissent dans l’esprit de ceux qu’elles dérangent comme un moyen de semer le trouble dans une société déjà bien ficelée. Elles n’éveillent donc point les consciences comme peuvent se targuer ses tenants.

La lutte féministe dans une société phallocrate ne peut de ce fait qu’être mal-aimée. La devise de la phallocratie étant la soumission de la femme à l’homme qui s’érige alors en chef suprême de la société, le féminisme pourrait apparaître comme une forme de rébellion de cette gente à l’ordre ordonné des choses naturelles.

Par conséquent, prononcer le mot féminisme revient à braquer l’esprit de plus d’un. Cela pourrait se comprendre dans la mesure où leur compréhension de la lutte féministe est erronée. Ce cliché qui fait du féminisme une criminalisation stricto sensu des hommes par les femmes. Ce n’est pas une guerre entre les hommes et les femmes comme on peut le croire du fait du message mal véhiculé par certaines méthodes des mouvements féministes mais en toutes luttes , on dénote des travers.

Des hystériques, des fautrices de trouble, des hypocrites, des aigries, des anti-hommes, tant d’étiquettes qui collent à la peau des féministes. Les droits des femmes marchent encore à reculons, on peut vérifier cela avec les nouveaux débats sur les féminicides ou de l’I.V.G qui refont surface. Comment ne pas devenir hystériques lorsque les droits des femmes sont sans cesse bafoués ? Tout cela montre que les mouvements féministes ont encore du pain sur la planche et doivent continuer à faire preuve de témérité car les lois ont tendance à être de plus en plus rétrograde lorsqu’il est question de la condition des femmes.

Bien que certains mouvements sont accusés d’être en déphasage avec la réalité , le féminisme, en réalité, n’est qu’un autre visage, des droits auxquels aspirent les femmes. Ce Droit qui depuis le début ne s’acquiert que par la conquête. Cette lutte ne fait que montrer du doigt les dispositifs judiciaires pauvres et la mise en place d’un arsenal juridique et sociale à la traine en ce qui concerne les droits des femmes. Toutes ces carences qui alimentent la spirale mortifère qui s’accentue depuis des décennies. Le féminisme ne veut que faire passer définitivement la femme, de son statut d’objet à celui d’individu à part entière. Elle veut juste une réduction des disparités entre les hommes et les femmes. Bien loin de ne se focaliser que sur les échecs de certaines sociétés, il est soulageant de trouver de bons élèves dans la pratique des droits de la femme, ce qui continue de maintenir l’espoir dans la lutte.

Par KONE Manuella Kati

Retrouvez Manuella sur facebok : https://web.facebook.com/munkatedexter

Toutes les luttes sont des mal-aimées!!!!

KONE Manuella Kati
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Fiche de lecture_Le Couteau Brûlant

couteau brulant

Donner la voix aux victimes des mutilations génitales féminines, briser le silence qui enveloppe la douleur de ces millions de filles et femmes à travers le monde. Quoi de mieux qu’un récit, une histoire, d’un témoignage… pour y parvenir?

Le couteau brûlant, métaphore trouvée -à juste titre- pour désigner l’arme qui pourfend, qui arrache, qui mutile, est l’histoire de Safiatou dépeinte à travers le temps.

A l’occasion d’un exercice scolaire Safiatou, une jeune lycéenne se retrouve obligée d’affronter la partie la plus sombre de son histoire, celle où elle a perdu une partie d’elle au nom de la tradition. Elle qui croyait y échapper après la mort de Nawa son aînée (dans la tradition de l’excision), et de la fuite de l’exciseuse, se retrouve bien obligée d’affronter l’épreuve qui devrait faire d’elle une FEMME. Elle qui n’avait que 8 ans devait choisir entre l’opprobre d’avoir “une lance entre les jambes” ou faire la fierté de toute sa famille. La fierté elle l’a éprouvée pourtant, devant son village. Comment aurait elle pu savoir le mal que c’était? Sa grand-mère l’avait rassurée. Et pourtant des années plus tard sa fierté devenait un fardeau, une honte, une anomalie.

