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Carelle Laetitia

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La planification familiale et ses bénéfices pour les femmes et les filles

Planning familial

Selon le Rapport de 2016 sur le Développement Humain en Afrique,
les disparités entre les genres coûtent environ 95 milliards de dollars
US par an en moyenne à l’Afrique subsaharienne. Ces coûts ont
culminé en 2014 en atteignant 105 milliards de dollars US de pertes
économiques, soit environ 6 % du PIB régional, ralentissant de ce fait,
les progrès enregistrés dans le continent en matière de développement
humain durable. La planification familiale est  centrale dans l’atteinte de l’égalité entre les sexes et constitue également un facteur clé dans le développement et la réduction de la pauvreté. En cette matière, la gestion de la démographie reste un facteur clé qui ne saurait être détachée d’avec une gestion efficace de la santé sexuelle et reproductive de chaque femme dans ces pays (notamment par la planification familiale). En effet, l’accès à la santé et au contrôle des fonctions de reproduction est pour les femmes un droit et pour les Etats un devoir reconnu par plusieurs instruments internationaux notamment le Protocole additionnel de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatifs aux droits de la femme. Si la planification familiale a été pendant des années beaucoup promue en Côte d’Ivoire, elle semble ne plus être d’actualité ce qui est pour le moins une grande erreur. Nous commencerons notre série d’analyses par la définir, puis à en montrer les bénéfices autant pour la femme que pour la jeune fille.

La planification familiale, notion et définition.

L’UNFPA (le Fonds des Nations Unies pour la Population), définit la planification familiale, ou le planning familial, comme étant ” un ensemble des moyens permettant  d’éviter les grossesses non-désirées ;   de choisir  le nombre d’enfants désirés ainsi que les moments de leurs naissances ; d’espacer les naissances en respectant  l’intervalle de temps  convenable pour la santé de la mère et de l’enfant ; de programmer les naissances au meilleur moment quant à l’âge de la mère.”

La planification familiale fait partie du grand ensemble des Droits sexuels et reproductifs reconnus et protégés par les instruments internationaux notamment le protocole additionnel de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatifs aux Droits de la Femme. Et est par la Proclamation Téhéran de 1968 devenue un droit laissé à la libre appréciation des couples et non un « contrôle de la population » imposé par l’État. La planification familiale donne le droit aux femmes d’exercer un contrôle sur leur fécondité; le droit de décider de leur maternité, du nombre d’enfants et de l’espacement des naissances ; le libre choix des méthodes de contraception.

La contraception vise à éviter, de façon réversible et temporaire, la fécondation d’un ovule par un spermatozoïde ou, s’il y a fécondation, la nidation de l’œuf fécondé.Il existe des méthodes réversibles courantes comme la pilule, l’injectable, le stérilet et le préservatif.

La Planification Familiale: une garantie à l’autonomisation de la femme.

Par le contrôle de sa sexualité et de sa procréation, la femme dispose de l’avantage de déterminer ses opportunités économiques, du reste de sa carrière et gagne en autonomie. En effet, plus une femme a des diplômes, plus elle est soucieuse ou du moment où elle devient une mère ou du nombre d’enfants qu’elle aura. Dans Revue Humanisme et entreprise de 1964, Pierette SARTIN écrit ceci: «  personne ne songera à nier aujourd’hui que la vie des femmes qui cumulent une activité professionnelle aux horaires extrêmement lourds, aux cadences rapides, et une vie familiale (…)avec un budget modeste, la charge des enfants et du ménage, l’impossibilité de se faire aider ne soit trop souvent un enfer » . Ce qui était une réalité dans les années 1960 l’est encore hélas aujourd’hui. La vie professionnelle des femmes reste liée et dépendante de celle privée -voire intime- et concevoir impacte fortement le rendement professionnelle de celles-ci. D’ailleurs, c’est l’une des principales causes de discriminations au niveau de l’emploi entre les hommes et les femmes.

La maternité est aussi un frein pour les adolescentes surtout celles qui sont encore en situation d’apprentissage scolaire ou technique. Car trop malheureusement le constat est souvent le même, les filles mères se retrouvent prises au piège -parfois avec le père- d’une ignorance nourrie par le cercle familial et scolaire du tabou que représente une éducation sexuelle. Mais à la différence des garçons qui peuvent se désengager d’une grossesse et qui ne s’en retrouvent pas handicapés, elles se voient retardées dans leurs études quand ce n’est pas l’arrêt définitif ou la répudiation. Alors toujours dans la clandestinité, avec la peur du courroux familial et sans grandes précautions de sécurité ou d’hygiène, les avortements clandestins deviennent LA solution.

En outre, plus les adolescentes ont leurs premières relations sexuelles tôt, plus elles ont de risque de développer un cancer du col de l’utérus, montre une étude du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Les adolescentes qui ont leurs premières relations sexuelles très jeunes doublent leur risque de développer un cancer du col de l’utérus, montre une étude internationale menée auprès de 20 000 femmes. Cette étude menée auprès de 20 000 femmes montre plutôt qu’une vie sexuelle précoce et active modifierait le potentiel cancérigène de l’infection.

L’âge auquel une femme a son premier bébé est également un élément de risque. Le détail de ces travaux sont publiés dans le British Journal of Cancer. Alors loin de prôner une liberté sexuelle sans règles aucune, la santé sexuelle permet d’aider les adolescentes à adopter une attitude sexuelle plus responsable.


Le cancer du col de l’utérus tue 240 000 femmes par an dans le monde

Ce petit rappel sur la notion de planification familiale permet de poser le cadre sur le fait qu’il faille pour les femmes et les filles en maîtriser tous les contours mais surtout avoir accès aux méthodes de contraceptions saines pour elles. Malheureusement ce n’est pas toujours le cas tant l’éducation sexuelle reste loin de leurs portées et la gestion de la fécondité un grand tabou.

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Lutte contre l’immigration irrégulière : L’UNESCO s’engage pour l’autonomisation des jeunes en Afrique grâce aux médias et à la communication.

