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Les abidjanaises en danger?L’ONG CPDEFM dévoile l’inquiétante réalité des violences faites aux femmes à Abidjan.

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Plus que jamais, les violences faites aux femmes cristallisent l’attention, et deviennent un véritable enjeu de politique publique en Côte d’Ivoire. Malheureusement, si les voix se délient l’un des plus grands enjeux est la production de données ouvertes qui pourraient documenter ce phénomène. De ce fait, l’Organisation des Citoyennes pour la Promotion et Défense des Droits des Enfants, Femmes et Minorités (CPDEFM) créée par Madame Sylvia APATA, juriste, experte en Droits Humains, Consultante en Droits des Femmes; dans son optique de protection des plus vulnérables a produit le Rapport sur les Violences faites aux Femmes et aux Filles (VFF) dans le District d’Abidjan en période de pré et de quotidienneté Covid19, Abidjan, en Juin 2021, dont les résultats ont été présentés ce Mardi 15 Juin 2021 devant la presse internationale, nationale, les décideurs et les partenaires au développement .

Pourquoi une telle enquête?

Il s’agissait pour CPDEFM de parvenir à quantifier le taux de victimes de VFF (Féminicide, viol, pédocriminalité, mariages forcés, excision) dans les six (6) Communes cibles ; d’évaluer les violences que subissent les femmes et les filles en période de confinement et de quotidienneté COVID-19, afin d’interpeller l’opinion nationale et internationale sur l’ampleur des violences faites aux femmes et aux filles en Côte d’Ivoire notamment à Abidjan. Dans cette démarche, les données collectées viseront à contribuer à la prise de conscience des populations abidjanaises vis-à-vis des
conséquences des violences sur les victimes. C’est aussi une démarche politique qui a à terme de susciter des actions concrètes de l’Etat ivoirien en vue de leur réduction voire éradication.

Analyse du contexte spatio temporel et de l’échantillonage retenu

Ledit rapport a pris en compte six (6) communes du District d’Abidjan
(Communes les plus populaires) que sont : Abobo, Anyama, Attécoubé, Koumassi, Treichville et Yopougon, à propos du phénomène des violences faites aux femmes et aux filles en l’occurrence l’excision, le mariage forcé, le viol, la pédocriminalité et le féminicide.

Les enquêteurs et enquêtrices ont interrogé cinq mille cinq cent cinquante-six (5556 personnes) parmi lesquels figuraient des jeunes, des adultes et des personnes du troisième âge, choisis au sein de toutes les couches socio culturelles et vivant différentes types de situation matrimoniales. dont la moyenne d’âge de l’échantillon varie de 14 à 60 ans. Au total figuraient trois mille quatre cent quatorze (3414) femmes et environ deux-mille
cent quarante-deux (2142)
.

Tous les sexes, couches socio-professionnelles et niveaux d’instruction ont ainsi été pris en compte dans la mise en œuvre de cette étude. Les violences dont il est question ont été évaluées en période pré Covid-19, en période de confinement et de quotidienneté Covid-19. En effet, si l’on ne décrit les effets que sanitaires et économiques de la pandémie il est indéniable qu’elle a exposé encore plus les victimes de violences. La quantité significative et la diversité de la population cible permet de collecter des avis objectifs et variés et de réduire les marges d’erreur.

Quelques résultats obtenus en matière des VFF analysées:

Sur les 6 communes concernées, Anyama, Treichville et Attécoubé sont celles enregistrent respectivement 1322, 776 et 749 cas. 1290 cas de mariages d’enfants (filles âgées de moins de 18 ans) ont été recensés avec un pic en période de confinement environ 430 cas signalés. Concernant le viol (commis sur des femmes), ce sont 1 121 cas enregistrés (2019-2020).
Les féminicides sont par ailleurs une réalité à Abidjan. Cette enquête réalisée auprès des populations abidjanaises révèle que 416 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou partenaire intime au cours de ces deux dernières années. La Commune d’Abobo est la zone où il est enregistré le plus grand nombre de cas (125).

La Commune d’Abobo est la zone où il est enregistré le plus grand nombre de cas (125).

Rapport sur les Violences faites aux Femmes et aux Filles (VFF) dans le District d’Abidjan en période de pré et de quotidienneté Covid19, Abidjan, Juin 2021.