C’est avec émotion que l’auteure nous transporte d’une chambre d’adolescente au bois sacré où se déroule le terrible rituel. Avec elle nous nous posons la même question, ces parents qui font subir cette épreuve à leurs filles sont ils des monstres? Ou simplement des personnes qui sont persuadées que le bonheur de leur progéniture passe par cette étape?

Une chose est certaine, l’excision est néfaste et doit disparaître. Car en plus de leur arracher leurs chairs , elle prend aux femmes leurs vies, et parfois font de la maternité une épreuve insoutenable. C’est quand bien sûr elles sont chanceuses de procréer. Ce fut le cas de Safiatou.

Et pourtant, au travers de sa souffrance, Safiatou a trouvé la force se battre pour elle, mais aussi pour les autres. Ce qu’elle découvre est atroce, les filles se font maintenant exciser au premier âge, parfois dès leur naissance…

Le couteau brûlant est une oeuvre militante, courageuse et de toute beauté. Car si l’excision semble relever d’une autre époque, elle perdure au nom de traditions solidement ancrées. Un cri de coeur, un appel à l’aide pour un monde meilleur.

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LA PROTECTION DE LA FEMME ENCEINTE EN DROIT SOCIAL

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Longtemps considérées comme des « incapables majeures », les femmes ont du mal à se positionner professionnellement, non pas parce qu’elles sont incompétentes du point du vue professionnel, mais simplement parce qu’elles sont des femmes.  Leur état de grossesse ne vient pas pour arranger la situation car certaines personnes voient la grossesse comme une maladie, pis d’autres la voient comme un handicap. De ce fait, l’état de grossesse de la femme enceinte était un frein à son épanouissement professionnel jusqu’à la reconnaissance de ses droits.

A l’ère de la mondialisation, et surtout du numérique où nous découvrons pour certains et acceptons pour d’autres que les femmes ont joué et continuent de jouer un rôle important dans la construction et l’émergence de notre monde, il est impératif pour chaque société de faire face à la réalité et de reconnaître les droits de la femme.

Le législateur ivoirien, ne voulant rester en marge et conscient que l’émergence même depuis son genre grammatical est « une femme » fait ce qu’il faut pour reconnaître les droits de la femme à tous les niveaux.

Pour ce faire, au niveau du droit social, il a décidé de protéger les droits des femmes en général et des femmes enceintes en particulier en consacrant plusieurs articles de la loi n°2015-532 du 20 juillet 2015 portant code du travail à cette protection.

Pour une meilleure compréhension, je procéderai par un questionnaire.

  • L’état de grossesse d’une femme peut-il lui être préjudiciable dans le cadre de la recherche d’emploi ou encore pour celle qui est en période d’essai ? En d’autres termes, le fait qu’une femme enceinte postule pour une embauche peut-il être un motif de refus pour l’employeur ? Qu’en est-il pour celle en période d’essai ?

Aux termes de l’article 23.3 alinéa 1 de la loi sus-énumérée, l’employeur ne doit pas prendre en considération l’état de grossesse d’une femme pour refuser de l’embaucher. Le législateur va plus loin en protégeant aussi la femme en période d’essai. En effet, l’employeur est dans l’impossibilité de résilier le contrat de travail au cours de la période d’essai de la femme en état de grossesse.

  • La femme salariée en état de grossesse est-elle obligatoirement soumise à tous les examens de la visite médicale d’embauche ?

Non, car au sens de l’article 23.3 alinéa 2, lors de la visite médicale d’embauche, la femme enceinte peut présenter un dossier incomplet si certains examens normalement présents se révèlent dangereux pour sa santé ou celle de l’embryon. Dans ce cas, les examens sont reportés après l’accouchement.

  • Est-il possible pour l’employeur de modifier le contrat de travail d’une femme en état de grossesse (mutation ou changement de poste de travail) ?