RR

Etymologiquement, immigrer  provient du latin immigrare,  qui signifie passer dans/s’introduire dans.
Le verbe immigrer signifie entrer de manière temporaire ou définitive dans un pays dont on n’a pas la nationalité. L’immigrant aussi appelé migrant est celui qui est en train d’immigrer ou qui vient d’immigrer.
L’immigré est une personne qui est établie dans un pays par la  voie de l’immigration.

Telle que définie, l’immigration est un droit reconnu par la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, qui en son article 13 stipule que : « 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat ; 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays ».

Si donc tous les humains ont le droit de se mouvoir à leur guise sans en être empêchés, il faut aussi que ces mouvements puissent être encadrés par tout ce qui est règle et droit en la matière. Car, il existe à coté de l’immigration régulière celle  dite irrégulière, qui se pratique clandestinement en dehors de toute régularité et législation et qui est surtout très dangereuse pour ceux qui s’y adonnent. La propension de cette sorte d’immigration est liée à des raisons sociales, économiques et même sécuritaires, car le but recherché est celui de fuir un chômage endémique, une grave crise et/ ou de trouver ailleurs les conditions d’une meilleure qualité de vie.

L’Afrique qui est encore un continent menacé par de graves facteurs d’instabilité politique, de pauvreté et d’insécurité -dans la plupart de ses régions- reste celui d’où proviennent chaque année, des millions d’hommes et de femmes qui essaient d’atteindre les côtes européennes par tous les moyens au péril de leurs vies. En effet, cet exode vers un eldorado fictif expose les candidats à la traite humaine, à l’exploitation parfois sexuelle, à l’enrôlement par des groupes terroristes, et même à la mort.  Dans la région ouest-africaine, la Côte d’ivoire figure en 2ème position de cette tragédie (après le Nigéria) avec 6.7% de migrants.

 Face à ce que l’on pourrait qualifier d’urgence humanitaire mondiale, l’UNESCO qui est l’agence des Nations Unies spécialisée dans la promotion de la liberté d’expression, du développement des médias et de l’accès à l’information grâce à son mandat constitutionnel visant à promouvoir « la libre circulation des idées par le mot et l’image », met l’accent sur le visage humain de la migration et en aborde les implications dans ses domaines de compétences, en s’appuyant sur les principes et normes pertinents en matière de droits de l’homme.

C’est ainsi que le vendredi 24 mai 2019, à l’hôtel IVOTEL sise au Plateau Abidjan-Côte d’Ivoire, l’UNESCO a officiellement lancé un projet d’autonomisation des jeunes en Afrique grâce aux médias et à la communication avec l’appui financier du gouvernement italien.

Ce projet qui s’étalera dans les deux prochaines années mettra en œuvre les journalistes, les blogueurs, les artistes afin de lutter contre l’immigration irrégulière et la traite des êtres humains. Ils seront appelés à mener une série d’actions, y compris des campagnes de sensibilisation et d’information sur les risques migratoires à l’encontre des potentiels candidats à l’immigration clandestine.

Étaient présents pour cette cérémonie, des personnalités prestigieuses au rang desquels figuraient : Madame Anne LEMAISTRE, la Cheffe du Bureau UNESCO Abidjan et Représentante Résidente, Ses Excellences Messieurs les Ambassadeurs d’Italie et du Ghana en Côte d’Ivoire, les représentants des ambassades du Gabon, de la Guinée, de l’Union Européenne, de la France, Monsieur le Ministre de la Communication et des Médias de Côte d’Ivoire, les représentants des ministères de la jeunesse et de la Femme et la Vice gouverneure de la Ville d’Abidjan. Ceci pour témoigner de l’importance du sujet et de l’implication de chaque pays dans un combat désormais mondial.

Puisque la lutte contre les causes profondes de la migration fait également partie intégrante de la politique de développement au sein des Objectifs de Développement Durables (ODD), selon Madame Anne LEMAISTRE, il ressort : « l’impérieuse nécessité de conduire ensemble des actions, de bâtir ensemble des stratégies, (afin) de lutter efficacement contre la migration irrégulière, la traite des humains et tous ces effets corollaires, de conflits, de guerre, d’insécurité, de famine »

 L’objectif final étant de construire ce monde de paix, « ce monde où l’éducation, la justice, la création de richesse, l’inclusion et l’autonomisation des jeunes et des femmes, seront notre cheval de bataille ». La Côte d’Ivoire peut compter sur l’appui des Nations Unies et de l’UNESCO en particulier dans sa lutte contre l’immigration irrégulière. Une perche est donc tendue aux jeunes afin qu’ils puissent s’adresser à d’autres jeunes et sauver des vies.


Il faut construire ce monde de paix ce monde où l’éducation, la justice, la création de richesse, l’inclusion et l’autonomisation des jeunes et des femmes, seront notre cheval de bataille.

Anne LEMAISTRE: Représentante Résidente et Cheffe du Bureau Unesco Abidjan

Photo de Famille du lancement du Projet
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Constantine Kouadio: Portrait d’une HEROÏNE Acharnée.

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Il y’a quelque chose dans la persévérance qui finit par obliger le destin. Certains l’appellent la foi, nous dirons le courage, et c’est sans doute un peu des deux. Cette chose, quelle qu’elle soit, Constantine Kouadio la possède assurément et en a fait une arme. Qu’est ce qui en effet prédestinait une victime de la guerre à devenir une cheffe d’entreprise prospère, une femme politique accomplie mais surtout une femme au leadership exacerbé qui aujourd’hui est en train de réussir le pari de l’autonomisation de la femme rurale? Découvrons ensemble le portrait de l’Héroïne de Djékanou (Ndlr: région du centre de la Côte D’Ivoire).