Interprétation- les VFF une réalité inquiétante en Côte d’Ivoire.

Les enfants particulièrement les filles sont plus exposées aux violences que les femmes : le mariage forcé est la violence la plus répandue de toutes les VFF documentées (29,66%) dans les 6 localités cibles. Les femmes sont majoritairement victimes de viol (25,77% des VFF signalées par
les populations).

L’excision et la pédocriminalité (pédophilie) touchent respectivement 19,03% et 15,98% des enfants (majoritairement les filles) dans ces 6 localités.

Le féminicide -meurtre d’une femme, d’une fille en raison de son sexe- est une réalité à Abidjan, avec un taux alarmant de 9,56% durant les années 2019 et 2020. Les Communes d’Anyama, Treichville et Attécoubé sont les zones des plus rouges en matière de VFF à Abidjan : Anyama (30,39%), Treichville (17,84%) et Attécoubé (17,22%).

Face à la récurrence des violences qu’elles subissent, les femmes d’Abobo y sont résignées. Elles sont pour la plupart dans le déni et se taisent (Seulement 11,08% admettent avoir été témoins de VFF). Toutefois, les résultats sur les féminicides la classant en tête de liste (125 cas soit 30,05%) permettent de la considérer comme zone rouge au même titre que Anyama, Treichville et Attécoubé.

La période de confinement ou de restrictions due au COVID-19 a exposée les femmes et les filles à plus de violences notamment les mariages forcés et viols signalés à une proportion plus élevé qu’en période pré-confinement et pré-Covid-19 (environ 30% des violences sexuelles constatées). Le confinement dû à la crise sanitaire a de ce fait amplifié les VFF à Abidjan.Face à la récurrence des violences qu’elles subissent, les femmes d’Abobo y sont résignées. Elles sont pour la plupart dans le déni et se taisent (Seulement 11,08% admettent avoir été témoins de VFF). Toutefois, les résultats sur les féminicides la classant en tête de liste (125 cas soit 30,05%) permettent de la considérer comme zone rouge au même titre que Anyama, Treichville et Attécoubé. La période de confinement ou de restrictions due au COVID-19 a exposée les femmes et les filles à plus de violences notamment les mariages forcés et viols signalés à une proportion plus élevé qu’en période pré-confinement et pré-Covid-19 (environ 30% des violences sexuelles constatées). Le confinement dû à la crise sanitaire a de ce fait amplifié les VFF à Abidjan.

Source : Rapport sur les Violences faites aux Femmes et aux Filles (VFF) dans le District d’Abidjan en période de pré et de quotidienneté Covid19, Abidjan, en Juin 2021

En définitive nous ne pouvons que remercier l’ONG CPDEFM qui contribue significativement à lutter contre toutes les formes de violences faites aux franges les plus vulnérables. Ce rapport gagnerait à être lu, partagé et surtout analysé comme un document indicatif sur les prochaines décisions à prendre en la matière. Car oui, il présente aussi des recommandations à toutes les parties prenantes à ce combat.

Sylvia Apata Membre fondatrice CPDEFM et coordonnatrice du Rapport sur les Violences faites aux Femmes et aux Filles (VFF) dans le District d’Abidjan en période de pré et de quotidienneté Covid19, Abidjan, Juin 2021

Lien de téléchargement du rapport:

http://cpdefmci.e-monsite.com/medias/files/rapport-de-l-enquete-sur-les-vff-a-abidjan-2021-cpdefm-1.pdf

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FéminismeHéroïnes du présent

Trois jeunes femmes révolutionnent l’orientation professionnelle en Côte d’Ivoire

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L’une des plus grandes chimères pour le jeune diplômé aujourd’hui est à n’en point douter d’entrer dans la vie active de façon sereine. En effet, plus que les études elle-mêmes, la recherche d’emploi est devenue un véritable chemin de croix qui souvent finit par décourager les jeunes et conduire à des reconversions professionnelles assez inattendues. Fortes de ce constat, trois jeunes femmes ont décidé de travailler à proposer une solution qui répond à ce besoin. De leur collaboration est né PICK TON JOB, qui signifie choisis ton emploi en français. Qui sont elles et que proposent elles concrètement? Interview avec celles qui aujourd’hui qui nous présentent leur initiative. Une solution concrète qui aide les jeunes dans leur orientation professionnelle.