Non, il est interdit à l’employeur de prononcer une mutation d’emploi ou de poste de travail pour la femme en état de grossesse. Mais, sous réserve de l’article 23.7 il peut le faire.

En effet, au sens de l’article 23.7 alinéa 1, la femme salariée en état de grossesse peut se faire muter à son initiative ou à celle de son employeur si son état de santé médicalement constaté l’exige. Retenez que cette mutation est temporaire.

  • Que se passe-t-il en cas de désaccord entre l’employeur et la femme salariée en état de grossesse, relativement à la mutation ou au changement de poste ?

Il ressort de l’article 23.7 alinéa 2, qu’en cas de désaccord entre l’employeur et la salariée, la mutation ne peut être effectuée qu’après avis du médecin-inspecteur du travail communiqué aux deux parties intéressées.

  • Quelle est la durée de la mutation ou du changement de poste de la salariée en état de grossesse ?

Etant donné que la mutation est temporaire, elle ne peut excéder la durée de la grossesse et prend fin dès que l’état de santé de la femme lui permet de retrouver son emploi ou son poste initial (article 23.7 alinéa 3)

  • La mutation temporaire de la salariée en état de grossesse, entraine-t-elle un incident sur la rémunération de cette dernière ?

Aux termes de l’article 23.7 alinéa 4, cette mutation ne doit entraîner aucune diminution de rémunération même si le nouveau poste est inférieur à celui occupé habituellement.

Le législateur ne s’est pas prononcé sur la rémunération au cas où le nouveau poste serait supérieur à l’ancien.

Le dernier alinéa de l’article 23.7 dispose que : « en cas de désaccord, la rupture qui en découle est réputée être du fait de l’employeur ». Au regard de ce dernier alinéa, nous remarquons que le législateur a pris toutes les mesures afin d’assurer la protection de la femme salariée en état de grossesse.

  • Qu’advient-il si l’employeur ne parvient pas à proposer un autre emploi à la femme salariée en état de grossesse ?

Il ressort de l’article 23.8 que si l’employeur est dans l’impossibilité de proposer un autre emploi à la femme salariée en état de grossesse, il lui fait connaitre, ainsi qu’au médecin-inspecteur du travail et des lois sociales les motifs qui font obstacles à son reclassement provisoire.

Le contrat est alors suspendu jusqu’à la date du congé légal de maternité. La femme bénéficie dans ce cas d’une garantie de rémunération à la charge de l’employeur.

Par Nany Fatem DAGNOKO, Juriste privatiste

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10 livres Afro-féministes à avoir

afrofeministe

ASSIE-LUMUMBA N’dri Thérèse

Les africaines dans la politique: femmes baoulé de Côte d’Ivoire

L’Harmattan – Paris – 1996
ISBN: 9782738440488
(Points de vue)
206 p. – 22 x 14 cm

Les traditions prétextes de Constance YAI

Cette ancienne ministre de la Condition des femmes à Abidjan, et petite fille d’exciseuse donne de la voix pour en finir avec cette main mise des hommes sur la sexualité des femmes, via ces opérations  dangereuses et humiliantes. Les deux veulent en finir avec les traditions prétextes. 

Ne suis-je pas une femme ?

de Bell Hooks (Auteur), Amandine Gay (Préface), Olga Potot (Traduction)

Ne suis-je pas une femme ?”, telle est la question que Sojourner Truth, ancienne esclave, abolitionniste noire des Etats-Unis, posa en 1851 lors d’un discours célèbre, interpellant féministes et abolitionnistes sur les diverses oppressions subies par les femmes noires : oppressions de classe, de race, de sexe. Héritière de ce geste, bell hooks décrit dans ce livre devenu un classique les processus de marginalisation des femmes noires et met en critique les féminismes blancs et leur difficulté à prendre en compte les oppressions croisées.