Meneuse de Femmes

Lorsqu’éclate la guerre civile ivoirienne du feu qu’a attisé la guerre de 2002, Constantine était secrétaire dans une pharmacie de Bouaké (Ndlr: 2e plus grande ville de la Côte d’Ivoire). Ce climat délétère l’a contrainte sa famille et elle de retourner dans sa ville natale de Djékanou. Au chômage et sans ressources, elles réussit à convaincre sept de ses amies pour acquérir un lopin de terre pour former l’association ASCAFED ou Association Canaan des Femmes de Djékanou. Si l’objectif premier de la culture de leur plantation était de fournir des repas aux élèves de l’école locale, elle réussit néanmoins à faire réinvestir leurs bénéfices . De ces débuts modestes, est née une activité prospère qui s’est étendue à la production de miel, de thé et de theck.

Actrice de Développement Infatigable

Bien qu’elle pouvait se limiter à ce groupement de femmes, Constantine Kouadio voit grand et même très grand. Pour ses femmes devenues nombreuses, elle veut le meilleur. Ainsi elle se donne pour mission de convaincre la société OLAM qui opérait déjà dans la région voisine de Toumodi de mettre en place une unité de décorticage à Djékanou qui sera gérée par celles qu’elle appelle ses sœurs.

Si la proposition n’a pas au préalable trouvé bon écho auprès de l’entreprise agro industrielle, rien et encore moins le scepticisme d’OLAM n’a pu venir à bout de sa détermination. Si bien que l’Usine finit par ouvrir ses portes à Djékanou avec 50 personnes employées. Un chiffre qui a fini par croitre incessamment jusqu’à atteindre 300 dont 255 femmes. Constantine a permis d’accroitre les productions de l’usine en favorisant l’acquisition des terres. Elle a catalysé l’économie de cette petite ville. Et en a fait une ville pleine de ville, et ou l’immobilier est en croissance.

TALITAKUM: Jeune fille LEVES TOI!

En 2018, ASCAFED a donné naissance à la Société à responsabilité limitée TALITAKUM qui signifie selon la Bible: Jeune Fille lèves toi! Un nom qui colle bien à l’injonction de Constantine envers les femmes qu’elle exhorte à prendre par les cornes le taureau de leurs émancipations. Grâce à elle des femmes s’occupent pleinement de leurs enfants et disposent même d’une crèche qui leur permet de travailler et de veiller sur leurs progénitures. Elle favorise l’insertion professionnelle des femmes à fort potentiel même lorsqu’elles sont sans diplômes. En contrepartie, elle leur donne la chance de l’alphabétisation. Elle donne aussi la chance à des étudiants en vacances de venir travailler pour préparer leurs rentrées.

Des Défis au quotidien

Il n’existe aucun combat qui ne comporte pas de défis et Constantine doit en relever constamment. Il faut noter celui de l’éloignement des terrains qui rend périlleux l’acheminement des produits (les femmes ont vu se perdre jusqu’à 15 hectares de manioc non écoulés), à cela s’ajoutent les problèmes d’irrigation des sols. Il faut songer à pratiquer le goutte à goutte, une technique salutaire mais qui demande encore plus de moyens et de travail. Elle veut aussi arriver à produire en contre saison ce que le réchauffement climatique rend difficile à tous égards.

Le développement de notre pays ne peut se faire sans des femmes exceptionnelles comme Constantine Kouadio. Des femmes qui portent à bout de bras les problèmes de leurs communautés et qui œuvrent à créer une nouvelle génération de leaders féminines. Nous disons merci à OLAM Côte d’Ivoire qui a su faire de ce partenariat un partenariat gagnant.

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OLAM en Côte D’Ivoire, pour un visage humain de l’industrialisation.

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C’est en 1994 que le groupe OLAM a ouvert sa première entreprise en Côte d’Ivoire, en débutant ses activités par l’exportation des noix de Cajou de la Côte d’Ivoire vers l’Inde.
Aujourd’hui, à travers tout le pays , le groupe contribue à autonomiser et à aider la communauté rurale. D’abord par sa présence inégalée auprès d’elle, ensuite en achetant les produits de leurs récoltes ; le cacao, le café, le coton, la noix de cajou et le caoutchouc directement auprès de plus de 185 000 familles d’agriculteurs et via un vaste réseau de commerçants locaux. En somme ce sont plus de 220.000 petits exploitants et des milliers de coopératives et fournisseurs qui approvisionnent ses exploitations. OLAM met en avant les compétences et les valeurs locales et aide les femmes principales actrices du monde rural. Outre la valeur mutuelle qui s’est créée depuis 25 ans, une nouvelle forme de coopération a pu voir le jour de laquelle l’industrialisation prend un Visage plus humain.

L’employabilité des jeunes et la mise en valeur des compétences ivoiriennes

OLAM est l’un des plus gros employeurs du pays, avec plus de 5 000 employés, y compris des sous-traitants. Plus de 90% sont des ivoiriens et le groupe travaille en partenariat avec les meilleures écoles et universités et associations professionnelles pour attirer les meilleurs talents et les intégrer à des parcours de carrière significatifs. Grâce à des programmes tels que le programme des leaders africains Growing Olam, le programme des stagiaires diplômés en génie, le programme des dirigeants financiers et le programme de développement du leadership, les employés à fort potentiel reçoivent une formation et un encadrement adaptés, en Côte d’Ivoire et à l’étranger, pour les aider à maximiser leur potentiel. et acquérir des rôles de gestion.

La part belle aux Femmes

Les trois sites de transformation de noix de cajou à Bouaké, Djekanou et Dimbokro emploient plus de 4000 personnes dont 90% sont des femmes. Un pas très important qui aide les femmes mais aussi l’Etat dans l’épineux combat de l’autonomisation de celles ci. En effet, la femme rurale bénéficie très peu des fruits de son travail acharné. Dans la ville de Djékanou, OLAM a procédé à l’installation de son usine mais avec le partenariat de femmes exerçant dans la région. ce qui a permis d’apporter un souffle nouveau à la région par la renaissance d’activités commerciales. L’usine OLAM/ TALITAKU emploie plus de 300 employés dont 85% sont des femmes.