Linda, Lau et Alex, ou 3 héroïnes au service de leur communauté

1- Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs?

Linda – Je suis Linda Alla, ivoirienne vivant à Houston, Texas. Au cours de l’année 2019,J’ai obtenu mon diplôme de Bachelor en comptabilité à l’University of North Texas. Depuis un an, j’occupe un poste de comptable dans une compagnie aux USA.

Lau – Laurelle Touré, étudiante en Master 2 économie et finance, je vis à Lyon.

Alex – Je suis Alexandra Koffi, diplômée en communication marketing & événementiel et je réside en France. J’observais très attentivement le système éducatif ivoirien, ce que je continue d’ailleurs. Je me suis rendue compte d’un manque d’information et d’orientation des  jeunes après l’obtention du baccalauréat. J’ai aussi remarqué une complaisance quant à la filière (souvent saturée car tous y vont) choisie car préconisée par un membre de la famille. Passionnée par la communication et la publicité, je me suis énormément documentée et j’ai eu la possibilité de choisir ce que je voulais faire.

2-Pourquoi vous êtes-vous lancées dans ce projet? Quelle a été votre motivation?

Linda: L’idée de créer la plateforme Pick Ton Job découle du fait que j’ai eu un parcours universitaire assez particulier. Ayant obtenu un Baccalauréat – série littéraire, je me suis directement tournée vers le droit. J’ai passé mes deux premières années de Licence à l’Université Catholique d’Afrique de l’Ouest avant de m’envoler pour les USA ou j’ai eu la chance d’avoir des conseillers pour me guider et m’expliquer la particularité de chaque filière qui s’offrait à moi. J’ai aussi été en contact avec des professionnels qui ont partagé leurs expériences du monde du travail. J’ai décidé de changer complètement de filière et de me réorienter vers la comptabilité. J’en suis ressortie avec un diplôme en poche.

Lau: Ma participation à l’idée vient du fait que j’ai perdu assez de temps avant de trouver ma voie parce que je n’étais pas assez informée sur les formations et débouchés de l’enseignement supérieur.

Alex: Ayant toujours ressenti ce besoin d’impacter positivement la société mais surtout les jeunes, il était temps de mettre en place cette initiative, Pick Ton Job est donc né dès cet instant !

PICK TON JOB, qu’est-ce que c’est?

3- Qu’est-ce exactement Pick ton Job? Et que proposez-vous à votre communauté?

C’est une plateforme ivoirienne d’orientation et de mise en relation entre professionnel.les, lycéen.nes et étudiant.es. Le but de Pick Ton Job est de:

  • révolutionner l’orientation professionnelle des jeunes ivoiriens;
  • combattre la désillusion dont fait face la majorité des élèves à la sortie du lycée et à la fin des études universitaire
  • faire découvrir d’autres secteurs de métiers souvent méconnus

4- Comment ça marche?

Au travers de cette plateforme, les élèves et étudiants ont la possibilité de rencontrer un professionnel (physiquement ou virtuellement) en prenant gratuitement rendez-vous sur le site www.picktonjob.com. Aujourd’hui, nous voulons faire connaître la plateforme afin qu’elle devienne un véritable outil d’orientation et de référence pour les jeunes en Côte d’Ivoire. Nous invitons donc les élèves et étudiants à nous suivre sur nos différents médias sociaux. L’équipe de Pick Ton Job sollicite également l’aide de professionnels qui souhaitent une amélioration du système éducatif ivoirien à participer à ce projet innovant en donnant de leur temps.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Sans-titre.png.

Facebook: https://www.facebook.com/picktonjobci/

Instagram: https://www.instagram.com/picktonjob/

LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/pick-ton-job/

Alors qu’attendez vous? Votre futur emploi vous attend. On aime et on partage pour donner plus de chance à tout le monde. En plus de nombreuses astuces vous y attendent. Nous ne pouvons que féliciter les conceptrices.

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Féminisme

DouFerme, pour l’autonomisation de la femme en Côte d’Ivoire

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Aujourd’hui à n’en point douter, la question de l’autonomisation de la femme est l’un des plus grands défis et combats de cette décennie. Au delà des discours et politiques nationales et internationales, certaines personnes oeuvrent effectivement dans cette dynamique. DouFerme et son gérant en sont l’exemple, au travers d’un projet ambitieux d’installer plus d’une cinquantaine de femmes dans le grand Abidjan. Découvrez en exclusivité, une ferme urbaine, moderne et qui s’inscrit dans l’atteinte des objectifs du développement durable. Nous avons rencontré Mamadou Traoré pour un entretien qu’il a bien voulu nous consacrer.