La parole aux négresses,

Awa THIAM donne la parole aux femmes d’Afrique occidentale pour dire ce qui se pratique dans leur quotidien et comment elles vivent les mutilations génitales et quelques autres violences faites aux femmes. C’est une oeuvre qui rend la parole aux femmes et leur accorde la voix pour dire le Je féminin au quotidien dans la société africaine noire. Elle met surtout l’accent sur la polygamie, le blanchiment de la peau, l’initiation sexuelle, les mariages arrangés. Elle montre l’importance de la famille, des relations entre femmes et entre hommes et femmes, et des contraintes sociales. Elle en vient à montrer que la lutte des femmes africaines n’est pas la même que celle des femmes d’Occident, et qu’il faut se garder d’assimiler trop vite lapremière à la seconde.

Femmes, race et classe de Angela Davis (Auteur), Dominique Taffin (Traduction)” Le système esclavagiste définissait les Noirs comme une marchandise humaine. Puisque les femmes étaient considérées comme des unités de travail productrices de profit au même titre que les hommes, leurs propriétaires ne faisaient aucune différence entre les sexes. Un universitaire affirme ; “La femme esclave était la servante perpétuelle de son propriétaire et, fortuitement, épouse, mère et femme au foyer.” Si l’on se réfère aux tendances de la nouvelle idéologie de la féminité au XIXe siècle, la glorification des mères nourricières, douces compagnes et maîtresses de maison, transformait les femmes noires en anomalies. “

Afrofem

“Les femmes noires en France doivent être sauvées de leur famille, de leur communauté (pères, frères, cousins). Ce sauvetage est proposé gracieusement par l’Etat au travers de l’école républicaine, appuyée par des alliées de choix (médias, monde de la culture, associations, intellectuel-les). Mwasi est un collectif de femmes qui ne veulent pas être “sauvées” par qui que ce soit. Femmes noires et afro-descendantes, nous désignons l’Etat français, le “féminisme” blanc dominant et le racisme d’Etat comme des ennemis politiques. Notre seule préoccupation est d’être à la hauteur des idées, des pratiques et de l’héritage qui sont les nôtres : les combats contre la négrophobie, l’impérialisme, l’hétéro-patriarcat et le capitalisme. Nous avons choisi l’afroféminisme pour traduire politiquement nos révoltes que nous voulons transformer en révolution pour un changement radical de système, un système débarrassé du racisme, de la domination masculine et du capitalisme. Nous faisons le choix de l’organisation politique autonome et de la libération comme horizon. Ce livre est notre contribution afroféministe à la libération noire et panafricaine.”

Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage de Maya Angelou

Dans ce récit, considéré aujourd’hui comme un classique de la littérature américaine, Maya Angelou relate son parcours hors du commun, ses débuts d’écrivain et de militante dans l’Amérique des années 1960 marquée par le racisme anti-Noir, ses combats, ses amours. Son témoignage, dénué de la moindre complaisance, révèle une personnalité exemplaire. A la lire, on mesure – mieux encore – le chemin parcouru par la société américaine en moins d’un demi-siècle..

Maya Angelou tant que je serai noire

Figure emblématique de l’histoire des Etats-Unis, Maya Angelou s’est engagée corps et âme dans le XXe siècle américain. Tant que je serai noire débute en 1957 lorsque, décidée à devenir écrivain, elle part avec son fils, Guy, pour rejoindre Harlem, épicentre de l’activité intellectuelle des Noirs américains. Elle participe aux bouleversements de l’époque et rencontre des artistes comme Billie Holiday et James Baldwin, et les leaders du mouvement des droits civiques, Malcolm X et Martin Luther King. Enfin, conquise par Vusumzi Make, qui se bat pour la liberté des Noirs d’Afrique du Sud, elle part vivre en Afrique, théâtre des luttes anticolonialistes, où elle devient journaliste. Ce récit autobiographique dessine le portrait d’une femme exceptionnelle qui a intégré, jusqu’au coeur de sa vie intime, une véritable révolution mondiale, culturelle et politique.