Chiffres Clés et actions sociales

+220.000 producteurs partenaires; +2800 communautés villageoises partenaires; +10.000 personnes ont eu accès à l’eau potable grâce aux 5 pompes hydrauliques construites et 21 réhabilitées en 2018; +250 KM de route réparée en zone rurale pour améliorer le transport des produits des planteurs et faciliter l’accès au marché; + 100.000 personnes sensibilisées sur l’éducation, le VIH et la nutrition en 2018; + 210.000 plants de semis distribués en 2017-2018 aux producteurs pour être plantés; +3000 producteurs sont formés en alphabétisation dans les 26 centres du groupe; +1.000.000*(estimation calculée) de personnes ont vu leurs conditions de vie s’améliorer; +20.000.000 $ de prime versée aux producteurs en 2018.

La distribution de kits scolaires dans 50 villages, la construction d’une école et la réhabilitation d’une cantine ont favorisé l’assiduité scolaire de 6000 enfants. la construction d’entrepôts, de zones de séchage et de distribution de balances dans 30 villages a impacté 8700 producteurs. La distribution de kits scolaires complets d’une valeurs de plus de 25.000$ a permis à plus de 1230 producteurs d’avoir accès à l’électricité.

Le nouvel objectif d’OLAM est de “réinventer l’Agriculture Mondiale et les systèmes alimentaires”.

Cela se fera par la régénération des ressources, par des agriculteurs et des systèmes agricoles prospères et pour des communautés dynamiques. L’inclusion des femmes et des jeunes fait du groupe OLAM un acteur inconditionnel du développement durable tel que pensé par les Nations Unies.

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NELLIE BLY, LA PREMIÈRE JOURNALISTE D’INVESTIGATION

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Elizabeth Jane Cochrane, connue sous le nom de Nellie Bly (1864- 1922) est une pionnière du journalisme d’investigation. Elle est également la première femme à avoir accompli un tour du monde sans être accompagnée d’un homme (à la différence de Jeanne Barret un siècle plus tôt).

Son père Michael Cochran meurt lorsque Elizabeth n’a que six ans, et sa branche de la famille est expulsée. Pour retrouver une situation, Mary se remarie trois ans plus tard mais son nouvel époux est alcoolique et violent et doit divorcer. Devant les difficultés financières que connaît sa famille, Elizabeth sait qu’elle doit travailler.

Sa situation la destine à devenir gouvernante ou demoiselle de compagnie, mais elle rêve d’autre chose. Littéraire, elle écrit déjà des poèmes et des histoires à l’âge de 16 ans. Elle entre à l’Illinois Normal School pour devenir institutrice mais, faute d’argent pour payer sa formation,  doit abandonner au bout d’un semestre.

En 1880, la famille s’installe à Pittsburgh et Elizabeth y aide sa mère à gérer un pensionnat. En janvier 1885, elle lit dans le journal Pittsburgh Dispatch un article intitulé « Ce à quoi sont bonnes les jeunes filles », admonestant les jeunes filles qui poursuivent des études, appelant les femmes qui travaillent des « monstruosités » et les enjoignant à ne pas quitter le cercle du foyer et des tâches ménagères. Furieuse, Elizabeth écrit au rédacteur en chef George Madden une lettre bien sentie qu’elle signe « Lonely orphan girl » (L’orpheline solitaire). Elle y écrit notamment : « Gather up the real smart girls, pull them out of the mire, give them a shove up the ladder of life, and be amply repaid. » (Rassemblez les filles intelligentes, sortez-les de la bourbe, aidez-les à grimper l’échelle de la vie et soyez-en amplement récompensés). La lettre est si bien tournée que non seulement George Madden la publie, mais il offre un poste à Elizabeth. De crainte que sa plume acérée et sa condition de femme travaille fasse tort à sa famille, il incite la jeune journaliste à écrire sous pseudonyme : ce sera Nellie Bly, d’après une chanson de Stephen Foster.

Les premières enquêtes dans le monde ouvrier

Nellie Bly par Bettmann/CORBIS
Nellie Bly © Bettmann/CORBIS

Nellie effectue ses premières investigations dans des usines et fabriques, où elle enquête sur le monde ouvrier en se faisant engager pour vivre elle-même ce qu’elle dénonce. Son premier reportage rapportant la dureté et la dangerosité des conditions de travail des ouvrières dans une fabrique de conserves, photos à l’appui, fait un tabac. Mais ses enquêtes à charge alarment les industriels qui font pression sur le Pittsburgh Dispatch et, malgré les ventes supplémentaires qu’elle apporte au journal, elle se voit rapidement cantonnée aux rubriques art, théâtre et jardinage.

Insatisfaite, Nellie part alors en voyage avec sa mère pour six mois au Mexique. Elle en tire des articles de plus en plus critique sur le gouvernement mexicain. Après avoir dénoncé l’arrestation d’un journaliste, elle se voit contrainte de quitter le payer sous peine d’être elle-même arrêtée. Le Pittsburgh Dispatch continue à la cantonner à la mode et au jardinage quand elle veut traiter des sujets sociaux et, en 1887, Nellie Bly quitte Pittsburgh pour se rendre à New York. Là, elle assiège pendant plusieurs heures le New York World de Joseph Pulitzer, qui finit par accepter de la recevoir et lui promet un poste si elle lui livre un reportage sur un asile.

