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A mon enfant!!!

A mon

Mon enfant,

Personne n’a eu plus que moi peur de te savoir présent.e. Les questions fusèrent dans ma tête; comment j’allais prendre soin de toi!, Est-ce que je pouvais faire une bonne mère? Rien ni personne ne m’avait jamais préparée à cela. Mais Tu semblais tellement décidée de rester que tu m’as insufflée ta force.

Jour après jour, j’ai appris à vivre pour deux, à être moins égoïste, à être une maman. Mois après mois, j’ai découvert que j’avais de supers pouvoirs et c’est grâce à toi!

Mon enfant,

Tu es la rencontre inattendue d’une rencontre inattendue. Tu es la croisée de deux êtres que la vie a voulu réunir l’espace d’un instant, tu es la plus belle ponctuation d’un amour que l’éternité a voulu graver.

Avec toi, débute une symphonie merveilleuse. Celle de toi et moi lié.e.s à vie par le sang, le cœur, les émotions, l’histoire, le nom.

Mon enfant,

Si tu es un garçon, sache que tu n’es ni le supérieur ni le maître de personne, mais l’égal de TOUT être humain. Tache de traiter tout le monde comme toi tu aimerais être traité. Respecte chaque femme comme tu aimerais que je sois respectée. Parce que c’est ainsi et pas autrement.

Si tu es une fille, tu devras apprendre à t’imposer, à t’affirmer , à t’opposer (quand c’est nécessaire), à refuser que la société et ses normes te tracent un destin, une vie… Ta tâche sera plus ardue mais tes rêves seront toujours crédibles et légitimes si toi tu y crois. Qu’un jour tu veuilles devenir princesse ou soldate, danseuse étoile ou aller dans les étoiles, tu devras te battre pour faire de ta vie ce que tu veux qu’elle soit. Refuse la fausse humilité quand elle vise à te rabaisser dans ta dignité et dans tes droits.

Mon enfant,

Tu découvriras un monde rempli d’inégalités que tu ne comprendras souvent pas mais que tu devras toujours combattre. Je serai là pour faire de toi une personne meilleure que celle que je n’ai jamais été. Mais ce sera à toi de décider de qui tu seras.

Car ce qu’on est, ce qu’on devient, ce pour quoi on lutte, ce qu’on permet ou décide d’ignorer est toujours notre volonté.

Mon vœu est que tu mènes les plus beaux combats, ceux qui semblent perdus d’avance, mais mon souhait par dessus tout, est que tu sois heureux de la manière dont TU le décideras. Ce sera ma mission.

Ta maman…

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Ecriture libreFéminisme

Lettre ouverte à une Marie-Paule, mon amie…

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Tu es pleine de doutes, de questionnements… mais tu n’es pas anormale. Même si tu l’étais, il n’ y aurait aucun souci. Cesse de te comparer à d’autres. Ne laisse personne te comparer à une autre femme. A tous les stades de sa vie, on peut se trouver à la croisée des chemins. Cela ne fait pas de toi une ratée ou une inconsciente.

Au contraire. Sache que tu n’as pas à rougir du fait que tu ne saches pas où conduire ta barque. Etre mère au foyer n’a rien d’une catastrophe. C’est un choix de vie. Toutes les femmes n’aspirent pas à la même chose, elles sont différentes. Et tu as le droit d’être différente, d’être toi.
Inutile de te battre avec ton mari pour cela. S’il n’a pas l’air de comprendre, donne-lui du temps. Cependant, ne lui donne pas le contrôle sur tes choix de vie. Bien que vous ayez uni vos vies, vous demeurez deux âmes fondamentalement différentes. Si tu ne te sens pas soutenue, ce n’est pas grave, soutiens-toi toi-même. Et sache que je te comprends.

Et non, tu n’es pas moins valeureuse que les femmes qui travaillent dans des bureaux. Il n’y a juste pas de comparaison à faire. Pour être plus pratique, je dirais que tu peux rester à la maison, et trouver un moyen de te faire de l’argent.

Ecouter ton cœur c’est la clé du bonheur. Il n’existe aucune feuille de route qu’on doive distribuer aux femmes. C’est toi qui créé ton monde et y met les couleurs. C’est surtout à toi de décider ce qui y est anormal ou non.

Tes enfants viennent de toi et c’est toi qui sait ce qui leur correspond le mieux. Ta présence à leurs côtés est indispensable. Il est vrai que d’autres femmes réussissent à cumuler boulot en dehors de la maison et éducation de leur enfant… mais tu n’es pas elles.

Certaines ne savent même plus reconnaître quand leurs bébés ont faim ou quand ceux-ci ont besoin d’une oreille attentive, et elles en souffrent parfois. Tu devrais être fière, toi, de te préoccuper de tout ceci. Moi, présidente du monde, je verserais un salaire aux femmes qui voudraient rester chez elles et prendre soin de leurs enfants.

Désormais, considère ce que te dit ton cœur, et ne méprise pas ta vision de la vie. Ce que tu penses compte, ce que tu veux mérite qu’on s’y attarde… Ne te laisse pas abattre, relève-toi et prend courage.

Par Vanessa ALABI

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