L’autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie (Auteur), Mona de Pracontal (Traduction)

Noire n’est pas mon métier Nadege Beausson-Diagne – Mata Gabin – Maïmouna Gueye – Eye Haïdara – Rachel Khan – Aïssa Maïga – Sara Martins – Marie-Philomène NGA – Sabine Pakora – Firmine Richard – Sonia Rolland – Magaajyia Silberfeld – Shirley Souagnon – Assa Sylla – Karidja Touré – France Zobda

Stéréotypes, racisme et diversité : 16 actrices témoignent

Chritiane Taubira : l’esclavage raconté à ma fille

Traite et exploitation des êtres humains, colonisation, luttes pour la liberté, réflexion sur la notion de crime contre l’humanité, formes contemporaines de l’esclavage : une mère engagée répond aux nombreuses questions de sa fille. De ce dialogue s’est construit, au fil des étonnements, indignations et admirations, un livre aussi passionnant que nécessaire.
Ancienne garde des Sceaux, ministre de la Justice, Christiane Taubira est l’auteure de plusieurs livres, dont Mes météores et Murmures à la jeunesse.
” Christine Taubira développe magistralement, avec passion, une histoire trop méconnue. ” – L’Humanité

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Harcèlement au travail, Que faire?

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Face au harcèlement on est trop souvent déboussolé. Doutes, stigmatisations, moqueries et peur de perdre son boulot sont autant de sentiments qui minent la victime et l’enfoncent dans le silence. Ces petits conseils peuvent aider en situation.

QUE FAIRE ?
Faites savoir au harceleur que son comportement est inacceptable, qu’il vous met mal à l’aise. Réagissez le plus vite possible.
• En cas d’agressions ou si votre état de santé se détériore, consultez un médecin. Faites-vous délivrer un certificat médical.
• Consultez le médecin du travail de l’entreprise.
• Avertissez, prenez conseils et demandez l’appui de votre syndicat, du délégué du personnel, d’une association spécialisée dans les violences faites aux femmes, d’un.e avocat.e.
1. Vous pouvez saisir l’Inspection du Travail qui est habilitée à mener, à votre demande, et en toute confidentialité une enquête dans l’entreprise. Elle est en mesure et a le droit d’intervenir auprès de la direction, de dresser un procès-verbal et/ou de faire un signalement au Procureur de la République. Les éléments recueillis par l’Inspection du Travail seront déterminants.
Après avoir effectué ces démarches, vous pouvez, éventuellement, saisir votre employeur pour l’informer des faits dont vous êtes victime et lui rappeler sa responsabilité.
2. Vous pouvez engager une procédure pénale
• contre le harceleur
• contre l’employeur, s’il vous sanctionne ou ne réagit pas après avoir été informé.
3. Pour porter plainte, adressez-vous :
• au commissariat le plus proche de votre domicile
• ou au Procureur de la République, par écrit (Tribunal de première Instance) vous pouvez, si vous souhaitez vous voir accorder des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi, vous devez vous constituez partie civile, votre avocat pourra alors être informé de l’ensemble des éléments du dossier et du déroulement de la procédure.
• en cas de ressources insuffisantes, vous pouvez demander l’aide juridictionnelle totale ou partielle auprès du Tribunal de première Instance.
Si vous avez porté plainte, une démission ne vous prive pas des droits éventuels.