Nellie s’entraîne toute la nuit. Le lendemain matin, les médecins la déclarent folle et la font internet au Blackwells Island Hospital à Roosevelt Island. Elle y reste dix jours, et en tire un reportage à charge contre l’asile, dénonçant des conditions de vie et d’hygiène désastreuses et des méthodes et traitements cruels. Son récit, Ten Days in a Mad-House, connaît un retentissement fracassant et entraîne un changement des pratiques. Elle y écrit notamment :

« What, excepting torture, would produce insanity quicker than this treatment? Here is a class of women sent to be cured. I would like the expert physicians (…) to take a perfectly sane and healthy woman, shut her up and make her sit from 6 a.m. until 8 p.m. on straight-back benches, do not allow her to talk or move during these hours, give her no reading and let her know nothing of the world or its doings, give her bad food and harsh treatment, and see how long it will take to make her insane. Two months would make her a mental and physical wreck. « 
(A part la torture, qu’est-ce qui pourrait produire la folie plus rapidement que ce traitement ? Voilà des femmes envoyées pour être soignées. Je voudrais que les médecins experts (…) prennent une femme saine de corps et d’esprit, la fassent taire et asseoir de 6 heures du matin à 8 heures du soir sur un banc, qu’ils ne l’autorisent pas à parler ou à bouger pendant tout ce temps, qu’ils ne lui donnent aucune lecture et aucune nouvelle du monde, qu’ils lui donnent de la mauvaise nourriture et de mauvais traitements, et qu’ils voient en combien de temps elle devient folle. Deux mois feraient d’elle une épave physique et morale.)

Le Tour du monde en 80 jours

Nellie Bly

 Par la suite, Nellie utilisera à plusieurs reprises cette technique d’infiltration pour mener ses enquêtes. En 1887, elle infiltre l’entourage d’un trafiquant qui sera traduit en justice après son reportage. En 1888, seize ans après la parution du Tour du monde en 80 jours de Jules Vernes, elle émet l’idée d’effectuer elle-même un tour du monde sur les traces de Phileas Fogg. Dans un premier temps, le New York World estime qu’elle n’en sera pas capable et refuse, et ce n’est qu’un an plus tard qu’elle se met en route.

Le 14 novembre 1889, Nellie part du New Jersey sur l’Augusta Victoria, qui la mène en Angleterre. En France, elle rencontre Jules Verne à qui elle fait bonne impression. Elle poursuit ensuite son voyage en train, en montgolfière, en bateau, passant par l’Italie, l’Egypte, la Chine, Singapour, Hong Kong, le Japon…

A chaque étape, Nellie envoie des récits de son aventure qui font sensation. Elle boucle son tour en revenant à Jersey City le 25 janvier 1890, en 72 jours, devenant la première femme à réaliser un tour du monde sans être accompagnée d’un homme.

A l’annonce de son succès, Jules Vernes fera publier dans l’Écho de la Somme :

«  Amiens, 25 janvier
Jamais douté du succès de Nellie Bly, son intrépidité le laissait prévoir.
Hourra ! Pour elle et pour le directeur du World !
Hourra ! Hourra !  »

Les affaires

Nellie Bly par Bettmann/CORBIS
Nellie Bly © Bettmann/CORBIS

Au New York World, Nellie poursuit ses investigations et publie des articles engagés sur des questions de société, s’attaquant à la corruption de la classe politique et s’attachant toujours autant aux conditions de vie des ouvriers et des femmes. Elle rencontrera et interviewera notamment les militantes Emma Goldman et Susan B. Anthony. A cette période, cependant, son frère décède et Nellie décide de se charger de sa veuve et de ses orphelins ; elle se retrouve alors en situation financière délicate. En 1895, elle surprend tout le monde en épousant le vieux millionnaire Robert Seaman, de 42 ans son aîné.

Peu à peu, Nellie s’éloigne du journalisme et s’implique de plus en plus dans la gestion de la fabrique de bidons métalliques de lait de son époux. Elle crée même un nouveau type de bidons. A la mort de Robert en 1904, elle prend les rênes de l’affaire et offre des conditions de vie uniques à l’époque à ses ouvriers : meilleurs salaires, assurance santé, création de centres de loisirs et de bibliothèques pour les ouvriers… Mais sa gestion des affaires ne permet pas de les maintenir à flot, et elle doit vendre les usines en 1914.

« La meilleure journaliste d’Amérique »

Pendant la Première guerre mondiale, Nellie s’installe au Royaume-Uni et y devient correspondante de guerre pour le New York Evening Journal. Elle y assiste également au combat des suffragettes, qu’elle suit de près et dont elle prédit qu’elle seront rapidement suivies aux Etats-Unis. Après l’armistice, Nellie rentre à New York et y poursuit son travail de journalisme d’investigation sur ses thèmes de prédilection : monde ouvrier, monde politique, condition féminine. Elle s’investit également en faveur du droit de vote des femmes.

Nellie Bly meurt le 27 janvier 1922 d’une pneunomie. Le lendemain, la presse annonce la mort de « la meilleure journaliste d’Amérique ».

Liens utiles

Page Wikipédia de Nellie Bly
Nellie Bly Online (anglais)
Nellie Bly, journaliste
Little Orphan Nellie (anglais)
Young and brave, girls changing history : Nellie Bly (anglais)

source:
https://histoireparlesfemmes.com/2016/11/28/nellie-bly-la-premiere-journaliste-dinvestigation/

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France 21 avril 1944 : le droit de vote accordé aux femmes

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Après la Première Guerre Mondiale, après avoir durement travaillé pour remplacer les hommes partis au front, les femmes réclament le droit de vote. En 1919, un projet est déposé pour accorder le droit de vote aux femmes. Mais les sénateurs le rejettent, malgré l’accord de la Chambre des députés. Un rejet qui n’est pas unique, loin de là. Il se renouvellera en 1925, 1932 et 1935 !

L’article 17 de l’ordonnance du 21 avril 1944 – portant organisation des pouvoirs publics en France après la libération – donne aux femmes le droit de vote et d’éligibilité dans les mêmes conditions que les hommes. Il est le résultat d’un combat de plusieurs siècles et d’un processus législatif de courte durée. Les femmes devenaient enfin électrices et éligibles, comme les hommes. Un an plus tard, le 29 avril 1945, elles votaient pour la première fois.