  1. Pouvez-vous vous présenter brièvement?

Je suis TRAORE MAMADOU, Gérant de la société DOUFERME

2. Que pouvez-vous dire à propos de votre entreprise DouFerme ?

Douferme est une entreprise qui évolue dans la vente de la volaille notamment les poulets de chair. Nous mettons à la disposition de notre clientèle des poulets bien élevés et sains à consommer sans crainte.

3. L’aviculture est une activité courante en Côte d’Ivoire, que proposez-vous comme innovation face à la concurrence ?

Notre innovation se situe dans notre méthode d’élevage et de distribution des poulets. Nos poulets ne sont pas dans leurs fientes. Ils ont un bon goût et une chair ferme.

4. On remarque beaucoup de femmes dans la vente de volailles en l’occurrence les poulets, que leur proposez-vous ?

C’est exact. Nous retrouvons beaucoup de femmes dans la commercialisation de la chair de poulet dans nos marchés et surtout dans la restauration. C’est d’ailleurs ce pan d’activité qui nous intéresse. Nous installons les femmes dans les différents quartiers d’Abidjan sous forme de mini restaurants afin de leur apporter des revenus mensuels.

une garantie d’hygiène

  5. Pourquoi avez-vous décidé de vous intéresser particulièrement aux femmes ?

Les femmes représentent le socle de la cellule familiale. Lorsqu’elles ont des revenus c’est toute la famille qui en profite…

6. Comment voyez-vous l’évolution du projet d’ici 1 an et combien de femmes pensez-vous aider d’ici là ?

Le projet évolue très bien et nous recevons beaucoup de demandes d’installation des mini restaurants. Nous espérons en installer une cinquantaine d’ici un an. Nous débuterons très bientôt l’installation des femmes également  à l’intérieur du pays.

7. Croyez-vous que l’autonomisation des femmes l’un des moteurs de croissance de l’économie ?

Bien évidemment, l’économie informelle dans notre pays est essentiellement basée sur la gente féminine. Dans tous les hameaux vous verrez des femmes qui font de petits commerces. Elles participent donc activement à l’enrichissement de l’économie locale qui a une incidence sur la croissance économique au niveau macro environnemental. Pour nous, aider à l’autonomisation des femmes contribue à la croissance de l’économie nationale.

8.Pensez-vous qu’à long terme cela puisse continuer ?

La question ne se pose même pas. Les femmes sont incontournables dans la croissance de l’économique nationale.

9. Beaucoup de femmes sont victimes de violences, dont certaines découlent de leur précarité économique, aujourd’hui vous offrez une chance pour leur permettre de s’en sortir. Alors Comment vous contacter ?

Nos contacts sont les suivants :

TEl: 86110969, 70561313

Email: douferme@gmail.com

et sur facebook : Doufermeci

10. Quel est votre mot de fin à l’endroit des femmes qui décident de se lancer dans l’entreprenariat ?

L’entreprenariat n’est pas du tout chose facile. Cela demande beaucoup d’implication personnelle de temps, d’énergie et d’émotion. Cependant c’est vraiment la clé de l’autonomisation financière. J’encourage les femmes qui décident de s’y engager. Elles devront néanmoins recevoir un minimum de formation dans la gestion financière de base d’une entreprise.  

Propos recueillis par Mireille Chia Tiahi, pour Héroïnes D’ici

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Patricia ou la passion de la cordonnerie

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L’on définit la cordonnerie comme l’ activité, le métier, le travail du cordonnier;  mais aussi comme l’ industrie de la chaussure.  Etymologiquement, un cordonnier (au féminin une cordonnière ; altération de cordouanier, est un « artisan travaillant le cuir de Cordoue »). est une personne qui fabrique ou répare des chaussures. https://fr.wikipedia.org/wiki/Cordonnier

Un métier d’homme

Sous nos tropiques, cette profession est souvent dévolue aux hommes tant dans sa forme informelle ou précaire que dans celle des chaussures de luxe.Nous ne tenterons pas d’expliquer les raisons de ce fait mais nous présenterons plutôt une jeune dame qui en est passionnée au point d’en avoir fait son métier.