 Cette plainte met en route une action judiciaire et peut aboutir à la condamnation pénale du harceleur.
Vous pouvez engager une procédure administrative contre l’entreprise ou l’administration.
En cas de sanction, refus de promotion, licenciement abusif, démission, vous pouvez obtenir :
• la levée de la sanction,
• la nullité du licenciement, c’est-à-dire la réintégration dans votre poste ou des dommages
et intérêts,
• une requalification de la démission en « rupture de contrat de travail du fait de l’employeur. »

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Fiche de lecture_CHÈRE IJEAWELE ou un manifeste pour une éducation féministe

Fiche de lecture

Chimamanda Ngozi Adichie, née le 15 Septembre 1977, est une écrivaine nigérianne. Elle est originaire d’Abba dans l’État d’Anambra, au sud-est du Nigéria. Elle vit entre Lagos  et Washington. Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Chimamanda_Ngozi_Adichie . Elle est l’auteure de L’autre moitié du soleil, Autour de ton cou, Americanah, Nous sommes tous des feministes, L’hibiscus pourpre et CHÈRE IJEAWELE ou un manifeste pour une éducation féministe que nous nous ferons le plaisir d’analyser. De manière transversale et synthétique.

Une éducation féministe (?), une éducation tout court

Lorsqu’on lit le titre de l’ouvrage la première question qui vient est celle-ci: Y aurait-il une éducation féministe? C’est bien à cette question que l’auteure répond par une lettre à son amie -nouvelle maman d’une fillette- qui l’a sollicitée. Il existe bien une éducation féministe comme il en existerait une autre politique, sexiste, sportive, musicale etc…

De prime abord, ce manifeste nous a rappelé une autre longue lettre écrite par une autre grande figure féminine – à l’égard d’une autre femme-… celle de Mariama Bâ (vous vous en êtes doutés). Dans cet ouvrage, la Nigérianne livre 15 suggestions à Ijeawélé, mère de Chizalum Adaora. Arrêtons nous sur le mot ” suggestion”. La suggestion c’est le fait d’inspirer à quelqu’un une idée; une pensée. Suggérer s’oppose ainsi à imposer et s’apparente à conseiller. Nous en déduisons que le féminisme peut être s’apprend, se conseille , se suggère sans s’imposer.

Pour Chizalum…Sa mère devra bannir les rôles de genre pour lui apprendre à être une personne tout simplement. Elle devra lui apprendre à aimer les livres et à comprendre les mots pour ne pas en avoir peur. L’épineuse question du mariage comme accomplissement féminin Chimamanda l’aborde. C’est en effet, l’un des plus grands talons d’Achille des femmes. Car dit-elle ” Nous conditionnons les filles afin qu’elles aspirent au mariage mais pas les garçons, ce qui entraîne dès le départ un grave déséquilibre”. Plaire ne doit pas être son plus grand soucis, son objectif sera d’être sincère dans ses opinions et vraie dans ses prises de positions. Pour cela, elle devra bien sûr avoir une identité, celle d’être une femme africaine, igbo, noire et fière, ce qui l’aidera à combattre “les dynamiques de pouvoir” qui ont fait paraître les noirs comme des gens misérables. L’auteure aborde aussi l’apparence physique, la féminité et la morale, elle démontre comment la culture a utilisé la biologie pour construire des normes sociales et accorder des privilèges aux uns et en retirer aux autres. L’éducation d’un enfant doit intégrer une éducation sexuelle décomplexée-où la honte n’aura aucune place- mais qui reste appropriée pour un enfant. Ijeawélé devra préparer son enfant à l’amour comme un état où l’on donne mais aussi reçoit . Les systèmes d’oppression existent et il faut pouvoir les lui expliquer. Enfin, une éducation harmonieuse est celle qui tient compte de la différence de l’autre. Et bien malheureusement le manque de tolérance est la résultante de ce que l’on apprend pas aux jeunes enfants à ”survivre dans un monde de diversité”

Déconstruire, déconstruire, déconstruire…

Cet ouvrage pose les jalons du féminisme mais pas que… c’est un concentré de déconstruction de normes sociales que l’on intègre bien trop jeunes et qu’au grand dam de nos enfants nous perpétuons allègrement. La classifications des jeux, le rôle d’épouse et de mère, la cage dorée du mariage, le fait de se poser en tant qu’être humain tout simplement. Le féminisme light est aussi décrit le plus grand piège de ce combat. Il remet encore en cause le postulat de l’égalité comme condition sine qua non à une société équilibrée. Le féminisme light culpabilise la femme encore et toujours quand elle a du pouvoir et c’est aussi ce sur quoi se base les anti-féministes.