Un homme: Fernand Grenier, à l’origine du droit de vote des femmes

La question du vote des femmes fut posée au mois de mars 1944 par le député Fernand Grenier. Se référant aux déclarations du général de Gaulle pendant la guerre, Fernand Grenier souhaitait que l’Assemblée Consultative reconnaisse le droit de vote et d’éligibilité des femmes « afin que nous lui manifestions notre solidarité et notre volonté de ne plus la traiter en mineure, en inférieure ». Cependant, malgré la volonté affichée par le Général de Gaulle dès 1942, un grand nombre de réticences virent le jour lors des débats sur le vote de l’amendement défendu par le député Grenier du 24 mars 1944 à l’Assemblée consultative provisoire. Les interventions de Monsieur Paul Giacobbi « Pensez-vous qu’il soit très sage dans une période aussi troublée que celle que nous allons traverser que de nous lancer ex abrupto dans cette aventure que constitue le suffrage des femmes ? » ou encore de Monsieur Bissagnet : « L’amendement Grenier amènera un déséquilibre très net, car il y aura deux fois plus de femmes que d’hommes qui prendront part au vote. Aurons-nous donc une image vraie de l’idée du pays ? En raison de ce déséquilibre, je préfère que le suffrage des femmes soit ajourné jusqu’à ce que tous les hommes soient rentrés dans leurs foyers, et c’est pourquoi je voterai contre l’amendement » étaient représentatives des positions de certains des membres de cette Assemblée Consultative provisoire.On entendit beaucoup d’arguments spécieux de procédure pour faire obstacle aux droits de vote et d’éligibilité des femmes. Heureusement, le courage et la détermination d’autres délégués permirent de contrebalancer ces résistances.


C’était un paradoxe extraordinaire de penser qu’elles étaient bonnes pour faire des ministres, et pas pour être des citoyennes à part entière.

Yvonne Dornès,

L’amendement sur le droit de vote et d’éligibilité fut fermement défendu par le député Grenier et grâce à sa ténacité, l’article 16 de l’amendement fut adopté le 24 mars 1944 à la majorité de 51 voix contre 16 sur 67 votants et devient l’article 17 de l’ordonnance du 21 avril 1944 signée par De Gaulle.


“J’ai pensé que, enfin, nous avions le droit de donner notre avis. Enfin, nous étions des êtres humains à part entière.” 

Gilberte Brossolette 

Dates d’obtention du droit de vote et d’éligibilité

1906 Finlande
1918 Allemagne, Pologne
1920 Etats-Unis, République tchèque
1928 Royaume-Uni
1931 Espagne
1934 Cuba, Turquie
1944 France
1949 Chine
1976 Portugal
2011 Arabie Saoudite

source: https://www.franceculture.fr/societe/21-avril-1944-le-droit-de-vote-accorde-aux-femmes

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10 Avril 2019: Katie Bouman développe l’algorithme nécessaire à la création de la première photographie d’un trou noir.

katie Bouman

Cette photographie est la prouesse technique qui marquera l’astrophysique cette année.  Elle a été rendue possible grâce à Katie Bouman alors étudiante en master à MIT ( Massachusetts Institute of Technology ).
Près de 200 chercheurs ont travaillé pour cette collaboration internationale, Event Horizon Telescope (EHT), et c’est à une étudiante au MIT, Katie Bouman, que l’ont doit l’algorithme qui a permis de rassembler les pièces du puzzle. La photographie présentée, mercredi 10 avril, est en réalité la combinaison de signaux recueillis par huit radiotélescopes situés dans différents endroits du globe. En avril 2017, tous leurs objectifs ont été braqués dans la même direction : le trou noir supermassif de M87. Pendant quatre jours, les instruments recueillent alors 5 millions de gigaoctets (une demi-tonne de disques durs) de données. C’est là qu’entre en jeu l’algorithme développé par Katie Bouman en 2016, alors qu’elle était toujours étudiante en master au MIT.

Il aurait fallu un radiotélescope de la taille de la Terre

Les informations collectées par les radiotélescopes sont parcellaires – il aurait fallu un radiotélescope de la taille de la Terre pour avoir une vue complète. Le rôle de l’algorithme est donc, pour faire simple, de faire le tri dans les images parasites et de déterminer celles qui correspondent le plus à ce que l’on connaît déjà de l’univers (les plus vraisemblables). Katie Bouman a développé l’algorithme nécessaire à la création de la première photographie d’un trou noir alors qu’elle était étudiante en master au MIT.

La silhouette d’un trou noir a été pris en “photo” pour la première fois en avril 2017, reconstitué pendant 2 ans, et dévoilé au public le 10 avril 2019. (AFP PHOTO / EUROPEAN SOUTHERN OBSERVATORY)

Il a fallu près de trois ans à Katie Bouman, et toute l’équipe de scientifiques, pour voir les fruits de leur travail dévoilés au monde entier. La jeune femme a posté une photo d’elle devant la première photo de la silhouette du trou noir. “Je regarde sans y croire la première image d’un trou noir que j’avais réalisée”.


Je regarde sans y croire la première image d’un trou noir que j’avais réalisée”.

Katie Bouman

Source : https://www.lesinrocks.com/2019/04/11/monde/monde/comment-katie-bouman-une-etudiante-americaine-permis-dobserver-la-premiere-photo-dun-trou-noir/

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DroitSociete

LA CYBERCRIMINALITE en DROIT IVOIRIEN

La cybercriminalité

L’avènement des TIC a fait naître une nouvelle forme de criminalité appelée la cybercriminalité. C’est dans ce cadre que le législateur ivoirien, dans un souci de protection du « consommateur numérique » a donné vie à une loi qui naquit le 19 juin 2013, loi n°2013-451 du 19 JUIN 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité.

« Définitions » : Article 1

La cybercriminalité, se définit comme : « l’ensemble des infractions pénales qui se commettent au moyen ou sur un réseau de télécommunication ou un système d’information » La cybercriminalité est l’ensemble des infractions traditionnelles classiques que vous connaissez comme le vol, l’usurpation d’identité, le chantage mais commises cette fois-ci au moyen d’un système d’information, notamment internet et aussi des infractions propres aux technologies de l’information et de la communication comme l’accès frauduleux à un système d’information.