Elle s’appelle Yapo Yapi Patricia et a son atelier juste sous un arbre à Cocody Saint Jean (quartier d’Abidjan). Nous l’avons rencontrée puisque ce qu’elle fait peut paraître non conventionnel.

Naissance d’une passion

Son amour pour la cordonnerie a débuté quand elle n’était encore qu’une élève. Alors qu’elle se rendait chaque jour à l’école elle rencontrait sur son chemin un monsieur, un cordonnier qui la fascinait par son savoir faire. Elle a donc décidé d’apprendre ce qui deviendra plus tard son métier. Elle décide ainsi de quitter l’école pour s’y adonner pleinement.

Un Rêve: créer un école de cordonnerie

Notre héroïne on vous l’a dit est une passionnée et une rêveuse aussi. Elle aimerait bien sur arriver au niveau de la formalisation mais pas que. Son but à long terme est de créer un centre d’apprentissage de la Cordonnerie à ceux qui voudraient s’y former, comme il en existe déjà au Ghana nous fait- elle savoir.

Des matériaux de recyclage

Afin de minimiser ses charges Patricia a trouvé une astuce toute simple elle utilise des matériaux issus du recyclage. Des tissus ou des habits issus des balles de friperie. Elle utilise aussi des matières comme le jeans. Et c’est très beau. Pour l’instant, ses clients sont composés des passants et des amis.

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Anvilo Aao, la femme au bout des doigts

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Agoua Djampa Ahouo Ange Olivier à l’état civil et connu sous le nom d’Anvilo est Artiste Peintre et Infographe ivoirien. Né en 1991 dans la commune de Cocody(Cote d’Ivoire). Diplômé en 2013 du brevet technique Artistique (B.T.A) en Expression picturale au centre en Technique des Arts Appliqués de Bingerville, il poursuit ses études en communication visuelle et obtient en 2016 un Brevet Technique Supérieure (B.T.S) à l’Ecole de Spécialité de multimédia d’Abidjan (E.S.M.A). Artiste peintre engagé, Anvilo à participé à plusieurs expositions collectives et ateliers de peinture.

Son art est réaliste presque trop même et son doigté est magique. ''Ses femmes" à lui sont africaines et belles. Lui c'est Anvilo AAo et il a la femme au bout des doigts.

Il a commencé à peindre aux rythmes du mouvement d’expression commune de l’époque pour suivre la tendance culturelle. Il peignait alors des tableaux semi-abstraits en partant d’un sujet traditionnel  et s’inspirait du mouvement spirituel qui l’entourait.

Aujourd’hui son art est figuratif, inspiré par les richesses culturelles africaines et tout ce qui l’entoure L’artiste additionne à ses coups de pinceaux, le collage des matières telles que le pagne, les colliers et perles, les calebasses, du papier et j’en passe. Ces éléments souvent abandonnés, mais qui ont pourtant de la valeur pour le créateur, sont réutilisés, transformés et revalorisés dans ses œuvres. Son travail se caractérise par une intensité des couleurs et un jeu de volume. Ce mélange, est le résultat de dures années de travail et de recherches personnelles qui évoquent des représentations qui l’intéressent ; la femme en particulier.

-2014, Exposition à la galerie Lebasquiat.                                                                                                         -2016, Exposition Jeune talent au Palais de la Culture.                                                                                   -2016, Exposition des Artisans de Grand-Bassam à Playce Macory.                                                                     -2017, Exposition d’art a Playce Macory.                                                                                                           -2017, Atelier de peinture pour les enfants a pullman.                                                                                    -2018, Exposition des arts visuels à la fondation la maison de l’artiste a Assouindé.                                                                                   -2018, Exposition du MIVA 2eme édition (marché des arts de l’artisanat) à Eden Golfe Hôtel. -2018, Exposition BINA (biennale internationale arts naïfs) au Palais de la Culture et Cap Nord.

-RESIDENCE ARTISTIQUE                                                                                                                                 Fondation la Maison de l’Artiste.

FARA (festival des rues d’Assouindé).

Facebook : Anvilo Aao

Instagram: Anvilo

source: Autobiographie

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