En réalité ce manifeste nous donne des conseils à tous et à toutes. Et comme le dit l’auteure, il répond à l’urgence morale qu’il ya à nous atteler à imaginer ensemble une éducation pour nos enfants, pour tenter de créer un monde plus juste à légard des hommes et des femmes.

Etre féministe c’est comme être enceinte. Tu l’es ou tu ne l’es pas . Tu crois à l’égalité pleine et entière des femmes ou tu n’y crois pas.

Chimamanda Ngozi Adichie

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Harcèlement sexuel et moral au travail-Que dit la loi?

que dit la loi

Définition: Art. 5 du code du travail ivoirien

Al 4- « Constituent un harcèlement sexuel les comportements abusifs, les menaces, les attaques, les paroles, les intimidations, les écrits, les attitudes ; les agissements répétés à l’encontre d’un salarié, ayant une connotation sexuelle, dont le but est d’obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profil ou au profit d’un tiers ».

Al 5- « Constituent un harcèlement moral les comportements abusifs, les menaces, les attaques, les paroles, les intimidations, les écrits, les attitudes, les agissements répétés à l’encontre d’un salarié, ayant pour objet ou pour effet la dégradation de ses conditions de travail et qui comme tels sont susceptibles de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. Le harcèlement se prouve par tous moyens ».

****Le harcèlement sexuel peut s’accompagner d’autres agressions sexuelles (attouchements, exhibitions) ou d’agissements sexistes (injures, pornographie) Des relations sexuelles obtenues par abus d’autorité peuvent être pénalement qualifiées de viol. L’abus d’autorité en matière sexuelle peut être le fait de l’employeur, d’un cadre, une personne responsable de recrutement, d’un consultant extérieur, d’un client de la société, d’un collègue de même niveau hiérarchique voire de niveau inférieur.

Qui est le salarié ?

« Au sens du présent Code, est considérée comme travailleur ou salarié, quels que soient son sexe, sa race et sa nationalité, toute personne physique qui s’est engagée à mettre son activité professionnelle, moyennant rémunération, sous la direction et l’autorité d’une autre personne physique ou morale, publique ou privée, appelée employeur ».

Exception faite : « Aux personnes nommées dans un emploi permanent d’une administration publique. De même, les travailleurs employés au service de l’Etat ou des personnes morales de droit public et qui relèvent d’un statut particulier échappent, dans la limite de ce statut et de celle des principes généraux du droit administratif, à l’application du présent Code ».

QUE DIT LA LOI ?

Art.5:
Al 1 « Aucun salarié, aucune personne en formation ou en stage ne peut être sanctionné ni licencié pour avoir refusé de subir les agissements de harcèlement moral ou sexuel d’un employeur, de son représentant ou de toute personne qui, abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions, a donné des ordres, proféré des menaces, imposé des contraintes ou exercé des pressions de toutes natures sur ce salarié »

Al 2 et 3 « Aucun salarié, aucune personne en formation ou en stage ne peut être sanctionné ni licencié pour avoir témoigné des agissements définis à l’alinéa précédent ou pour les avoir relatés ».

« Nul ne peut prendre en considération le fait que la personne intéressée a refusé de subir les agissements de harcèlement ou qu’une personne témoin les a relatés, pour décider, notamment en matière d’embauche, de rémunération, de formation, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation, de résiliation, de renouvellement de contrat de travail ou de sanctions disciplinaire ».

L’obligation d’affichage

Art. 7« Les dispositions prévues aux articles 4 et 5 sont affichées sur les lieux detravail ainsi que dans les locaux ou à la porte des locaux où se faitl’embauche » Il en est de même pour les textes pris pour l’application desdits articles ».