Les actes de Cybercriminalité

La cybercriminalité regorge aussi des « infractions spécifiques aux  technologies de l’information et de la communication », c’est ce dont traite le Chapitre III(articles 4 à 32) notamment le fait d’accéder frauduleusement à tout ou partie d’un système d’information (accéder à l’ordinateur, au téléphone portable d’une personne, à ses messages électroniques par exemple sans son consentement…), vous commettez ainsi un acte cybercriminel condamné par l’article 4.     

la pornographie infantile dont même la tentative est punissable : articles 13,14, 15, 16, 17 et 18 . –Le vol d’information articles : 26, 27, 28, 29 et 30    —Les atteintes à la propriété intellectuelle  font partie des actes de cybercriminalité et sont consignés aux articles 33 à 36.  C’est notamment le fait sans autorisation de l’auteur ou de ses ayants droit, de reproduire, de représenter ou de mettre à la disposition du public sur un système d’information ou un support numérique ou analogique intégralement ou partiellement une œuvre de l’esprit protégée par un droit d’auteur ou un droit voisin (article 33 al 2). Le Chapitre VI a mis l’accent sur « la responsabilité des prestataires techniques de services en ligne » (articles 42 à 57). Ici, les gérants de cybercafé, les fournisseurs d’accès à internet, les hébergeurs de sites et bien d’autres sont soumis à certaines obligations dont l’inobservation entrainera des sanctions.

Le législateur a aussi prévu « l’adaptation des infractions classiques aux technologies de l’information et de la communication » (articles 58 à 70). C’est par exemple le fait pour toute personne de menacer autrui de mort ou de violence par le biais d’un système d’information qui « est puni de 2 à 5 ans d’emprisonnement, et de 5.000.000f à 20.000.000fcfa d’amende a Lorsque la menace a un caractère raciste, xénophobe, ethnique, religieux ou fait référence à un groupe qui se caractérise par la race, la couleur, l’ascendance ou l’origine nationale ou ethnique, la peine d’emprisonnement est de 10 à 20 ans et l’amende est de 20.000.000f à 40.000.000fcfa.

la communication ou la divulgation par le biais d’un système d’information, d’une fausse information faisant croire à un sinistre ou à toute autre situation d’urgence est puni (article 65) comme exemple, nous avons ces personnes qui ont mis sur facebook qu’un « gbaka » est tombé dans la lagune, causant plusieurs morts, ce sont des cyberdélinquants au même titre que les « brouteurs ».

*Brouteurs : ce sont des arnaqueurs opérant sur Internet, notamment sur les réseaux sociaux. Leur  technique consiste à séduire leurs victimes pour leur extorquer de l’argent, parfois même à les convaincre de se déshabiller devant une webcam puis de les faire chanter en menaçant de diffuser la vidéo. C’est un terme qui provient de chez nous (Côte d’Ivoire, en référence au mouton qui se nourrit sans effort.) Source wikipédia.

*Gbaka : mini car assurant le transport en commun.

Les sanctions

Les sanctions économiques des infractions liées à la cybercriminalité sont très lourdes et vont de 500.000 à 100.000.000 de Francs Cfa. Et les peines d’emprisonnement de 2 à 20 ans.

Document utilisé : la loi n°2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité.

Par Nany Fatem DAGNOKO


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ArticlesDroitPolitiqueSociete

Les Magistrats Ivoiriens s’approprient le nouveau Code de Procédure Pénale.

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C’est la loi N° 2018 -975 du 27 Décembre 2018 qui institue un nouveau Code de Procédure Pénale en Côte d’Ivoire, en remplacement de celui du 14 Novembre 1960 maintes fois modifié pour répondre au contexte juridique et social toujours fluctuant. Cette fois ci, le Nouveau texte intervient dans le cadre de la profonde juridictionnelle qu’a voulu l’Etat en vue de le conformer aux engagements internationaux qu’il a pris. Il a été Publié le 13 MARS 2019, et en tant que loi de Procédure, son application est immédiate.

L’OIDH ou l’Observatoire Ivoirien des Droits de l’Homme qui dans sa mission d’aider l’Etat de Côte d’Ivoire à améliorer la justice pénale par la lutte contre la détention préventive abusive et injustifiée, afin que soit respectés les droits fondamentaux des détenus, a contribué du 26 au 29 juillet 2016 aux travaux préparatoires de ce nouveau Code de Procédure Pénale. C’est ainsi qu’il contribue activement à sa diffusion d’abord aux acteurs de la société civile à qui a été présenté ce texte le 13 Mars 2019, ensuite aux Magistrats qui devront pouvoir acquérir en plus de l’information sur les innovations les outils de leur mise en oeuvre. Un séminaire est donc organisé les 28 et 29 mars 2019 à l’Hôtel Etoile du Sud de Grand-Bassam à l’attention de 40 magistrats choisis parmi les membres des Parquets et les Juges d’instruction. En présence du Représentant du Garde des sceaux Ministre de la Justice, du Directeur de l’Etude de la Législation et de la Documentation, du Procureur Général d’Abidjan, de la Direction des Affaires Civiles et Pénales et du Conseil National des Droits de l’Homme.

Un Outil de Défense et de Promotion des Droits Humains

Dans deux mois, l’Etat de Côte d’Ivoire sera en Examen Périodique Universel  ou EPU. L’ EPU est un processus unique en son genre. Il consiste à passer en revue les réalisations de l’ensemble des Etats membres de l’ONU dans le domaine des droits de l’homme. Il s’agit d’un processus mené par les Etats, sous les auspices du Conseil des droits de l’homme. Il fournit à chaque Etat l’opportunité de présenter les mesures qu’il a pris pour améliorer la situation des droits de l’homme sur son territoire et remplir ses obligations en la matière.  Ce nouveau Code ainsi que d’autres textes adoptés permet à notre pays de se positionner en bonne place devant d’autres pays africains tels que le Sénégal, le Bénin, le Burkina Faso, La République Centrafricaine, le Burundi en matière de procédures pénales. Ce code s’inscrit dans la ligne droite de l’Objectif 16 des Objectifs du Développement Durable. C’est à tous égards que ce Code est innovant et que dans l’oeuvre quotidienne de Judicature les magistrats ivoiriens doivent se l’approprier.