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Droits sexuels des jeunes, état des lieux d’une réalité occultée

visite AIBEF

Si avoir un enfant est pour certain.e.s le bonheur le plus absolu, pour d’autres par contre, c’est le début du cauchemar, la descente aux enfers, l’enfant trop tôt/trop tard ou celui de trop. Et pourtant la honte, la gêne et l’inconfort que peut engendrer une grossesse indésirée peuvent être évités grâce à la planification familiale et aux méthodes de contraception. Mais il existe en Côte d’Ivoire des difficultés liées à l’accès tant à la planification familiale qu’aux méthodes de contraception. Le sexe et l’éducation sexuelle restent tabous, ce qui entraîne un manque d’informations à ce niveau pour les jeunes et les adolescents surtout. Trop souvent hélas,le personnel de santé peine à se départir de ses considérations socio culturelles, ce qui évidemment éloigne les (jeunes) demandeurs. Même s’il existe des prestataires plus professionnels et consciencieux . Un fait est par ailleurs indéniable, les femmes et les filles restent les victimes directes du fait que dans notre pays une vraie politique de Santé sexuelle et reproductive n’existe pas.

Tant que l’éducation sexuelle restera un tabou…

La famille est la première cellule de la société, c’est le premier lieu de socialisation de l’individu, mais c’est aussi celui où bien malheureusement l’éducation sexuelle est tue. Le résultat est bien visible les jeunes et les adolescents sont les plus touchés par le phénomène des grossesses précoces et des infections sexuellement transmissibles. Il est difficile pour un jeune homme ou une jeune fille de faire face à des pulsions quand il n’a personne à qui se confier.

Les prestataires de santé, alliés/ennemis des jeunes.

Grâce à la formation (en droit de la santé sexuelle et reproductive) que nous a dispensée Engenderhealth, nous avons pu effectuer la visite de centres de santé qui traitent de ces questions. Il s’agissait du Médico scolaire de Marcory (quartier d’Abidjan), de la PMI de Marcory et de la clinique de l’AIBEF (Association Ivoirienne pour le Bien être familial). Et le constat est le même partout. Les jeunes sont très rapidement sexuellement actifs (10 ans , 12 ans; la moyenne du premier rapport est 15 ans);et se rendent (pour ceux qui ont l’information) dans ces endroits pour pouvoir se prémunir de tout ce qui les mettra à l’abri de mauvaises surprises. Bien souvent à l’insu de leurs parents.

De ce fait l’accueil qui leur est réservé est déterminant. S’ils sont pris en charge dans le respect de leurs droits, c’est un atout majeur. Ils reviennent et bénéficient de conseils avisés. Mais s’ils sont refoulés, c’est à juste titre qu’ils mèneront leurs vies sexuelles dans l’ignorance nonobstant les risques.

Les femmes et les filles 1 ères victimes d’une politique insuffisante en matière de santé sexuelle et reproductive en Côte d’Ivoire

En côte d’Ivoire, il n’existe pas de lois écrite par elle sur les Droits sexuels et reproductifs. Il faut pour pouvoir répondre efficacement aux besoins de planifications familiales de la population que l’Etat puisse y octroyer une ligne budgétaire sécurisée par une destination budgétaire. Car la mortalité maternelle reste très élevée chez les femmes, particulièrement chez les adolescentes. En outre plus de 60% des filles en Côte d’Ivoire ont eu recours à un avortement surement clandestin et donc à risques. Par rapport aux hommes, elles sont plus infectées par le VIH/Sida et les IST.

Les femmes et les filles sont tributaires des pesanteurs du genre qui les exposent de plus en plus tôt à des comportements sexuels à risques. Elles en paient le lourd tribu. Se trouvent déscolarisées, stigmatisées ou même en meurent .

Aujourd’hui, il faut que l’on s’engage vraiment à amplifier les voix des femmes et des filles ivoiriennes pour une meilleure santé sexuelle et reproductive. Il faut que l’on puisse promouvoir et défendre leurs droits de disposer d’elles mêmes pour une meilleure marche de notre société.

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