Le but de la Réforme

La réforme du Code de Procédure pénale a pour principaux buts: le respect des droits des témoins et des victimes; le droit à l’information des parties à la procédure pénale; le droit à un jugement dans un délai raisonnable; la recherche d’alternatives à la détention; la lutte contre les détentions arbitraires; la protection de l’enfant dans la procédure pénale; la préservation de la paix et de la sécurité sociales.

Principales innovations du Code de Procédure Pénale

Le nouveau Code de Procédure a subi une profonde réforme tant concernant le Fond que la Forme. Il prévoit de nouvelles notions, de nouvelles procédures et juridictions.

Sur la Forme: De nouveaux titres ont été donnés, de nouveaux chapitres ont été ajoutés, il existe maintenant de nouvelles terminologies telles que Chambre d’intruction au lieu de chambre d’accusation, Casier Judicaire national, tribunal criminel, contrôle judiciaire, Maison pénale…., de nouvelles organisations: par exemple la prise de note d’audience par enregistrement , l’institution d’un section du parquet chargée au traitement de l’ensemble des procédures intéressant les mineurs. Au total nous sommes passés de 811 articles à 854 et de 5 livres à 6.

Sur le fond: l’on observe entre autres le renforcement des droits de la défense (art 99), (art 101), (art 133). Les mesures restrictives de liberté sont mieux définies par l’institution du contrôle judiciaire et la reforme du dispositif sur la définition préventif. Les délais de Procédures sont spécifiés (Arts 209, 175, 509 ). Une simplification des procédures de convocation devant le tribunal correctionnel et de simple police, la clarification de la procédure de flagrant délit (art 406), le réforme de la procédure de jugement des crimes ( art 362),   l’amélioration des mesures de protection du mineur victime et mis en cause (art 783); la révision  de la procédure pour les crimes et délits commis par les magistrats pendant l’exercice de leurs fonctions et en dehors (arts 684 à 692) etc…

Selon Monsieur Aimé Eric Semien, Président de l’OIDH, la justice pénale met en scelle les Droits de l’Homme, une justice forte est le gage d’un Etat de Droit car la justice est la vitrine de la démocratie. C’est pour cela qu’il faudrait pouvoir arriver à sortir de la prévision textuelle pour parvenir à la pratique sur le terrain. De ce fait, une autre formation sera organisée à l’attention des avocats, de la police et de la gendarmerie toujours par l’OIDH.

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DroitPolitiqueSociete

Tout savoir sur le Concubinage

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Le concubinage est l’état de deux personnes qui vivent ensemble sans être
légalement mariées. Très fréquent, il mérite d’être connu juridiquement puisque de cette relation naissent parfois des enfants ou sont acquis des biens.

  • Les concubins sont-ils soumis à des obligations au même titre que les époux ?
    Au cours du concubinage, les concubins ne sont tenus d’aucun devoir l’un envers l’autre : ni devoir de fidélité, ni devoir de secours ou d’assistance. Bref, les concubins vivent comme des « colocataires » à la différence des personnes mariées. En effet, ce sont les époux qui contribuent ensemble aux charges du ménage et le devoir de secours leur est imposé.
  • Quel est le statut juridique des enfants nés d’un concubinage ?
    Les enfants nés de la relation entre concubins sont des enfants naturels.
    De même, si l’un des concubins fait un enfant en dehors de sa relation de concubinage, cet enfant est également un enfant naturel.
    Un enfant né d’une relation de concubinage serait qualifié d’enfant adultérin si et seulement si l’un des concubins est en réalité marié à une autre personne.
  • La rupture du concubinage est-elle soumise à une formalité particulière ?
    NON, les concubins peuvent mettre fin à leur union par le seul fait de leur volonté.
    En effet, tout autant que la formation du concubinage n’est subordonnée à l’accomplissement d’aucune formalité, ni à l’observation d’aucune règle, sa rupture n’est soumise à aucune formalité.
    Lorsque les concubins ne veulent plus de leur union (union libre), ils peuvent décider de se séparer, même à l’initiative de l’un d’entre eux sans formalité ni même justification.
    Mais exceptionnellement, celui des concubins qui a pris l’initiative de la rupture peut être condamné à des dommages-intérêts si la rupture a été fautive (par exemple si le concubin a rompu brutalement en délaissant sa concubine dans un état de grossesse.)
  • Comment se fait la répartition des biens entre concubins après la rupture ?
    En principe, après la séparation, chaque concubin repart avec ses biens propres.
    Pour les biens acquis communément (par la participation des deux concubins, par exemple si un concubin a participé à l’activité professionnelle de l’autre sans avoir perçu de rémunération), alors, la technique de la société créée de fait sera appliquée. En effet, afin d’obtenir la rétribution qui lui est due en contrepartie du travail fourni, le concubin ou la concubine lésé(e) peut se prévaloir de la technique de la société créée de fait. Cette technique présente, l’avantage d’attribuer à chaque associé sa part de profit à concurrence de son apport en numéraire, en nature ou en industrie que le concubin ou la concubine a pu effectuer. L’existence d’une société créée de fait suppose toutefois d’établir la réunion de trois éléments que sont : la constitution d’un apport de chaque associé, l’existence aux bénéfices et aux pertes, l’affectio societatis (la volonté de s’associer).
  • Quels sont les droits successoraux des concubins ?
    Le concubinage n’ayant pas la même valeur que le mariage légal, un (e) concubin (e) ne peut valablement succéder à son concubin ou à sa concubine puisqu’il n’est pas pris en compte par le droit des successions.
    La seule option pour y échapper est la rédaction d’un testament ou en effectuant des libéralités en faveur du concubin ou de la concubine.
    Les libéralités faites doivent respecter les règles juridiques.

Par Nany Fatem Dagnoko, Juriste

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